Bon, ça y est, tu es enceinte. Bienvenue au club. Tout le monde te tape désormais sur le système. Soit on te demande le futur sexe du divin enfant, soit on te demande le prénom que tu as choisi, soit tout en même temps. Sauf que toi, tu n’as pas franchement envie de partager tout ça, pour plusieurs raisons.

1. Parce que ça va faire parler Josiane de la compta

A part ta belle-mère, s’il y en a une qui attend que ça pour te critiquer, c’est bien elle. Dis-lui le prénom de ton choix, pour voir. Prête ? Tu les sens, les oreilles qui sifflent ? On te rappelle que le meurtre en entreprise n’est pas autorisé.

2. Parce que ça porte malheur

Ah bon, ça ne porte pas malheur ? Ben moi, je dis que si. Parce que tant que tu ne tiendras pas ton petit bouchon fraîchement démoulé dans tes bras, ne t’attire pas le mauvais œil et toutes ces conneries avec tes bla-bla. Garde tout ça pour toi.

3. Parce que ça va faire parler pépé

T’as eu le malheur de dire à ton pépé que le prénom de Lucien te plaisait bien pour ton petit gars en devenir. Là, Pépé te sort une histoire du genre : » J’ai connu un Lucien pendant la guerre d’Indochine. C’était un bon gars, ce Lucien. Le pauvre, il a sauté sur une mine et s’est retrouvé avec une jambe et le trou de balle en moins. Un brave gars, ce Lucien. Je me demande s’il est toujours en vie, tiens. » N’en dis pas plus, Pépé.

4. Parce que ça va t’embrouiller

A force d’entendre les avis des uns et des autres, tu ne sais plus quel prénom choisir pour ton môme. Tu vas finir par l’appeler Bernard et tout le monde va voir flou. C’est rageant, à la fin.

5. Parce que tu ne sais pas toi-même

En fait, t’as fait une liste de prénoms que t’aimes bien. Longue, la liste. Si bien que t’as décidé que tu choisiras le prénom de ton bout de chou quand il sera là. Et au pire si tu n’arrives pas à te décider, tu pourras rajouter tous tes choix en prénoms supplémentaires quand tu le déclareras à l’Etat-Civil. Il paraît qu’on peut en choisir 8, ça va t’as de la marge.

6. Parce que tu aimes bien faire durer le suspens

Depuis que tu es enceinte, tu apprécies d’être le centre de l’attention, on ne va pas se mentir, tu me la fais pas à moi. Un conseil, profites-en, ça ne va pas durer. Ce qui intéresse ton entourage, ce n’est pas toi, mais ce qu’il y a dans ton bide, ne l’oublie pas. Mais comme tu aimes faire parler de toi, tu laisses planer le doute sur le choix du prénom le plus longtemps possible. Il n’y a pas de petits plaisirs.

7. Parce que t’as vraiment des goûts de chiotte et tu ne veux pas qu’on te fasse changer d’avis

Tu rêves d’appeler ta fille Scholastique. Oui oui, c’est bien un prénom qui existe. Mais comme tu sais d’avance qu’une pluie de remarques va s’abattre sur toi et ton choix de merde, tu t’abstiens de le dire. Question de survie mentale.

8. Parce que tu t’es habituée à son surnom

Dès que tu as aperçu à la première échographie le petit haricot qui sautait dans tous les sens dans ton utérus, tu l’as appelé « Bidule ». Ou « Crevette ». Ou « Pupuce ». Dur de trouver un vrai prénom qu’il faut inscrire à l’Etat-Civil après tout ce temps.

9. Parce que le choix ne regarde que vous, les parents

Bah oui, après tout, c’est quand même vous, les parents, qui décidez, hein. Et ceux à qui le choix du prénom ne plaira pas fermeront bien leur bouche devant le fait accompli. Promis. Sauf si ce prénom est Hugo.

10. Parce qu’en fait t’es pas vraiment enceinte

T’as juste abusé des pintes de bières ces derniers temps. Du coup, tu n’as pas osé contredire les gens qui te disaient « félicitations » en voyant ton ventre rebondi, et t’attends le bon moment pour leur dire qu’en fait, c’était juste un gaz. Ou alors… est-ce que tu penserais pas que tu n’es pas enceinte alors qu’en fait tu es enceinte parce que justement tu fais un déni de grossesse ?

Voilà, tout ça fait partie des grandes vérités sur la grossesse. Et dis-toi que tous les prénoms iront, sauf Corona ou Covid, bien évidemment. Et n’oublie pas de demander même aux plus relou des cadeaux de naissance.

ET SURTOUT, si tu hésites, fais donc notre test : Quel prénom vas-tu donner à ton enfant ?