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Bien sûr, c’est la crise. Mais pas pour tout le monde, il y a encore des financiers prêts à investir de jolies petites sommes pour de jeunes gens en short qui tentent de pousser des ballons dans des filets devant des millions de téléspectateurs. La Ligue 1 a certes moins d’argent que ses voisins, mais l’arrivée des Qataris au PSG a changé la donne. Bon ce ne sont pas tous des réussites non plus, heureusement. Paris, méfie toi.

  1. Thiago Silva (49 millions d’euros – 2012 – PSG)
    Pour un défenseur oui. Mais le meilleur du monde, il parait du moins. Ramené ça à ce que les Qataris sont capables de dépenser, ça reste très largement abordable puisque l’argent n’est plus un problème. Et le tout renfloue les caisses de Berlusconi, tout va bien dans le meilleur des mondes donc…
  2. Javier Pastore (42 millions – 2011 – PSG)
    Il est jeune, il est fougueux, il est argentin et correspond bien à la première star un peu bling bling que les qataris voulaient se payer pour faire rêver le Parc. Qu’aucun autre gros club n’ait cherché à l’acheter à ce prix là ? Non c’est pas bizarre, c’est parce que Leonardo est super sympa. Ou qu’il était beaucoup trop cher.
  3. Nicolas Anelka (33,5 millions – 2000 – PSG)
    A Paris quand on veut redorer son blason, on s’achète un joueur du cru qu’on avait vendu pour pas grand-chose. Et le tout à un prix défiant toute concurrence, voire toute logique. Paris invente la moins-value. Le PSG version « banlieue-on-prend-des-gars-du-cru » durera 6 petits mois. Le Real Madrid, qui n’a pas l’habitude de faire des bonnes affaires, en sourit encore.
  4. Ezequiel Lavezzi (30 millions – 2012 – PSG)
    Pour mettre un peu de pression sur les désormais frêles épaules de Gameiro et Hoarau, Paris est allé chercher un international argentin à Naples. Forcément, Luyundula s’inquiète un peu. Un transfert qui passerait presque inaperçu avec le mercato stratosphérique de l’été 2012, c’est dire…
  5. Lisandro Lopez (24 millions – 2009 – Lyon)
    Du temps où l’OL avait de l’argent et où Aulas paradait dans toute l’Europe, enfin surtout à Lille, avec des chèques de la taille des gagnants du Loto. Porto a le sens des affaires, mais Lisandro bel et bien le sens du but, donc tout le monde est content. Si Lisandro se met à sourire un jour, ça sera encore mieux.
  6. Yoan Gourcuff (22 millions – 2010 – Lyon)
    La star française, au moins chez les banquiers. Un recrutement et une présentation de star pour un rendement proche de zéro. Pour le moment du moins. Et non, on ne l’enterre pas, Yoan le fait très bien tout seul, alors on attend un sursaut. Sinon, le bellâtre finira à Everton ou à Tottenham, comme tout le monde.
  7. Severino Lucas (21 millions – 2000 – Rennes)
    Quand Pinault débarque dans le foot, il veut frapper fort. Alors il vole Lucas, futur grand, à l’OM qui le remercie encore. Severino avait visiblement un frère, ou le gars qui avait envoyé les cassettes vidéos pour le recrutement était un génie des effets spéciaux.
  8. Zlatan Ibrahimovic (20 millions – 2012 – PSG)
    Pour être honnête, on aurait presque dû ajouter le prix du salaire annuel (plus de 14 millions d’euros) du monsieur au gros pif qui a lui seul pourrait presque figurer dans les plus gros transferts de la Ligue 1. Carrément oui. On est déjà curieux d’aller le voir jouer à Brest ou à Ajaccio. On va être bien.
  9. Shabani Nonda (20 millions – 2000 – Monaco)
    Il était un temps où le Stade Rennais achetait n’importe quoi, mais savait aussi vendre. Nonda, déniché à Zurich pour 3 millions d’euros rejoint les champions de France monégasques en 2000 pour remplacer Trezeguet. 67 buts, c’est 5 de plus que son illustre prédécesseur. Bonne pioche.
  10. Lucho Gonzales (18 millions – 2009 – Marseille)
    Le plus gros transfert du club qui donne d’abord satisfaction, même si sa lenteur donne parfois l’impression qu’il joue sous l’eau. Et puis la deuxième année, patatra, Lucho disparaît un peu et se fait home-jacker, pas son année quoi. Alors pendant la troisième saison, on lui trouve une sortie honorable, c’est à dire discrète mais bien pourrie, vu que le club a quelques soucis de liquidité. Et il regagne ensuite avec Porto. La vie est une chienne.
  11. Michel Bastos (18 millions – 2009 – Lyon)
    Le petit achat annuel de Lyon à Lille. Sans que pour l’instant ils aient donné entière satisfaction. Un moment international brésilien, puis plus, il pourrait être en train de gentiment s’enterrer à Lyon. Une frappe de mule, certes, mais à 18 millions c’est presque la moindre des choses non ?
  12. André-Pierre Gignac (18 millions – 2010 – Marseille)
    Ou quand le prix de ton transfert semble bien (trop) lourd à porter. Entre blessures et problèmes de poids, il est possible qu’on n’ait pas encore vu le vrai Gignac. Et qu’on ne le voit plus jamais à l’OM. Notre Dame de la Garde aurait maintenant un espace spécial pour les cierges dédiés à l’attaquant au double prénom.
  13. Kader Keita 18 millions (18 millions – 2009 – Lyon)
    18 millions, c’est décidément un prix maudit. Il allait très vite à Lille, puis un peu moins à Lyon, puis à nouveau très vite mais ce coup là c’était juste pour réserver sa place fétiche sur le banc lyonnais. Kader Keita, c’est l’histoire d’une fusée qui ne décolla jamais, symbole d’un Lyon à qui tout réussissait à l’époque. Enfin presque tout.

Et vous, des commentaires sur ce top 11 à 250 millions d’euros ?