Voyagez, c’est aussi accepter de vivre de nouvelles expériences culinaires parfois déroutantes. Et si les bonnes surprises sont souvent au bout de la fourchette (ou des baguettes), dans certains cas, il vaut mieux s’abstenir au risque de finir avec le bide en vrac.

1. Le Ackee

Fruit national de la Jamaïque, également appelé « arbre à fricoter » en Haïti, ou « yeux de crabes » en Martinique, le ackee contient une toxine susceptible de vous mettre par terre en un rien de temps. Lorsqu’il est consommé pas assez mûr, il peut provoquer, au mieux des vomissements, au pire un coma prolongé, voire de carrément casser sa pipe. Mais sinon, c’est super bon, hein.

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2. Le Manioc

Également appelé « cassava » – à ne pas confondre avec le groupe Kassav tout aussi toxique – le manioc est non seulement allergène, mais peut également vous trouer le bide à cause du cyanure qu’il contient. Tout dépend déjà s’il s’agit de manioc doux ou amer. Dans le second cas, la préparation doit être plus longue pour en virer toutes les toxiques (pelage, râpage, marécage dans de l’eau, lavage, puis cuisson). Ou si vous êtes flippette, consommez-le en poudre/tapioca, en mode foufou africain.

3. Les Blood Clams

Déjà le terme clams, nous fait immédiatement penser à clamser, et c’est rarement bon signe surtout associé à Blood (sang), histoire de bien nous mettre à l’aise. Bref, ces crustacés que l’on trouve un peu partout en Amérique centrale, mais aussi en Asie, sont particulièrement toxiques à cause des virus qu’ils contiennent à l’état naturel. Ces bestioles n’ont pas grandi dans une casserole, mais dans des eaux particulièrement pauvres en oxygène, ce qui permet à des saloperies comme l’Hépatite A et E, le typhus et la dysenterie de se développer. Pour évitez tous risques, assurez vous que ces Tegillarca granosa (leur petit nom latin) soit cuits assez longtemps. on dit ça car il arrive qu’en Asie, comme à Taiwan par exemple, le plat soit servi limite en carpaccio…

4. Le Casu Marzu

Dans la famille fromage qui pue, la Sardaigne fait aussi très fort avec son Casu Marzu, également appelé formaggio marcio. Sa particularité ? Être infesté de larves de mouches vivantes qui participent à la fermentation et à rendre le fromage encore plus fondant. Pas très ragoûtant cette histoire, mais le problème est ailleurs. Selon certaines études, ces larves seraient susceptibles de squatter nos intestins tout en essayant d’en traverser les parois. Pour toutes ces bonnes raisons, le Casu Marzu est aujourd’hui interdit de commercialisation en Europe, ce qui n’empêche pas d’en trouver en Sardaigne, en Italie (oui c’est la même chose), voire également en Corse.(Pour votre santé mentale, ne lancez pas la vidéo ci-dessous)

5. Le Sannakji

Le Sannakji est un plat typique coréen composé de petites pieuvres découpées vivantes et servies dans la foulée. Ne soyez pas surpris si ça gesticule dans votre assiette, c’est censé être bon signe. Le problème, ce sont les ventouses de ces petites créatures qui, si elles venaient à se coller dans votre bouche ou votre gorge, sont susceptibles de vous faire crever par étouffement. Les accidents seraient fréquents en Corée surtout chez les consommateurs qui avaient bien picolé avant. Sans doute pour se donner du courage avant d’avaler ces saloperies.

Finally ate it #sannakji #????

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6. Le Hákarl

Si vous aimez le requin et le pipi, ce plat trafitionnel islandais est fait pour vous. Le Hakarl est préparé à partir d’un requin naturellement dépourvu de système urinaire. Une particularité qui sature sa chair d’acide urique et surtout d’oxyde triméthylamine, une neurotoxine dont les effets seraient proches de ceux de l’ivresse. Ça a l’air cool comme ça, mais en vrai, ça peut être hyper toxique si c’est mal préparé. En plus de puer l’ammoniaque, mais ça, c’est une question de goût. Ah et dernier détail, les Islandais ont l’habitude d’enfouir la chair de ce requin dans le sol pendant 6 mois pour le sécher. Si avec tout ça, vous n’avez pas envie d’y goûter.

7. L’African bullfrog

En Namibie, la grenouille d’Afrique peut être dégustée entière (mais morte, faut pas déconner). Un plat sans doute très sympa à condition d’être correctement préparé et consommé après la saison des pluies (ne nous demandez pas pourquoi). Au pire, vous risquez juste un problème rénal carabiné, à cause des substances toxiques pour l’homme qui sont présentes naturellement chez l’animal.

? #africanbullfrog

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8. Le Fugu

Si après avoir mangé ce poisson, vous commencez à ne plus sentir vos muscles, ni votre bouche, que votre système nerveux part en sucette, que vous vous bavez dessus sans pouvoir rien y faire, c’est que le cuisto a merdé et qu’il ne vous reste que quelques heures à vivre. La faute à la tétradotoxine, une puissante neurotoxine présente dans la chair du Fugu qui peut court-circuiter les liens nerveux entre votre cerveau et vos organes. Déjà qu’en temps normal, c’est pas folichon.

9. Le Fesikh

Chaque année, à la fête du printemps de Cham El Nessim, les Egyptiens cuisinent une recette traditionnelle de poisson séché et fermenté, appelée Fesikh. Il paraît que c’est super bon, même si l’odeur est costaude. Par contre, faites gaffe quand même, chaque année des dizaines de personnes finissent à l’hôpital des suites d’une intoxication alimentaire. En 2010, 4 personnes en sont même décédées.

10. La cervelle de singe

Il n’y a pas que dans « Indiana Jones et le Temple Maudit » que l’on mange de la cervelle de singe. En Chine aussi, ce plat a ses fans, séduits par ses vertus médicinales supposées guérir les problèmes d’incontinence. Si ce n’est pas votre cas, on vous déconseille vivement de tenter l’aventure. Les cellules cérébrales de l’animal sont souvent porteuses de maladies graves comme celle de Creutzfeldt-Jakob.

Source photo : Giphy

Vous aussi, vous avez les intestins fragiles ?

Source : independent.co.uk

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