Sortez votre Vida, ou le scrabble, ça dépend. Aujourd’hui, on va vous parler du syndrome des ovaires polykystiques aussi nommés SOPK. Une maladie hormonale encore méconnue en France mais qui touche 1 femme sur 10. Alors il s’agirait qu’on s’y intéresse deux minutes.

1. C'est un dérèglement hormonal

Pour vous la faire courte, le SOPK est une maladie hormonale. En gros, le corps produit une quantité excessive de testostérone (hormones mâles). Pas assez pour avoir une musculature digne d’Arnold Schwarzenegger, mais suffisamment pour que les symptômes pourrissent la vie des femmes atteintes de cette pathologie.

2. Ce ne sont pas des kystes aux ovaires

On dit polykystiques et pourtant mesdames et messieurs, il n’y a pas le moindre petit bout de kyste dans les ovaires de femmes souffrant de SOPK. En réalité, si à l’échographie, on peut apercevoir de multiples petits pois autour des ovaires, ces soi-disant kystes ne sont en réalité que des follicules atteints du syndrome de Peter Pan. Des follicules ovariens qui refusent de grandir et qui finissent par s’accumuler dans les ovaires (et squatter le canapé). Sympa non ?

3. Les mecs qui l'ont découvert se sont gourré de nom

En 1935, lorsque les médecins Stein et Leventhal ont décrit et nommé pour la première fois la pathologie, ils se sont légèrement plantés. Ils ont cru que la multitude de follicules présents dans les ovaires des femmes étudiées étaient des kystes (bon l’erreur est humaine). Ce qui est ballot, c’est que 85 ans plus tard, on continue de parler de kystes alors que TOUT LE MONDE SAIT que ce sont des follicules.

4. Il touche 10 % des femmes entre 15 et 40 ans

D’après l’Inserm, le SOPK toucherait une femme sur dix, soit 10% des femmes en âge de procréer. Mauvaise nouvelle, comme pour l’endométriose (une autre saloperie de maladie gynéco) ce chiffre ne concerne que les personnes diagnostiquées, il est donc fort probable que la maladie soit sous-évaluée.

5. C’est la première cause d’infertilité chez les femmes

Parce qu’il entraine une rareté voire une absence totale d’ovulation (la faute aux bébés follicules), le SOPK rend la possibilité d’une grossesse plus compliquée. Mais attention, on parle ici d’infertilité et non pas de stérilité. En outre, le SOPK est à l’origine de plus de 70 % des infertilités par anovulation.

6. On ne peut avoir ses règles que trois fois dans l'année

Qui dit anovulation dit cycles irréguliers. Vous l’aurez compris, une femme souffrant de SOPK peut n’avoir ses règles que trois fois par an ou même pas du tout. Faut voir le bon côté des choses, ça fait des sous économisés en tampons, serviettes et cups en tous genres.

7. Le SOPK peut entrainer une prise de poids et de l’hirsutisme

Bon, alors c’est là que les choses se corsent un peu. Les symptômes des OPK ne sont pas des enfants de chœur : acné, poils et surpoids sont les trois facteurs les plus représentatifs de la maladie. Selon l’Inserm, chez 70% des femmes atteintes de SOPK, on constate de l’acné et une chute des cheveux. Quant au surpoids provoqué par l’excès d’hormones mâles (toujours la faute des mecs), il prédispose à l’insulinorésistance et au diabète.

8. Le diagnostic se base sur au moins deux des trois critères de Rotterdam

Le diagnostic de SOPK exige au moins deux des trois critères dits de Rotterdam (ne me demandez pas pourquoi les experts se sont retrouvés aux Pays-Bas). Il faut donc cocher une de ses trois cases : des troubles du cycle (des règles irrégulières ou pas de règles du tout); une hyperandrogénie (des poils, de l’acné, du surpoids) ou la présence à l’échographie de plus de 12 gros follicules de moins de 9 mm par ovaire.

Si vous vous reconnaissez dans la description, ne tardez pas à consulter un médecin. VOUS AVEZ GAGNÉ LE GRAND JEU CONCOURS DES OPK !

OPK, KGB, même combat on vous dit.