Notre corps produit des trucs crades, des boutons purulents aux poils épais dispersés dans des zones insoupçonnables, on a beau mettre du maquillage et des vêtements pour faire joli, en réalité on est dégueu. Alors pour avoir l’air un poil moins répugnant, on peut utiliser des termes plus classes. Et pour ça, on peut remercier la science, vraiment.

1. Le rototo

Pour faire plus chic on peut parler d’éructation, qui est en fait l’expulsion par la bouche d’azote et d’oxygène provenant du tube digestif. La prochaine fois que tu rotes, il te suffira donc de dire en même temps « j’expulse de l’azote de mon tube digestif ». En plus, ça imposera le respect dans la communauté des expulseurs d’azote du tube digestif.

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2. La mouille

La mouille, comme on aime à l’appeler entre gens de bonnes familles n’est pas un terme tout à fait approprié. En effet, il suppose que les femmes qui « mouillent » ont pris la pluie par exemple ou un seau d’eau si elles sont l’objet d’une farce désopilante. Plus scientifiquement, on parle de sécrétions vaginales (ces fameuses pertes blanches qui nous ont tant traumatisées à l’adolescence), de cyprine, ou de mucus gélatineux destiné au nettoyage du vagin. La « mouille », c’est donc comme une mini douche de protection.

3. Le prout

Certes « prout » est un terme très rigolo qui dessine sur le visage de n’importe quel être sensible un sourire joyeux et c’est peu dire que le prout est la base de toutes formes d’humour. Néanmoins, le prout n’est pas « prout » pour tout le monde. On parlera plus scientifiquement de gaz intestinal ou de flatulence (à ne pas confondre avec le gaz vaginal qui ne provient pas des mêmes zones caverneuses, enfin j’espère pour toi sinon c’est chaud). Ces gaz sont le résultat d’une fermentation de matières faisandées, soit du méthane et du dioxyde de carbone. On parle aussi de météorisme quand on est ballonné. Bref, quand tu pètes c’est un peu comme un météore de méthane.

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4. La gueule de bois

On n’a pas beaucoup d’autres termes pour désigner cette sensation de détestation de soi, de souffrance ultime et de nausée qui survient après l’ingestion excessive d’alcools en tous genres quelques heures plus tôt pour te donner un peu de contenance à une soirée mondaine. Bref, la gueule de bois porte aussi un autre nom plus distingué : la veisalgie. Difficile à dire quand on a un cheveu sur la langue, la veisalgie, de par sa prononciation peut être à elle seule un accélérateur de processus d’elle-même.

5. La crotte de nez

La crotte de nez est tout simplement de la morve séchée. Mais elle résulte plus précisément d’une accumulation de sécrétions dans les muqueuses nasales. Elle est composée à 95% d’eau et 5% de chlorure de sodium ce qui lui donne son délicieux goût salé.

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6. Le pus

Tu le vois ce petit pic blanc qui pointe le bout de son nez détruisant malencontreusement la douce symétrie de ton visage poupon ? Peut-être que ça te dégoûtera moins de parler d’exsudat pathologique que de furoncle purulent plein de pyogènes qui font suppurer.

7. Faire caca

Dans la vie, on signale rarement qu’on va faire caca. Tout d’abord parce que c’est pas toujours vrai (parfois on va plutôt faire pipi) mais aussi parce que c’est assez rude comme information pour notre entourage, qu’il soit familial, professionnel ou encore amical. On peut certes y préférer le verbe « déféquer », mais peut être sera-t-on plus accepté en société si l’on parle d’expulsion de matières fécales. C’est ce que j’ai trouvé de mieux, déso. Et puis si t’es pas content, ferme-la et va chier.

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8. Le dégueulis

Le bon gros vomi des familles quand tu as bu un verre, voire une bouteille de trop et qui arrive toujours avec une vague de honte. Tu peux lui redonner son vrai sobriquet scientifique qui te filera certainement moins la nausée : le rejet actif de ton contenu gastro-intestinal.

9. Le sperme

Le sperme autrement appelé le « jus d’homme » (mais ça, ça donne vraiment trop envie de faire un rejet actif du contenu gastro-intestinal) est en fait tout simplement un liquide biologique séminal. C’est juste moins sexy en niquant de dire « Étale-moi ton liquide séminal sur le visage et appelle-moi maman », surtout si tu n’es pas la mère du destinataire de ce message auquel cas ce serait un contre-sens notoire.

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10. La sueur

Tout comme le sperme, la sueur est elle aussi un liquide biologique (mais juste pas séminal, sinon ça voudrait dire que tu pourrais féconder des gens juste en leur suant dessus, galère). Plus précisément, c’est une sécrétion suintant des pores de l’épiderme. En gros, quand tu fouettes sous les bras, tu sues pas, tu sécrètes. En revanche ça t’empêche pas de puer pareil.

La vie n’est qu’un enchaînement de noms scientifiques de trucs corporels dégueux.

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