Parmi les grands drames qu’entraîne le confinement de la population, il y en a un qui n’est pas des moindres et qui plonge pourtant une grande partie des gens dans une piscine de sueurs froides : les devoirs à faire à la maison. Tout d’abord parce que c’est un bordel monstrueux qu’il a fallu organiser en très peu de temps pour permettre aux profs de donner des devoirs à leurs élèves via une application, et puis ensuite parce que ce sont les parents qui ont du prendre le relais pour assurer le suivi des cours de leurs petits louveteaux de sales gosses. Enfer & damnation.

1. Commencer par faire comprendre aux enfant que c'est pas du tout les vacances justement...

Oui on reste la maison, oui on va pas à l’école, mais non c’est pas les vacances pour autant. C’est vrai que logiquement ça y ressemble, mais ne fait c’est pas ça. Bref, c’est compliqué. Vous insistez sur le fait que c’est pareil pour tout le monde, que vous même vous travaillez (même si dans les faits votre productivité a chuté de 80 %), mais rien n’y fait. Votre fils vous a vu faire des conf call en caleçon, il sent bien que quelque chose cloche, mais quoi ?

2. ... et même quand c'est les vacances bah c'est pas non plus les vacances en fait

YOUPI ! Depuis le 3 avril, c’est les vacances pour la zone C. Sauf que ce sont des vacances où les journées vont ressembler EXACTEMENT aux journées de quand c’était pas les vacances justement, concept qu’on avait déjà du mal à expliquer. Les maîtres et les maîtresses ont gentiment écrit qu’il y aurait des devoirs aussi pendant cette période. Sauf que là c’est à toi de devoir gérer l’occupation des mioches tout au long de la journée. Grosse arnaque quoi. Les vacances sont devenues l’inverse des vacances.

3. L'attente du message matinal avec les instructions

Tous les matins on attend de voir ce que nous proposent les profs. Un peu anxieux on l’avoue, parce que l’humeur des nains de la maison dépendra en grande partie de la quantité de travail à faire qu’ils vont rapidement convertir « en temps de télé perdu ». Ainsi, on a systématiquement droit à un « TOUT CA ? » indigné dans la seconde qui suit l’ouverture du mail.

4. Le labyrinthe des devoirs

On pensait bêtement que recevoir les devoirs seraient simples. Un petit tour sur une boîte mail, Aller jeter un œil sur Pronote et le tour est joué. NON. Parce que la vie nous envoie souvent des petits messages comme « ÇA SERAIT TROP SIMPLE POV NAZE TKT DONC PA TU VAS MORFLER SA MERE ». Récupérer l’ensemble des devoirs se transforme rapidement en parcours initatique fait de rebondissements, de labyrinthes et de chemins sinueux avec plein de sorties différentes aux noms effrayants : Pronote, Gmail, CNED, Paris Classe Numérique, Qwick… Chienne de vie.

5. Répondre avec dignité au problème qui commence par "Sachant qu'un train part à 7 heures de Lyon..."

On n’a jamais su le faire c’est pas maintenant en plein confinement qu’on va comprendre. Et puis de toute façon il n’y a plus de train en ce moment, ou alors y’a personne dedans, alors pour quoi on se s’emmerderait à essayer de comprendre quel train va arriver en premier. Et puis pour aller où exactement en plus ? Y’a plus de destinations moi j’vous dis ! Y’a plus d’avenir ! ON EST TOUS FOUTUUUUUUUUUUUUS. Pardon je craque. Surdose d’arithmétique ce matin.

6. Le relativité du temps

Comment expliquer à un enfant que 1 heure passée à faire ses devoirs lui paraisse 4 heures et que 8 heures devant la console lui paraisse 12 minutes ? Parce qu’il est trop jeune pour lui expliquer la théorie des cordes (aussi parce que ça n’a rien à voir et également parce que vous n’avez rien compris), ne cherchez pas à expliquer, et munissez-vous d’une grosse horloge (2 mètres sur 2 environ) pour qu’il n’ait pas l’impression d’être pris en traître.

7. L'absence d'imprimante

Une imprimante vous manque et tout est dépeuplé. C’est con comme cet objet qui vous semblait venir de l’ancien temps se révèle utile quand vous n’en avez pas et que vous en avez rudement besoin parce que vos enfants sont incapables d’avoir une écriture un tout petit peu lisible et que vous avez honte d’envoyer leurs crottes de mouches aux professeurs qui sont déjà en burn-out.

8. Globalement, l'absence de pas mal de meubles pourtant utiles chez toi

C’était sympa ce côté hippie chez toi sans table à manger. Tes enfants avaient l’habitude de faire leurs devoirs avachis sur le canap ou allongés n’importe comment par terre. Mais maintenant qu’ils doivent bosser toute la journée chez eux, tu te dis que tu es clairement un parent indigne. « Bon bah tant pis pour ce confinement là, vous avez qu’à écrire en prenant appui sur le mur et promis au prochain confinement de vous achète un bureau ».

Le confinement avec les enfants c’est vraiment du pur bonheur.