On s’est récemment aperçu que flottait sur l’océan un continent de plastique aussi grand qu’un pays à part entière. Une tragédie parmi d’autres dans un monde qui baigne littéralement dans les déchets en plastique (notamment). Et comment mieux éveiller les consciences qu’en transformant la laideur de ces emballages pas du tout biodégradables en œuvres d’art ? C’est du moins ce qu’ont tenté de faire ces artistes à travers le monde…

2. La Baleine de Bruges

C’est le cabinet d’architectes Studiokca qui a imaginé cette baleine de 5 tonnes en plastique. Une sculpture qui s’inscrit dans le cadre de la Triennale Bruges 2018, de 12 mètres de haut, située dans le bassin en plein centre-ville, juste derrière la statue de Van Eyck. À noter que le plastique utilisé pour réaliser cette œuvre provient intégralement des océans.

4. Washed Ashore : la pieuvre

Une autre œuvre particulièrement éloquente signée Angela Haseltine Pozzi. Une grosse pieuvre faite de plastique et d’autres déchets trouvés dans les mers et les océans, qui repose sur un monticule d’objets jetés aux ordures. Washed Ashore est en fait le nom du projet porté par l’artiste. On peut voir ses œuvres à Bandon dans l’état de l’Oregon, aux États-Unis.

5. Washed Ashore : le poisson

Un autre exemple du formidable travail d’Angela Haseltine Pozzi.

6. Pneu

Pneu est le nom d’une série d’œuvres signée Wim Delvoye, un artiste-plasticien belge. Son credo ? Découper des pneus pour les transformer en pièces uniques. C’est tout de même mieux que de les faire cramer dans une décharge non ?

View this post on Instagram

#WimDelvoye ?

A post shared by Casey Gleghorn (@casey_gleghorn) on

7. Les sculptures humanoïdes

Le Pakistan n’est bien sûr pas épargné par le fléau des sacs en plastique. Khalil Chishtee, un artiste du cru, n’a donc pas manqué de matière première pour réaliser ses incroyables sculptures. Ni d’inspiration visiblement.

9. La Statue de la Liberté

On ne parle pas ici de la vraie Statue de la Liberté mais de Drowning Liberty, l’œuvre (éphémère) participative qui a bien été présentée à New York à partir de l’initiative de la marque Soda Stream. Le but : présenter aux New-yorkais une réplique de la Statue de la Liberté dans une cage destinée à être remplie de bouteilles en plastique pour symboliser la pollution des océans. Alors bien sûr, tout ça est bien pratique pour la marque, qui s’est payé un joli coup de pub en affirmant en gros qu’il valait mieux acheter une machine Soda Stream pour fabriquer son propre soda plutôt que de se tourner vers les bouteilles du commerce.

Le recyclage c’est de l’art !