Que vous croyiez ou non à l’existence de Dieu, que vous admiriez ou non les conduites exemplaires, les sacrifices moraux ou physiques, la persévérance et l’amour universel, force est de constater que des gens qui crient à tout va qu’ils voient des diables en train de se sodomiser les uns les autres combattus par des apparitions en lueur externe de Saint-Alexis ont l’air complètement dingos. En vrai : si ces histoires ne se passaient pas en 1300 mais aujourd’hui, vous crieriez tous au cinglé. Mais il y a pire que ça. Bien pire.

1. Lydwine de Schiedam et les morceaux de peau Fébrèze

Lydwine avait un nom nul qu’elle a traîné entre 1380 et 1433 du côté des Pays-Bas. Pour faire simple, elle prend la décision très tôt de se consacrer full time à Dieu : pas de mariage. Par contre, Lydwine, c’était passion patinage. Un jour qu’elle faisait Holiday on ice, elle tombe. Résultat : paralysie, douleurs atroces, 38 ans allongée sur un lit. 38 ans allongée, dont 20 à bouffer uniquement des osties : vous imaginez les escarres. Sa peau partait en lambeaux. Mais ses parents trouvaient l’odeur super et mettaient les lambeaux dans des vases.

Lydwine a été canonisée en 1892. Elle est la sainte-patronne du patin à glace.

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2. Angèle de Foligno kiffait le goût de la peau humaine

Angela est née en 1248 et morte en 1309 en Italie. Passons sur sa vie forcément triste, au cours de laquelle tout le monde meurt autour d’elle à mesure qu’elle se rapproche de Dieu (cherchez le lien). Ensuite, c’est vision du Christ après vision du Christ. Dans ses mémoires, elle décrit comment elle s’amusait à laver les pieds d’un lépreux et à boire l’eau de lavage. EW.

Angèle a été canonisée en 2013. Elle est la Sainte-patronne des filles tentées par le sexe et des veuves.

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3. Catherine de Sienne ne mangeait rien, sauf de temps en temps du pus

Née le 25 mars 1347 à Sienne et morte en 1380 à Rome, Catoche de Sienne était célèbre pour sa charité, sa sagesse et son anorexie. A partir de 25 ans, elle ne bouffait plus rien à part l’eucharistie, pas le truc le plus nourrissant du monde. Son confesseur l’obligeait à bouffer, mais rien à faire, Catoche ne mangeait plus. Quand elle avalait un bout de fromage, elle se mettait immédiatement à vomir et, comme elle n’avait rien bouffé depuis des lustres, elle vomissait du sang. Dont acte. Par contre, elle racontait à ce même confesseur qu’il lui était arrivé d’avaler du pus suintant du corps d’une mourante en disant que c’était le meilleur truc qu’elle avait jamais mangé de sa vie. Typiquement la sale gosse qui veut rien manger d’autre que du Nutella.

Sinon, elle a été canonisée en 1411 et est devenue la Sainte-Patronne de Rome, de l’Italie, des moyens de communication et de l’Europe. Gros ministère.

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4. Marie-Madeleine de Pazzi, tout simplement nécrophage

Canonisée en 1669, Marie-Mad’, comme on ne l’appelait pas, a vécu entre 1566 et 1607 en Italie. Elle était connue pour guérir les gens miraculeusement. Ça lui arrivait, du coup, de faire des léchouilles sur les plaies infectées des lépreux, ou de bouffer les asticots qui se développaient dans les blessures. Oh surprise ! Sa bouche s’est infectée, ses dents sont toutes tombées et elle est morte à 37 ans.

Elle est la patronne des gens malades, mais je lui confierais pas ma grand-mère.

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5. Catherine de Gênes, encore une qui aime le pus, la gale et les poux

Vous allez me dire que l’histoire se répète, mais Catherine de Gênes (1447-1510), obligée à se marier à 16 ans par son père, était malheureuse. Comme personne ne voulait aller boire un verre avec elle pour parler de ses problèmes, elle en fit part à Dieu et devint zinzin. Ensuite, comme beaucoup de consœurs foldingues, elle se spécialisa dans l’aide aux gens malades, mais c’était pas évident d’aider les victimes de la peste. Pour se donner du courage, elle commença à boire le pus des blessures et à manger les poux et les peaux pleines de gale de ses patients. Gros mental. Elle fut canonisée en 1737. En l’honneur de ses premières années nulles, on la nomma patronne des mariages tristes.

