girl power
Crédits photo (creative commons) : Kevin N. Murphy

« Misandrie : sentiment d’aversion de mépris ou de haine envers la gente masculine.» Vous l’aurez compris, nobles mâles en souffrance, oppressés par l’immonde joug féminin, c’est à vous que sont destinées ces quelques lignes. Après tant d’années de féminisme acharné, il est grand temps de reconnaitre que nos couples ont fini par passer d’un extrême à l’autre. Aujourd’hui, c’est la misandrie rampante qui règne, qui régit nos vies et nos couples messieurs. La femme moderne nous émascule, au propre, et parfois même au figuré. Il est grand temps de se dresser contre ça (sans pour autant tomber dans les excès des masculinistes). Estimés co-sexués, voici 10 preuves que nos viles compagnes ne valent guère mieux que nos estimés ancêtres machistes.

  1. C’est toujours nous qui devons relever la lunette des toilettes
    Selon les sexes, l’action d’uriner s’effectue dans une posture différente*. Quelle loi immuable a décrété que c’était à l’homme de se conformer aux « coutumes urinaires » de la femme ? Un pur diktat féminin. Totalement arbitraire, profondément injuste : la cristallisation parfaite des rapports femmes/hommes actuels. [*Cher frère masculin, si tu ne vois pas ici de quoi je parle, c’est que tu appartiens à la minorité des « hommes-faibles-qui-urinent-assis », et auquel cas, tu dois quitter ce top sur le champ sans pouvoir te rendre compte de l’immense mépris que tu inspires à notre caste toute entière.]
  2. C’est toujours nous qui descendons les poubelles
    Nobles confrères couillus, loin de moi l’idée de resservir le coup de l’égalité hommes/femmes à toutes les sauces… mais sur ce coup-là je ne peux m’en priver. Depuis la nuit des temps les dernières décennies l’homme se rabaisse à effectuer des tâches aussi futiles que la vaisselle, le ménage ou bien la lessive, dans le cadre du partage voulu par l’égalité des sexes. Le malheureux qui ne s’y plierait pas se verrait pratiquement torturer en place publique (voir point suivant) et considérer comme un affreux machiste rétrograde. Or, quand il s’agit de trouver un volontaire pour descendre les ordures… Ça les dérange tout de suite moins dans ce sens-là.
  3. C’est toujours nous qui devons leur offrir des fleurs
    Mes chers frères, combien de fois l’avez-vous vu rentrer du travail avec des cigares ou une bonne bouteille de Scotch à votre intention ? Le calcul est rapide, mais ayons la magnanimité de ne pas nous épandre sur ce triste constat. En revanche, en société, la femme n’hésitera pas à souligner le fait que vous ne lui offrez presque jamais de fleurs de façon « impromptue » (la femme utilise souvent un vocabulaire pédant), recueillant ainsi les témoignages de soutien de ses congénères du même sexe, atterrées par votre goujaterie. La femme n’hésite pas à régler ses comptes en bande pour plus d’efficacité. Elle aime le goût du sang.
  4. C’est toujours nous qui sommes « trop bourrés » en soirée
    Et pourquoi ne serait-ce pas elles qui seraient « trop à jeun ». Halte aux procès d’intention ! Représentantes du « beau-sexe » nous ne jugeons pas votre pitoyable consommation d’alcool, sachez en faire autant à notre sujet en prenant le volant et en passant un petit coup de canard WC après notre passage… Un peu de tact en somme. Ça n’est tout de même pas compliqué.
  5. C’est toujours nous qui mettons la main à la poche
    Dans le cas contraire, chers compagnons d’infortune, vous passeriez pour d’immondes rustres. Vous allez au ciné en amoureux ? RAQUEZ ! Au resto ? RAQUEZ ! Boire un verre en terrasse ? RAQUEZ ! Un kébab, une pièce de théâtre ou des marrons chauds…? Nul besoin d’en dire davantage, tout le monde aura compris. Et ne parlons pas du combo « cadeau+resto » qui nous vaut systématiquement un appel de notre banquier à la Saint Valentin et à notre anniversaire de rencontre…
