Puisqu’une étude démontre qu’un SDF sur 10 a un diplôme du supérieur, on peut légitimement se dire qu’il y a un problème en France. De toute façon, diplôme ou pas diplôme, l’existence de SDF prouve qu’il y a un problème en France. Cela dit, si tout le monde arrêtait de vouloir faire des études qui forment à un métier, tout le monde trouverait plus facilement du boulot un peu partout et on pourrait faire des études intéressantes sans se préparer toute sa vie à faire le même job à la con sans jamais apprendre de choses qui en sortent. Ne comptez pas sur moi pour taper sur les filières soi-disant pas compétitives. Mais quand même, il y a des signes qui prouvent que tu vas galérer.

1. Une école de commerce moisie, privée et bien chère

La liste est longue et les pubs dans le métro nombreuses. Attendez, croyez pas que ce soit pas sélectif, il faut pouvoir la payer, c’est pas mal sélectif, ça, déjà.

Source photo : Giphy

2. Des études de droit de la propriété intellectuelle par correspondance

Le mieux pour être sûr de faire la rencontre de Paul Emploi est de s’arrêter à la licence, parce que Paul ne continue pas après. « Mais c’est sûr que y a des débouchés, avec Internet, ça devient un enjeu énorme. Et la musicologie, ça a pas marché. »

3. Les sciences politiques à la fac

En Master, tu tenteras Sciences Po, l’autre truc cher où il y a des débouchés moyen moyen si tu te fais pas pote avec tout le monde. En attendant, personne ne comprend ce que tu étudies vraiment : c’est de la socio, du droit, de la philo ou de l’histoire ? Ou c’est juste le gloubiboulga de tout ça ? Ou c’est juste que tu savais pas vraiment quoi faire ?

Source photo : Giphy

4. Des études théoriques de cinéma

C’est super cool de connaître parfaitement tout ce qu’a inventé Tarkovski et d’analyser à la perfection l’influence du Coup de l’escalier chez Melville, et ça présente un réel intérêt culturel. Mais vu que tu sais pas monter, pas spécialement écrire, que t’as rencontré personne qui bosse déjà ou bossera dans la prod’, que t’es pas projectionniste et que les places de prof sont chères, tu risques de galérer. En revanche, j’aurai beaucoup plus de plaisir à prendre un verre avec toi qu’avec un mec qui s’y connaît en comptabilité.

5. Une filière bac+2 privée de community management

Y’a des mecs qui ont fait des écoles de commerce sélectives qui te prendront ton boulot. Ça sert à rien de continuer.

Source photo : Giphy

6. Une filière bac+2 privée de graphisme

Y’a des mecs qui ont fait les Arts Déco, une école de graphisme de 5 ans et plein de projets déjà validés qui galèrent. Et puis moi aussi, je touche un peu Photoshop.

7. Un cursus de traduction français-anglais

Deux mots : bon. courage.

8. Une école de journalisme pas super cotée

Vue la galère quand tu sors du Celsa, de l’ESJ, de Strasbourg ou de Sciences Po, autant te dire que tu te diriges vers la rédaction de contenu semi-publicitaire web payé au mot pour les 50 prochaines années.

Source photo : Giphy

9. L'école de la vie

Ouaiouais, t’as baroudé, t’es un peu un autodidacte, t’as fait de ci et de ça un peu partout dans le monde, mais dans l’annonce, il y avait écrit : »‘Ingénieur en physique nucléaire », pas « Fan de Bernard Lavilliers ». C’est ballot.

10. Un BTS Secrétariat

Comme les Bac+5 acceptent des boulots de secrétaire pour pouvoir payer leur loyer, j’ai bien peur que ton BTS Secrétariat ne te permette pas de rejoindre l’équipe des 7 secrétaires d’Alain Connardo qui a quand même davantage de plaisir à traiter comme des merdes des personnes plus diplômées que lui que des personnes… ah non, t’as raison, Alain Connardo n’a même pas un Bac+2.

YOLO y’a pas de boulot, étudiez ce qui vous intéresse ;de toute façon après c’est trop la merde si on n’est pas ingénieur.


Tu cherches des idées cadeaux pour Noël ? On a tout ce qu'il te faut :