Crédits photo (creative commons) : Crystian Cruz

Toifilou Maoulida en tête du classement des buteurs, Jérôme Rothen favori de la catégorie "meilleur joueur de Ligue 2" aux trophées UNFP, la ligue 2 fait cette saison la part belle à d'anciennes gloires du football hexagonal. Considérée de manière récurrente comme une antichambre fade et grossière de la Ligue 1, le championnat a pourtant vu passer en son sein quelques pépites du football français d'hier et d'aujourd'hui.

  1. Michel Platini, Nancy (1974-1975)
    Avant de s'engraisser joyeusement sur le compte de l'UEFA dans les plus luxueux hôtel du monde, Platoche a du se taper les hôtels Formule 1 et Campanile lors des déplacements de l'AS Nancy-Lorraine à Blois, à Béziers ou encore à Montluçon. Tout vient à point à qui sait attendre donc, pour celui qui a joué les 32 matchs de son équipe en 1975, inscrivant 17 buts lors de ce championnat où a été mis en place un système de points bonus pour l'équipe qui gagnait par au moins 2 buts d'écart. Le Ballon d'Or (1983, 1984, 1985), le Championnat d'Europe des Nations (1984), la Coupe des clubs champions (1985)...et le Championnat de France de D2 (1975). La postérité de l'ancien meneur de jeu de l'Équipe de France n'aurait assurément pas été la même sans ce dernier titre...
  2. Jean-Pierre Papin, Valenciennes (1984-198), puis Guingamp (1998-1999)
    JPP est né en D2, au service de Valenciennes. Il revient dans la division préférée d'Eurosport en 1998, cette fois pour porter les couleurs de l'En Avant de Guingamp. Entre ces deux expériences, ponctuées par la réalisation de 22 buts, quasiment rien à signaler.
  3. Emmanuel Adebayor, Metz (2002-2003)
    On a tous une ex-copine d'adolescence dont on n’est pas forcément très fier. Cette nana pas magnifique, pas futée et même pas bonne au pieu, mais dont on a abondamment visité le corps durant quelques semaines, avant de se rendre compte de la faiblesse de son potentiel attractif. Celle que l'on a coutume de nommer avec arrogance "erreur de jeunesse" au sein d'un parcours évidemment uniquement composé de conquêtes plus délicieuses les unes que les autres. Emmanuel Adebayor a évolué à Monaco, à Arsenal, à Manchester City, au Réal de Madrid, et aujourd'hui à Tottenham. Mais c'est au FC Metz, en deuxième division française, qu'il a perdu sa virginité. Tâche, donc.
  4. Eric Cantona, Martigues (1985-1986)
    Avant de devenir Eric « The King », Canto a joué 7 mois en D2. Prêté par Auxerre à Martigues, il y inscrit 4 buts en 15 matchs, récoltant également au passage 2 expulsions...! Comme quoi certaines choses ne changent jamais...
  5. Raymond Kopa, Angers (1949-1951), puis Reims (1964-1966)
    Pour ses débuts professionnels, Kopa signe à Angers et s'impose en D2, avec 15 buts en 60 matchs. Puis, comme ça lui plaît, il finit sa carrière à ce même niveau avec Reims. Passer par le Réal de Madrid et par l'Équipe de France pour se retrouver 15 piges plus tard dans le même championnat pourri, doit quand même y'avoir une sacrée sensation de gâchis...
  6. Fabien Barthez, Marseille (1994-1995)
    Le « Divin Chauve » (ou "Diva Chauve", pour la période nantaise) suit l'OM lors de sa rétrogradation sanction après l'affaire VA-OM. Accompagné de grands noms comme Ferreri, Dib, Cascarino, ou Amoros, le futur gardien de l'Équipe de France et de Manchester United participe grandement au titre de champion de l'OM, ce qui ne permet toutefois pas au club de remonter automatiquement en Ligue 1. Cherchez l'erreur.
  7. Delio Onnis, Monaco (1976-1977)
    Même s'il ne s'est jamais imposé en sélection argentine, Onnis reste à ce jour le buteur le plus prolifique du championnat de France, puisqu'il a au total inscrit 299 buts (pas 300, c'est un peu con). Lors de son passage à l'étage inférieur, à Monaco, il inscrit la bagatelle de 30 buts. Malgré ces statistiques gargantuesques, ce sont les noms de Maradona ou de Léo Messi qui reviennent le plus fréquemment aux lèvres lorsque l'on parle de buteurs argentins...Une injustice sans nom.
  8. Didier Drogba, Le Mans (1998-2002)
    12 buts en 64 matchs de championnat. Telles sont les rachitiques statistiques de l'ivoirien lors de son passage en 2e division, 4 années durant. Didier Drogba, c'est le même mec qui vient de permettre à Chelsea d'éliminer le Barça et de remporter la Cup face à Liverpool hein. La réussite est une question de bonne volonté, sans doute.
  9. Abedi Pelé, Mulhouse (1987)
    Une demi-saison en Alasace, au sein du trop méconnu FC Mulhouse. C'est ce qui a suffit aux recruteurs marseillais pour s'intéresser à l'international ghanéen, père des actuels joueurs de l'OM André et Jordan Ayew. Même si son premier passage à Marseille est un échec (il rejoint Lille de 1988 à 1990), Abedi Pelé fait partie de la grande équipe de l'OM championne d'Europe de 1993. Et préfère s'exiler au Qatar à la fin de sa carrière plutôt que de replonger en deuxième division française...
  10. Ludovic Giuly, Monaco (2011-2012)
    Nostalgique, l'ancien "petit prince" de Monaco ? Après la désillusion liée à la non-prolongation de son contrat au PSG en juillet dernier (et ce malgré la promesse initiale des dirigeants parisiens), Giuly choisit d'aller relever le dernier défi de sa carrière en rejoignant les rangs de Monaco pour 2 saisons, fraîchement descendu en Ligue 2. Plus qu'une bonne équipe de tocards traumatisés par la descente incapables de foutre un pied devant l'autre en début de saison, Ludo y retrouve le club qui l'a vu exploser au niveau international 10 ans auparavant, et avec qui il a disputé une finale de Ligue des Champions en 2004. C'est lorsque l'on s'arrête d'en créer que l'on consulte le plus souvent ses souvenirs...
  11. Laurent Blanc, Montpellier (1983-1987)
    Avant de distribuer les bons et les mauvais points, l'actuel sélectionneur de l'Équipe de France a fait ses classes en seconde division avec son club formateur de Montpellier. 116 matchs et 29 buts plus tard, il accède à la première division, et échange rapidement son poste de milieu offensif contre un poste de libéro dans lequel on le replace davantage. Mais au contraire de Raymond Kopa ou de Ludovic Giuly, Blanc décide de mourir footbalistiquement loin de son lieu de naissance, et choisit les projecteurs et de la Premier League et de Manchester United plutôt que la L2 et Montpellier. Chacun son truc, faut respecter hein.

On aurait aussi pu évoquer David Ginola, Stéphane Guivarc'h ou encore Sylvain Wiltord. Et vous, vous en voyez d'autres ?

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