Le « terrible two » ou « la crise des deux ans », est un épisode de la vie de ton enfant qui te fera sûrement regretter de l’avoir mis au monde. Pourtant, c’est une phase cruciale dans son développement, même si ça te donne envie de l’abandonner au parc avec une bouteille d’eau et un bout de pain sec. Allez courage, ça ne dure pas éternellement.

1. Ça commence vers ses deux ans

Ou même 18 mois chez certains enfants, et ça peut durer quelques semaines, comme quelques mois ou pire : quelques années. Mais faut se rassurer en se disant que ça va bien finir par passer, et qu’après, y’aura l’adolescence (youpi).

2. C’est une mini crise d’adolescence

Le Terrible Two (oui oui, avec des majuscules, carrément), est une des grandes phases de l’être humain, comme la crise d’ado, la crise de la quarantaine, de la cinquantaine… C’est la toute première crise existentielle de votre rejeton, et ça vous donne un petit aperçu de sa future adolescence.

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3. C’est une phase d’individualisation

Parce que votre enfant, jusque là persuadé qu’il n’était qu’une extension de ses parents, comprend qu’il est un individu à part entière, et qu’il existe. Pour lui, dire « non » quand vous voulez qu’il mange ses haricots verts n’est pas seulement qu’une opposition, mais aussi un choix qui veut dire « est-ce que j’aime les haricots, où est-ce que je les mange parce que mes parents me disent de le faire ? » That is the question.

4. Cherchez l’origine des crises

S’il se sent stressé, angoissé, apeuré, les crises à coups de « je me roule par terre au supermarché en hurlant » peuvent augmenter. Mais s’il fait ça, c’est parce que l’environnement qui l’entoure le perturbe et qu’il exprime sa détresse. En cherchant l’origine de la crise, on peut essayer de l’éviter.

5. Posez des limites et restez fermes

Un enfant a besoin de cadre pour se développer sereinement. Même s’il s’oppose à tout, il faut éviter de lâcher l’affaire et rester ferme, même si c’est chaud de ne pas céder quand il hurle et jette tout par terre. Respirez.

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6. Ne pas tomber dans la violence

Même si c’est parfois chaud de gérer un petit en crise, il ne faut pas oublier que vous êtes son modèle, et que la violence n’est jamais une solution, puisqu’il pensera que c’est une attitude à copier. Ne soyez pas dans la violence verbale mais tentez de garder votre calme.

7. C’est plus chaud à gérer quand on est sa figure d’attachement

On avait déjà un peu parlé de la figure d’attachement, et être celle de son enfant n’aide pas vraiment à maitriser les crises, puisque c’est sur vous qu’il va décharger tout le stress accumulé. N’oubliez pas d’envoyer bouler ceux qui disent « je ne comprends pas, avec moi c’est un amour ». Vos gueules, merci.

8. Il faut le laisser s'exprimer

Même s’il hurle, se roule au sol, dit « non » jette des objets, c’est malheureusement pour lui la seule manière de s’exprimer. Et même si c’est saoulant, il ne faut pas l’empêcher d’évacuer. Lui proposer un coussin dans lequel taper ou hurler peut être un bon moyen de calmer la crise en cours.

9. Son cerveau est en phase de maturation

A cet âge, presque toutes les zones de son cerveau sont bien développées, mais il reste encore quelques irréductibles zones qui manquent un peu de maturité, comme celles qui entrainent les sautes d’humeur et les colères. Il est scientifiquement impossible pour lui d’avoir une complète gestion de ses émotions, pas à son âge.

10. La communication est la clé

Malheureusement, il n’y a pas grand chose à faire pour passer la phase du Terrible Two, à part parler, parler, parler. Il ne doit pas se sentir brimé, au risque de refouler tout ce qu’il ressent et de faire durer cette phase encore plus longtemps. Il faut lui parler, l’encourager à s’exprimer mais dans le calme et la confiance.

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Allez, courage, ça ne dure qu’un temps tout ça.