
A l’occasion de la sortie de « Ma part du Gâteau » de Cédric Klapisch, un petit top best-of des meilleurs films d’un réalisateur qu’on aime beaucoup. Oscillant en le drôle (l’Auberge Espagnole) ou le savoureusement cynique (un Air de Famille), un brillant réalisateur qui respire le cinéma. On lui doit aussi la découverte de Romain Duris, présent dans beaucoup de ses productions. Comme quoi, on peut rater deux fois le concours d’entrée à l’IDHEC (Institut des Hautes Etudes Cinématographiques) et devenir à la fois réalisateur célèbre et dénicheur de talent.
- Un Air de Famille (1996) : Adaptation au ciné de la pièce de Bacri-Jaoui, Klapish au sommet de son art pour un film délicieusement triste. On aurait presque aimé y être dans ce bar pour écouter d’un peu plus près ces histoires de familles truffées de vieilles rancoeurs. 3 Césars en 1997.
- L’Auberge Espagnole (2002) : Romain Duris (étrangement imberbe, mais on nous l’a fait pas) qui découvre les joies du programme Erasmus. Le « domaine des possibles », quand on est jeune, ça a du bon. Une jolie petite BO en plus pour ne rien enlever.
- Le Péril Jeune (1995) : Ou comment repenser à l’époque ou l’on était un jeune étudiant fougueux, avide de sexe, de drogues et de rock and roll. Et même si on ne l’était pas, ça fait toujours du bien de le croire.
- Chacun Cherche Son Chat (1996) : le meilleur des films de quartier ? On se délecte des tribulations parisiennes et de la galerie de personnages provoquées par la perte de ce chat. A paris on cohabite, on se croise, on s’ignore. Bon si ce chat avait eu un pull, ça ne serait certainement pas arrivé.
- Les Poupées Russes (2005) : La suite de L’Auberge Espagnole. Retrouver des personnages que l’on a aimé après quelques années, c’est jouissif. On est comme eux, on a un peu vieilli, mais pas tant changé que ça. On y voit d’abord Romain Duris quitter Audrey Tautou, on a envie de le tuer, et puis après on découvre les yeux de Kelly Reilly. Alors on pardonne. L’Angleterre vu dans les yeux de Kelly, tout de suite, c’est beaucoup plus charmant.
- Paris (2008) : De petites histoires qui se croisent avec Paris en toile de fond. La vie, la maladie, la mort, la joie, le doute, des petits moments de grâce que l’on arrive enfin à saisir parce qu’on y prête attention, enfin.
- Ni Pour Ni Contre (bien au contraire) (2003) : un film noir avec Marie Gillain, au départ on se dit que c’est antinomique. Et puis avec un si bon titre et un aspect « Vis ma vie de ganster », on se laisse très largement emporté par le film. Dans la vie il faut faire des choix cruciaux. Et quand il y a du pognon à la clef, ça complique un peu tout.
- Peut-Être (1999) : le futur anticipé quasi apocalyptique dans un Paris ensablé et une histoire de descendance pas encore née mais qui lutte pour exister. Compliqué, pas tant que ça non.
Et aussi le petit ovni inclassable, premier film, « Rien du tout ». Et vous, vous en auriez vu d’autres et dans quel ordre ?
Source : cinemagora.com
Crédits photo (creative commons) : Martin Pilote



8 commentaires
Preum’s.
Le péril jeune méritait la première place, film culte de toute une génération de soixante-huitards frustés.
Pour le reste je suis assez d’accord.
Merci pour ce top, je connaissais pas du tout , enfin si mais je ne savais pas qui était le réalisateur.
« rien du tout » je lé look au lycée (spécialité management) j’avais cané et c’était bien simpa au final car il faut reconnaitre que certains films passés dans les lycées sont nuls a chié ^^
L’auberge espagnole, sans contestation possible ! Erasmus rules !!
J’ai adoré le Péril Jeune,qui est d’ailleurs,il me semble,le premier rôle de Romain Duris.
@lemo26 Quitte à faire des anglicismes,autant utilisé le bon mot non?
Ou bien peut être que « j’ai watché » ça passe mal.En tout cas on a un mot en français,aussi.
J’ai vu l’auberge espagnole et les poupées russes. J’aurais du m’economiser ce temps, car j’ai attendu tout le long des films qu’il se passe qq chose dans l’histoire.
je lé relooké la tv hier soir ca m’a piqué les yeux
Pareil, j’aurais largement mis Le Péril Jeune en première position.
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