Woodstock, le légendaire festival de rock, fête ses 50 ans. Parmi les artistes qui étaient présents, on trouve Joan Baez, Janis Joplin, The Who, Jefferson Airplane, Jimi Hendrix ou encore Joe Cocker. Du très très lourd. Ouais, mais pourtant on peut dire que c’était de la merde. Une véritable catastrophe logistique qui s’est construit une fausse réputation cool. Rien n’allait dans ce festival, et on va vous dire pourquoi.

1. Il y avait beaucoup trop de monde

Le festival devait accueillir 50.000 personnes. Il y en a eu 450.000. Et croyez-nous, plus de personnes que prévu, c’est jamais une bonne nouvelle. C’est même l’assurance que tout va mal se passer. Il n’y avait pas la place pour tout ce monde, il y a eu des embouteillages colossaux, des dégâts matériels, des champs piétinés, etc. Les organisateurs n’osaient pas arrêter la musique de peur qu’il y ait des mouvements de foule gigantesques. L’horreur.

2. C'était le rendez-vous des camés de tout le pays

On va pas faire les vieux grincheux moralisateurs et dire qu’il ne faut pas toucher aux drogues, mais concrètement, vous pouvez oublier l’image du hippie trop cool parce qu’il a tiré sur un joint. Woodstock, ça devait bien plus ressembler à un Zombieland où tout le monde avait les yeux vitreux qu’à un festival de rock. Il y a eu 800 interventions médicales pour des consommateurs, ça donne une bonne idée.

3. Les concerts n'étaient pas forcément ouf

Janis Joplin était tellement défoncée qu’il a fallu la porter pour l’amener sur scène. Elle a bien entendu fait un concert de merde. Les Grateful Dead ont joué sur une scène trempée et se prenaient des gros coups de jus quand ils touchaient leurs instruments. Tout avait pris du retard, et quand la légende Jimi Hendrix est arrivée, on était le lundi matin (au lieu du dimanche soir) et il ne restait plus que 30.000 personnes. On a vu mieux.

4. C'était de la boue, de la boue, et encore de la boue

La boue, c’est marrant deux secondes, mais passer 3 jours dedans, à s’asseoir sur sa veste dégueulasse et à se casser la gueule tous les 3 mètres, c’est pas le même délire. En plus les organisateurs craignaient que tout le monde soit électrocuté parce qu’il y avait des câbles électriques en contact avec le sol. Ça aurait été un carnage.

5. Personne n'entendait rien

Il y avait tellement de spectateurs, et les organisateurs n’étaient tellement pas prêts que le son était largement insuffisant pour tout ce petit monde. Résultat, la plupart des gens ne pouvaient pas bien entendre les artistes. Sauf s’ils voulaient s’entasser dans la foule (et la boue), bien sûr.

6. Les infrastructures n'étaient pas du tout adaptées

Y’a pas que le son qu’il faut prévoir pour autant de personnes, il y a aussi la bouffe, les chiottes, les points d’eau etc. Bien entendu, ces différentes et indispensables infrastructures étaient largement dépassées par le nombre de festivaliers. On imagine bien la galère.

7. Les festivaliers ont détruit des terrains des voisins du fermier Max Yasgur

Il avait loué au festival 243 hectares de terrain pour 50.000 dollars. Seulement, les spectateurs, trop nombreux, ont saccagé les plantations voisines et occasionné énormément de dégâts. Résultat des courses, Yasgur a dû verser 75.000 dollars de dommages et intérêts à ses voisins fermiers. C’était la moindre des choses.

8. Trois personnes y ont trouvé la mort

Le premier, c’était une overdose (qu’est-ce qu’on disait sur la drogue ?)

Le deuxième, c’était parce qu’un tracteur n’a pas vu son sac de couchage recouvert de boue et qu’il l’a écrasé (qu’est-ce qu’on disait sur la boue ?)

Le troisième, il a eu une crise d’appendicite qui a mal tourné, probablement parce qu’elle n’a pas été prise en charge à temps (qu’est-ce qu’on disait sur les infrastructures inadaptées ?)

Bref, c’est presque un miracle qu’il n’y ait eu « que » trois morts.

9. Il y a eu 8 fausses couches

Toujours en partie expliquées par le monde présent et le manque de logistique médicale. Avec moins de foule et plus de personnel, les fausses couches n’auraient peut-être pas toutes eu lieu. Vous trouvez toujours ça cool Woodstock ?

10. Des hélicos ont dû être utilisés pour ramener certains groupes, mais aussi des vivres et des médicaments

Tout ça à cause des embouteillages colossaux créés par la présence de tout ce monde. Super l’empreinte carbone ! Merci pour la planète !

Et on n’a même pas parlé de Woodstock 99…

Sources : Orange, Wikipedia, Slate