Dans le monde, les étudiants évoluent et ont de plus en plus de techniques pour tricher. Mais en face, les enseignants et les autorités évoluent eux aussi et trouvent de nouvelles parades pour empêcher la triche. C’est le jeu. Un jeu qui peut parfois rendre un peu fou, quand on voit les techniques employées par certains pays pour faire régner l’ordre sur les examens. Soit c’est beaucoup trop évolué et donc un peu ridicule, soit c’est carrément pas ouf du tout, vous allez voir.

1. En Inde, une université a mis des cartons sur la tête des élèves pour qu'ils ne copient pas sur leur voisin

Ça s’est passé à l’université de Bhagat, où on a demandé aux élèves d’enfiler un carton sur leur tête, avec la face avant découpée pour qu’ils puissent quand même regarder devant eux, mais pas sur les côtés. Bien entendu, c’est aberrant, et tout le monde leur est tombé dessus, y compris les autorités locales. Faut avouer qu’ils avaient bien l’air cons avec leur look de robot en carton. Pas sympa de la part des profs.

2. En Chine, on met le paquet niveau surveillance high-tech et même policière

Chaque année se déroule en Chine le Gaokao, l’équivalent de notre bac, mais en beaucoup plus difficile puisque seuls 60 % des étudiants le valident. Et comme c’est difficile, beaucoup d’entre eux trichent pour réussir. Attention, hein, on parle pas d’antisèches cachés dans la trousse ni de gens qui copient sur leur voisin, on parle de triche high-tech à base de stylo-caméra et d’oreillette-réceptrice pour recevoir de l’aide extérieure. Comme des vrais espions. Du coup, le gouvernement emploie lui aussi les grands moyens pour stopper les tricheurs, à base de brouilleurs, de caméras dans les salles d’exam, et même de policiers pour surveiller les étudiants. Ça rigole pas.

3. Au Danemark, on laisse les étudiants utiliser Internet

Les Danois en avaient marre que les étudiants trichent avec leur téléphone portable, alors ils leur font passer des examens sur des ordinateurs qui ont une connexion Internet. Comme ça, on les juge plutôt sur leurs capacités de réflexion et de recherche que sur leur aptitude à recracher des infos bêtement. Les ordinateurs peuvent être surveillés de l’extérieur par les examinateurs et l’historique de recherche est lui aussi observé au cas où. C’est pas con.

4. Aux Etats-Unis, en France et dans pas mal d'autres pays, des logiciels traquent le copier-coller

Si vous êtes allé à l’université et que vous y avez rendu des devoirs par ordi, vos profs vous ont peut-être mis en garde et expliqué que si vous copiez-collez, ils le sauraient. S’ils pouvaient affirmer ça, c’est parce qu’ils utilisent un logiciel qui compare vos devoirs avec une immense base de données, composée de livres, de sites internet et d’écrits scientifiques, pour voir si vous avez pompé des passages par-ci par-là. Bref, à part pour les citations bien indiquées, ne foutez pas de copié-collé dans votre mémoire parce que c’est le meilleur moyen de rater votre année (et de passer de très mauvais moments en plus). Oui promis on arrête de vous parler de votre mémoire.

5. En Algérie, on coupe Internet, carrément

Pendant les examens, le réseau internet téléphonique est tout simplement coupé, histoire que personne n’utilise son portable pour trouver la réponse aux sujets. C’est un peu extrême, et l’ancienne ministre de l’Education Nouria Benghabrit avait elle-même avoué ne pas être très à l’aise avec le principe, mais bon au moins c’est efficace.

6. En Inde encore, des candidats ont dû passer un examen d'entrée à l'armée... en slip

La triche aux examens est très fréquente en Inde, surtout quand il s’agit de porte d’entrée à des emplois publics, et l’armée est elle aussi concernée. Donc pour l’examen d’entrée dans l’armée dans l’Etat du Bihar, ils n’ont pas fait dans la dentelle : tous en slip, comme ça pas besoin de fouiller les plus de 1000 candidats venus se présenter. En photo c’est quand même assez flippant.

7. Un prof Mexicain avait déjà eu l'idée des boîtes en carton sur la tête

Quoi ? Les Indiens n’avaient rien inventé ? Eh bien non, ce petit design sympa de carton sur la tête, découpé sur la face avant, ça avait été fait quelques mois avant au Mexique. Peut-être qu’ils ont lancé une mode.

8. Les sanctions pour les tricheurs en Chine sont assez dissuasives

Depuis une loi votée en 2015, la Chine prévoit une peine de 7 ans de prison pour les étudiants pris en train de tricher au gaokao (l’équivalent de notre bac en beaucoup plus dur, pour rappel). Franchement, rien que ça, ça ne donne plus vraiment envie d’essayer de tricher.

9. En Thaïlande, ils ont des œillères anti-triche

C’est un peu moins hard que les gros cartons mais c’est quand même bien ridicule. Ne vous inquiétez pas, l’Université de Bangkok qui a fait cette expérimentation s’est bien fait taper sur les doigts. Vous trouvez pas que ça fait cosplay pourri Handmaid’s Tale ?

Est-ce que tout ça sera suffisant pour arrêter les meilleurs tricheurs ?

Sources : Slate, Le Figaro, Begeek, Le Parisien, Metrotime, etudiant.lefigaro, Grazia,