  6. C’est toujours nos copains qui finissent par poser problème
    Sans parler de nos copines. (Et encore moins de nos maitresses.) Diantre, quel est le problème à la fin ? Et qu’on ne nous reparle pas encore de la fois où notre bande de joyeux drilles a légèrement débordé (quelques bistouquettes à l’air, une petite soufflette à Ragotte le hamster et un vomis à peine odorant dans l’évier) : c’était il y a 10 jours, il y a prescription que diable !
  7. C’est toujours nous qui sommes responsables de leurs sautes d’humeur
    Et si en connaisseurs experts de ce petit féminidé, vous savez que cela revient, comme par hasard, tous les 28 jours, et que vous avez le malheur de le lui rappeler (pourtant avec tact et douceur) : place au carnage. La femme, dotée d’une mémoire (sélective) proche de celle de certains pachydermes africains, ne manquera pas de retrouver une minuscule gaffe que vous avez commise dans l’intervalle et vous imputera à coup sûr l’origine de ses états d’âmes. Gare à vous si vous avez eu le malheur d’omettre le prénom de son premier épagneul breton ou l’anniversaire de l’un de ses 39 cousins. De même si vous avez couché avec sa sœur.
  8. C’est toujours de notre faute si elles n’atteignent pas l’orgasme
    Sans doute à cause de notre protubérance « entrejambienne » à laquelle on n’a aucun mal faire porter le chapeau, dans tous les sens du terme. Il suffit. Combien d’entre nous se sont cassés les dents (et les reins) en s’escrimant à « honorer » un authentique spécimen « d’étoile de mer » ? Dans l’amour, comme à « Je-te-tiens-par-la barbichette » il faut être deux. « On ne donne pas à boire à un âne qui n’a pas soif » dit le proverbe. De même, on ne donne pas de plaisir à une ânesse/étoile de mer qui n’y met pas un minimum de bonne volonté… «Chéri, essaies de ne pas me réveiller et n’oublie pas d’éteindre quand tu auras fini…»
  9. C’est toujours nous qui sommes frustrés sexuellement
    Comment mesdames, pouvez-vous avoir un appétit sexuel aussi ridicule ? Bien sûr, il ne faut pas généraliser, et certains d’entre nous tombent sur des exceptions. Du genre à l’opposé de celles décrites dans le point précédent. Malheureusement, les chances sont aussi maigres que de gagner à l’Euromillion ou d’apercevoir un gorille albinos. Dans votre rue. Conséquences ; voir point suivant.
  10. C’est toujours nous qui sommes considérés responsables de nos infidélités
    Quelle vision archaïque… Reproche-t-on à un spectateur de quitter la salle de cinéma avant la fin du film ? Est-ce de notre faute si le réalisateur ou les acteurs n’ont pas réussi à nous captiver ? Il en va de même pour une relation amoureuse. Si la soupe était bonne, serions-nous tentés d’aller manger dans la gamelle de la voisine. CQFD. Perfides femelles, avant de critiquer à tout crin comme vous savez si bien le faire, ne serait-il pas temps de balayer devant votre porte…?
  11. (bonus)C’est toujours nous qui devons emballer notre sexe dans un morceau de plastique
    Ça existe pour les vagins ces trucs-là. C’est vrai que ça ressemble un peu à des sacs poubelles de salle de bain, mais quand même, y’a pas de raisons que ce soit toujours les mêmes qui trinquent (oui noble et vaillant Popol, c’est vers toi que vont nos pensées). Quoi la pilule ? On n’y peut rien si ça n’existe pas pour homme ! Sinon, on la prendrait bien sûr……..

Camarade homme ! Enfile ton plus beau slip kangourou et viens manifester dans les rues pour le droit des hommes à regarder Téléfoot le Dimanche matin !

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