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6. Françoise Romaine, maso sans plaisir

Née en 1384, Françoise avait dit à ses parents qu’elle voulait devenir nonne. Ils ont pas voulu ? Tant pis pour eux. Mariée de force à un richou à 13 ans, Françoise décide de remplir ses devoirs conjugaux (on disait comme ça à l’époque), mais veut être sûre de n’en tirer AUCUN PLAISIR. Du coup, elle se brûle les organes génitaux à la graisse de porc avant le sexe histoire de douiller à mort.

Autrement, tout allait bien dans sa vie puisqu’elle avait des visions récurrentes de démons se sodomisant les uns les autres, ce à quoi elle répondait en buvant de l’eau dans un crâne humain. C’était une gothique, en fait.

Elle finit par mourir en 1440 et par être canonisée en 1608. Allez savoir pourquoi on l’a désignée Sainte patronne des automobilistes.

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7. Siméon le Stylite s'en foutait que sa maison soit nulle, j'y suis j'y reste

Né autour de l’an 390, Siméon s’était installé en haut d’un pilier pour vivre. Pour éviter de tomber quand il dormait, il s’était attaché une corde autour de la jambe qui, comme toute forme de corde autour de toute forme de jambe, finit par lui pénétrer dans la chair. Personne ne dut lui dire qu’il était peut-être temps d’aller chez le médecin quand la chair vive commença à suinter et que des vers se développèrent. D’ailleurs, il les aimait bien, ses vers, il les trouvait sympas pour des colocs. Quand ils tombaient, il les rattrapait et les remettait dans la plaie en disant : « mange donc ce que Dieu t’a donné. » A la fin, il est mort. Pas d’infos sur son patronage : peut-être les asticots ?

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8. Ita de Killeedy, toujours à faire chier tout le monde avec son scarabée géant

Abbesse de Killeedy au Vème siècle, Ita se baladait tout le temps avec un scarabée géant accroché à ses flancs par les mandibules. Un jour, le scarabée s’échappa et les autres nonnes l’explosèrent. Trop triste.

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9. Macaire de Scété, le mec qui kiffait les piqûres de moustique

Au IV° siècle, Macaire de Scété vivait dans une communauté égyptienne avec des moins ermites. Une seule occupation pour meubles les journées : l’auto-sacrifice. Un jour qu’un moucheron l’emmerdait, Macaire le tua par réflexe. Culpabilité éternelle : il aurait quand même pu souffrir plutôt que de tuer un moucheron. On ne peut pas vraiment le contredire, c’est sympa les moucherons. Pour se flageller, il se mit en route vers les marais infestés de mouches et de moustiques et s’y installa à oilpé en laissant les insectes le bouffer. Quand il retourna à sa communauté, la seule chose qui demeurait reconnaissable chez lui, c’était sa voix.

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10. Véronique Giuliani, inventrice de l'aspirateur

Née en 1660 et sans aucun lien avec l’ancien maire de New-York, Véro décida de vivre la pénitence à 100%. Elle s’enferma dans une cellule et laisse pourrir un poisson qu’elle s’obligeait à sentir et à goûter régulièrement, pour mieux apprécier ensuite le goût du poisson frais.

En entendant parler de ses stigmates, l’église envoya un type pour voir si c’était pas seulement une nana qui cherchait à faire parler d’elle. Pour la tester, le type en question l’obligea à aller vivre dans un placard bourré d’araignées et d’insectes et à nettoyer le sol avec sa langue. Véro nettoya le sol et les murs, avalant toute forme de vie invertébrée. Le test était réussi.

On ne sait toujours pas pourquoi le type en question n’a pas été foutu en prison.

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Toutes ces histoires de gens qui mangent des asticots, c’est pas piqué des hannetons.

Source : Listverse