Depuis le début de l’année, chaque jour apporte son nouveau lot d’informations sur le coronavirus. Au départ, on se contentait de parler d’un « mystérieux virus venu de Chine », sans doute pour jouer sur le côté « mystère de l’Orient » cher à la génération 1900, puis on a commencé à parler de « SRAS bis » histoire de bien faire flipper tout le monde, puis on a parlé de « contagion endiguée », puis en fait non, puis en fait si… On n’y comprend rien. Tellement rien, d’ailleurs, que même les bonnes nouvelles sentent carrément mauvais avec ce virus.

1. Le risque de le choper en recevant un paquet venu de Chine est "très faible"

On est d’accord pour dire que « très faible » ou « extrêmement faible », ça reste différent de « zéro risque, tranquille mon frère » ? Parce que vu que la moitié de nos articles commandés viennent de Chine, on préférerait vraiment que ce risque soit nul, pas faible.

2. On estime que la contamination se fait à un mètre "notamment par les postillons"

Un expert, invité dans le 19-20 d’Inter, expliquait que la contamination au coronavirus se faisait probablement comme pour le SRAS dans un périmètre très rapproché. Avant de préciser que ce périmètre rapproché n’excédait pas un mètre, ce qui est quand même pas si peu que ça quand on y pense, là par exemple, je me tiens à moins d’un mètre de mes collègues et y’a grave moyen que je leur postillonne dessus si par malheur je tousse. Pas rassurant rassurant.

3. Il y a un mec d'une trentaine d'années en bonne santé qui en est mort

Jusqu’à présent, la plupart des personnes qui décédaient suite à la contraction du virus étaient des vieux schnocks. Mais désormais on sait qu’un homme d’une trentaine d’années sans aucun antécédent médical et ne souffrant d’aucune maladie chronique est décédé après avoir chopé le virus. Entre nous, on ne peut pas dire que ce soit la plus rassurante des nouvelles, surtout pour les personnes qui, comme moi, ont la trentaine, n’ont aucune maladie chronique et sont considérés comme « en bonne santé » à part ces histoires de peau qui pèle en hiver.

4. On ignore totalement si les porteurs relativement sains sont contagieux ou non

Parce que tout le monde ne réagit pas au virus de la même façon : certaines personnes meurent et certaines présentent peu ou pas de symptômes du tout, ce qui rend quasi-impossible le travail de diagnostic des autorités sanitaires. Toute la question est donc de savoir si ces porteurs sains présentent un risque pour la propagation du virus, parce qu’ils ne seront pas naturellement encadrés par des médecins. Et le verdict est qu’on n’en sait rien ; donc il est tout à fait possible que les efforts pour circonscrire la propagation du virus se heurtent tout bonnement au petit bonhomme de vie des porteurs sains.

5. On ignore l'impact létal réel de la maladie

Parce qu’il y a une période d’incubation qui peut durer une semaine. Sans compter que les gens qui en meurent n’en meurent pas de façon foudroyante. La tendance c’est plutôt : première semaine je ne me sens pas bien, deuxième semaine ça s’aggrave et je consulte, troisième semaine je vais en soins intensifs et quatrième semaine je meurs. Il est tout à fait possible donc qu’à l’heure actuelle des porteurs soient persuadés de s’en sortir avec qu’ils vont mourir dans trois semaines. Difficile donc de déterminer le taux de mortalité du virus puisqu’on ignore d’un côté le nombre réel de malades, faute d’information fiable du côté des autorités chinoises, et de l’autre le taux réel de mortalité de ce fait.

6. Il y a eu un cas à Rouen

Alors imaginons une seconde qu’au contact des vapeurs de Lubrizol, le virus commence à muter pour se transformer en supercoronavirus ou, pire, en desperadovirus ou PIRE ENCORE en smirnofficevirus et qu’on se retrouve avec une armée de zombies rouennais prêts à marcher sur la capitale ? Imaginons une seconde.

Heureusement, avant d’en mourir, on peut rire avec les tweets sur le coronavirus.

Source : France Info