Bon autant vous le dire tout de suite, on vous a menti, ce top ne comptera pas 666 bonnes raisons, mais allez entre nous... Vous vous attendiez vraiment à ce que le titre d'un top écrit par un serviteur du Grand Cornu en personne dise la vérité mmmmh ? Enfin bon, enfin bref, Satan il est beau, il est doux, il sent bon le sable chaud, il faut lui vouer le culte qu'il mérite. Toujours pas convaincus ? Alors voilà qui s'en chargera.

  1. Satan est quelqu'un d'efficace : il suffit d'émettre mollement l'ombre de la suggestion de l'idée que peut-être vous pourriez envisager un pacte avec lui pour qu'il arrive dans la seconde, avec le contrat par lequel vous lui cédez votre âme dans les mains.
  2. Satan, quand vous lui demandez quelque chose, il vous le donne : vous voulez devenir invulnérable, avoir toutes les femmes à vos pieds et des cheveux soyeux ? Pas de problème, ça ne vous coûtera qu'une éternité de tourments, quelques soient vos antécédents. Contrairement à Dieu, pour qui il vaut mieux prier quelques années et être un être de pure bonté au casier judiciaire vierge pour espérer un miracle.
  3. Organiser une messe noire coûte moins cher qu'organiser une messe normale : pas besoin de construire une église, d'embaucher des coeurs et de construire un orgue. La cave de votre grand-père, deux bougies parfumées au ginseng volées à votre mère, un pentacle tracé au stylo bic (rouge) et roulez jeunesse.
  4. Satan est un homme, un vrai : avec du poil aux pattes et sur le torse, ses adeptes boivent de la bière à la façon des anciens vikings en regardant des fanatiques s'entre-tuer. Ça claque plus que porter une robe et chanter des cantiques avouez.
  5. Il est plus facile de chopper une gothique persuadée qu'elle est une succube qu'une nonne : et c'est pas négligeable. Bon OK la gothique débraillée est placée plus bas que la nonne dans l'échelle des fantasmes masculins, mais un tiens vaut mieux que deux tu l'auras. Marche aussi pour les filles ; en plus, le gothique crasseux est aussi mal classé que le prêtre dans l'échelle des fantasmes féminins.
  6. Convertir ses potes au satanisme est plus facile que les convaincre de venir à la messe : un "tu verras c'est cool, on va prier... et euh ensuite on va re-prier, c'est dommage t'as raté le pèlerinage sur les genoux de la semaine dernière" fera toujours moins d'effet qu'un "tu verras c'est cool, on va se baigner dans du sang en déflorant des jeunes vierges et ensuite on sacrifiera le chat de cet enfoiré de proviseur". Bah oui...
  7. Quand on parle du fils de Satan, c'est toujours un type invincible chevauchant une bête de sang et de feu, et commandant à 10 000 démons : avouez que c'est quand même plus convaincant que le fils de Dieu, qui rappelons-le n'avait pas un rond et s'est fait crucifier par le premier gouverneur romain venu.
  8. L'Enfer, c'est quand même moins le bordel que le Paradis : neuf cercles bien délimités, les violeurs à gauche et les hommes politiques à droite contre un grand nuage blanc où tout le monde côtoie tout le monde en buvant le nectar divin (comprenez se défonce la gueule à l'alcool). Quitte à passer l'éternité quelque part, autant que ce soit sérieux et bien rangé, merde.
  9. Le satanisme est un milieu jeune et dynamique : la moyenne d'âge y est de 22 ans, contre 68 dans l'Eglise (chiffres made in Taïwan). Bon faut dire aussi que l'espérance de vie y est de 24 ans, la drogue et la bière conservant moins bien que l'amour et l'eau fraîche.
  10. Il n'y a pas de prêtre pédophiles aux messes noires : en effet, ceux-ci ont une plus nette préférence pour les vierges de 18 ans, les animaux et les morts (ces deux derniers points pouvant être confondus).

Si un inquisiteur de l'Église catholique lit ces lignes, qu'il sache que tout ceci est à placer sous le signe de l'humour, et que je n'en pense pas un mot : il n'est donc pas nécessaire de dresser un bûcher dans mon jardin pour me brûler comme hérétique... Ah attendez, j'entend qu'on défonce ma porte en hurlant "Il est ici, que brûle le suppôt du Malin !!", je vais voir de quoi il s'agit et je reviens.

Crédits photo: artist in doing nothing