Mais arrête un peu de pinailler ! On t’entend d’ici « Niahniahniah un dieu, c’est quand même vachement exagéré, niahniahniah, ils en font toujours des caisses chez Topito ». Ce que tu peux être chiant. Faut pas tout prendre au pied de la lettre. Ce qu’on essaie de te dire, c’est juste qu’Albert Dupontel est un homme de type très qualitatif, barré, génial, conscient et authentique. Pas littéralement qu’il faut que tu crames un cierge pour lui dimanche prochain. Alors détends toi Natacha, et lis nos 10 raisons de kiffer sévèrement ce grand monsieur qu’est Albert Dupontel.

1. Il en a une énorme paire

Le gars a fait médecine, pendant 4 ans, et puis finalement il a laissé tomber, dans le plus grand des calmes, pour se consacrer à la comédie. Imagine une seconde le moment où il a dû annoncer ça à ses darons (médecins tous les 2). Faut vraiment une sacrée paire de baloches pour faire un truc pareil.

2. C'est un touche-à-tout de génie

Il a d’abord fait du théâtre, puis un one-man-show, puis du cinéma en tant qu’acteur… puis il est devenu réal. Ses 2 derniers films derrière la caméra ont fait plus de 2 000 000 d’entrées en salle. En gros, dès qu’il touche à quelque chose, c’est le carton. Et pendant ce temps là, nous on est là à patauger dans notre merde. Limite agaçant.

3. C'est un authentique trublion, depuis TOUJOURS

Pour la petite histoire, il aurait été renvoyé de l’école maternelle à quatre ans et demi parce que sa maîtresse n’arrivait pas à le tenir. Être aussi précocement rebelle, ça peut pas être feint, le type est un pur et dur. Et ça ça se respecte.

4. Il parle peu mais quand il parle on s'en souvient (putain)

Clairement à la marge du cirque médiatique, il s’y montre le plus rarement possible, uniquement pour promouvoir ses projets. En revanche, à chaque fois qu’il ouvre le bouche, on prend une claque magistrale. Goûte cette petite sortie sur le vote blanc chez Ardisson (2006), et kiffe cette belle leçon sur l’Histoire donnée à Barthès il y a peu. Pas con du tout le gars.

5. Il est bon dans tous les registres

C’est simple, devant ou derrière la caméra, le mec passe son temps à faire le grand écart. De Bernie à Au revoir là-haut, tu reconnaîtras qu’il y a un monde. Et au milieu, il y a du sérieux (Le convoyeur, Un long dimanche de fiançailles), du perché (Le Vilain, Enfermés dehors) ou du plus léger (Neuf mois ferme, Le Bruits des glaçons). Le patron vous en apportera un ramequin, vous vous ferez une idée.

6. Il a dit non à Ariane Mnouchkine

Après ses études de médecine, il se lance donc dans la comédie, et côtoie la grande prêtresse du théâtre français, Ariane Mnouchkine. Après un stage à ses côtés, elle lui aurait proposé, immense honneur, une place dans sa troupe. Qu’il aurait refusé, toujours dans le plus grand des calmes, pour se consacrer à d’autres projets. Comme un prince.

7. Le mec est reconnu par les plus grands

Après la sortie de Bernie, il compte parmi ses fans l’immenssissime Terry Gilliam, et le non moins immensissime Robin Williams qui, après avoir visionné le film, décrochera même son téléphone pour rencontrer le frenchie. Clairement, Jo le clodo, il a jamais reçu un tel coup de fil, hein…

8. En tant qu'acteur, il joue qu'avec des réal de dingos...

Audiard (Un héros très discret), Blier (Le Bruit des glaçons), Noé (Irréversible), Jeunet (Un long dimanche de fiançailles), Klapisch (Paris), Kervern et Delépine (Le Grand Soir), Lanners (Les Premiers, les Derniers), Dupieux (Au poste en juillet 2018)… Encore une fois, plus varié que ça tu peux pas. Et plus quali non plus.

9. En tant que réal, il a une filmo de malade mental

Pratiquement au sens propre, quand on voit ses premiers films (qui sont déjà des chef-d’œuvres) : Bernie, Enfermés dehors, Le Créateur… Et au sens figuré, quand on voit les plus récents : Neuf mois ferme, Au revoir là haut… Cherche pas, y’a rien à jeter.

10. Le mec a tout raflé cette année aux Césars

Bon, ok, pas « TOUT » raflé, parce que l’excellent 120 battements par minute était dans la place, mais force est de constater qu’il s’est bien gavé quand même : 13 nominations, 5 statuettes pour son film, ce qui est relativement exceptionnel sa mère. Le meilleur là-dedans ? Comme à son habitude, le mec s’est même pas pointé à la cérémonie. Tellement au dessus du game.

Albert on t’aime putain. Vas-y t’arrête pas steuplait.