Etre « empereur », c’est assez classe. Un niveau encore au-dessus de « roi ». Régner sur un empire, dans l’imaginaire, c’est être assez puissant pour contrôler un énorme territoire avec plein de peuples différents. Si on ajoute à ça un surnom qui envoie du bois, on tient quelque chose de bien badass. Et dans l’Histoire, on a eu droit à quelques gars qui correspondaient à ces critères.

1. Claude II le Gothique

Forcément, on l’imagine tout de suite avec la peau très pâle et une énorme couche de mascara noir, rappelant la grosse croix de la même couleur qu’il porte autour du cou. Mais non, Claude n’avait pas de grand manteau noir et de corbeaux sur les épaules. Il doit son sobriquet à une bataille remportée contre les Goths dans les Balkans en 269. C’est moins drôle, mais ça reste un joli surnom.

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2. Maximien Hercule

Bravo Maximien, être la réincarnation d’Hercule sur Terre, c’est bien classe. Parce que c’est bien ça que veut dire son titre d' »Herculius ». Mais il faut quand même remettre les choses à leur place : Maximien co-régnait sur l’empire romain avec Dioclétien, dont un des surnoms était « Jovien ». Et si « Jovien » ça sonne moins bien en français, ça veut quand même dire qu’il est l’incarnation de Jupiter, et finalement ça claque bien plus.

3. Léon VI le Sage

L’empereur byzantin qui a vécu entre 866 et 912 (oui c’est jeune, mais en même temps il en a vu de dures à la fin de sa vie) était aussi appelé « le Philosophe ». Ça en jette. Il tenait ces doux noms de ses travaux en droit, en stratégie, et même en poésie. Il devait avoir une activité sexuelle débordante si vous voyez ce que je veux dire (oui je parle de sexe, vous voyez très bien ce que je veux dire).

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4. Basile II le Bulgaroctone

Il a bien galéré, mais il a fini par réussir : l’empereur byzantin Basile a défoncé les Bulgares vers 1004 après JC. plus de 20 ans de sa vie consacrés à buter des Bulgares, ça lui a valu le surnom de Bulgaroctone, « le tueur de Bulgares ». Vous avez un surnom comme ça, vous ? Je ne crois pas, non.

5. Constantin IX Monomaque

Le monomaque, c’est celui qui combat seul. Celui qui te prend en 1 contre 1 et qui ne te lâche pas. Mais, même s’il avait un surnom bien chouette, Constantin IX a surtout marqué l’Histoire de l’empire Byzantin en dilapidant le trésor impérial en construisant des monastères bien clinquants. C’est tout de suite beaucoup moins glorieux.

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6. Jean II Comnène le Beau

Ce qui est plutôt amusant avec Jean II Comnène le Beau, c’est qu’il était laid (en tout cas, selon les canons de l’époque, dans l’empire byzantin du XIIe siècle.) Son surnom, « Kalojannis », voulait dire que Jean était beau à l’intérieur. Et finalement, n’est-ce pas ce qui compte le plus dans la vie, la beauté intérieure ? Hein ?

7. Henri VI le Sévère (ou le Cruel)

Henri, c’était pas un chic type. Il était fils de Frédéric Barberousse, empereur de l’empire romain-germanique. En 1186, il s’est marié avec Constance de Hauteville, la fille de l’ancien roi de Sicile Roger II (déjà mort). Jusque là, tout va bien. Mais, quand le roi de Sicile, Guillaume II, meurt, Constance n’arrive pas à accéder au trône, alors qu’elle en est la digne héritière, parce qu’elle se fait piquer la place par Tancrède de Lecce. Je vous passe plein de détails, mais sachez qu’à la fin, quand Tancrède a fini par mourir, Henri VI est retourné en Sicile et a fait brûler tous ceux qui avaient assisté à son sacre, il a emprisonné à vie la famille de Tancrède, et il a crevé les yeux de son fils. C’est ce qu’on appelle être « cruel ».

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8. Charles Ier le Grand, dit Charlemagne

On va pas refaire l’histoire du roi des Francs et Empereur d’Occident, qui a entre autres favorisé l’accès à l’école pour les gosses. Toujours est-il que, si on l’appelle Charlemagne, c’est parce que son surnom latin était Carolus Magnus, littéralement « Charles le Grand ». Une bien belle appellation, on en conviendra.

9. Michel IV

Franchement, s’appeler « Michel » et être empereur, c’est tellement du foutage de gueule que ça en devient très classe. En plus, ce bon vieux Michel était dans un premier temps valet de l’empereur byzantin Romain III, mais il se tapait l’impératrice Zoé. Romain III est « mystérieusement » mort (comprenez ici : « sa femme l’a sûrement empoisonné »), et Zoé a placé son keum Michel sur le trône. Une jolie histoire qu’on devrait apprendre dans les écoles de politique.

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10. Commode

Si on referme trop fort le tiroir de la commode, ça claque. Je n’assume pas bien cette blague alors je pars immédiatement en congé pendant environ 15 ans.

Bonne soirée à tous les Michel.

Source : Wikipedia