Chaque fois que vous prenez l’avion, ils ont votre vie entre leurs mains. Et pourtant, on ne sait rien d’eux. Les contrôleurs aériens sont chargés d’assurer que les avions dont ils ont la charge arrivent à bon port sans qu’un carnage ne vienne gâcher la fête. C’est quand même une mission sérieuse.

1. C'est hyper dur de le devenir

Pour devenir contrôleur aérien, il faut passer le concours de l’ENAC et autant vous le dire, le concours de l’ENAC est dur et réservé à des maths sups maths spé pour faire simple. Ensuite c’est parti pour 3 ans de formation en alternance avec la nécessité d’avoir des connaissances techniques de ouf et un super niveau d’anglais. Bref c’est vraiment très sélectif.

2. Tu bosses pas forcément dans un aéroport

Il existe des CRNA, des centres en route de navigation aérienne, qui gèrent le trafic aérien en dehors des zones aéroportuaires. En gros, les avions restent en permanence en contact avec le sol pendant qu’ils volent, pas uniquement au décollage et à l’atterrissage, et ces centres assurent la bonne marche du trafic aérien en évitant les collisions.

3. C'est bien payé

En moyenne, les aiguilleurs du ciel gagnent 5000 euros net par mois. Les stagiaires sont payés 2500 bruts pendant la formation et, une fois leur qualification obtenue, deviennent assez riches. Compte tenu de la responsabilité, c’est pas absurde.

4. Tu bosses en binôme

L’un des deux contrôleurs, le radariste, est en contact avec les pilotes. L’autre est au téléphone et gère la trajectoire de l’avion vers les autres zones. Toutes les heures, les pilotes alternent les rôles avant de prendre une pause d’une heure.

5. T'as des horaires bizarres

Car tout le travail reposant sur l’attention, les contrôleurs aériens effectuent des roulements réguliers. Ils bossent ainsi par plages de 3 heures incluant une heure de pause et alternent 3 jours travaillés et trois jours de repos sur un cycle de 12 jours. C’est la solution pour éviter d’oublier un avion et de provoquer une collision.

6. Tu dois forcément faire un stage à l'étranger

Durant la formation à l’ENAC, les contrôleurs du ciel sont envoyés 6 mois dans un aéroport à l’étranger pour y observer le travail et mettre à profit leur niveau d’anglais.

7. La tour de contrôle ressemble à un casino

Des écrans partout répartis contre les murs devant lesquels les gens restent assis, isolés par petits groupes. On dirait vraiment une salle de machines à sous en plus calme.

8. Il faut savoir piloter

Les contrôleurs aériens doivent savoir piloter. C’est un avantage indéniable pour pouvoir communiquer efficacement avec les pilotes et prendre des décisions avisées dans des contextes parfois tendus.

9. Ils peuvent gérer jusqu'à 20 pilotes en même temps

Et superviser le passage de 4000 avions par jour. Oui, c’est beaucoup.

10. Ca n'a rien à voir avec les mecs qui bougent les bras sur la piste

Lui, c’est un agent de piste.

Et rien à voir non plus avec le nazisme et les aryens.