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Les écrivains sont des gens qui vont mal, mal-être qui généralement peut être source d’inspiration. Si l’on n’ose imaginer les sévices infligés à Guillaume Musso pendant sa prime jeunesse (ceci expliquant sans doute cela) de nombreux artistes maudits ont tenté de noyer leurs démons dans diverses substances. Malheureusement pour eux-et heureusement pour la Littérature avec un grand L, comme « lose »-à force, leurs démons ont appris à nager. Voici donc les écrivains au comportement addictif qu’il ne faut surtout pas imiter les jeunes, parce que la drogue et l’alcool c’est SALE.
- Robert Louis Stevenson: la cocaïne
R.L Stevenson était tuberculeux à l’époque bénie où le docteur vous prescrivait de la cocaïne pour vous soigner. Pas vraiment un affreux junkie donc, mais sa visite des paradis artificiels a dû lui filer un sacré coup de boost pour sa randonnée Voyage avec un âne dans les Cévennes ou encore l’inspirer pour L’Etrange Cas du Docteur Jekyll et de M.Hyde… - Vladimir Nabokov: morphine
On ne peut pas être un écrivain polyglotte auteur de l’un des romans les plus controversés du XXe siècle (Lolita), joueur d’échecs et entomologiste sans un petit coup de main… - Aldous Huxley: LSD
Sans doute pour trouver Le Meilleur des Mondes. Une addiction rendue célèbre par ses derniers mots, une note écrite dans laquelle il quémandait à sa femme du LSD. Vilain drogué, va. - Jean-Paul Sartre: la mescaline
Comme beaucoup de ses comparses ayant expérimenté la mescaline (Antonin Artaud, Henri Michaux…) l’auteur de Huis-Clos a écrit sur son expérience. La bonne excuse. La mescaline, c’est VILAIN. - Théophile Gautier: haschich
On a du mal à s’imaginer d’illustres artistes en fumeurs de shit, et pourtant Gautier était le co-fondateur du Club des Haschischins, qui comptait parmi ses membres émérites Delacroix, Baudelaire, Nerval et Dumas. Pensez-y les jeunes la prochaine fois que vous vous ferez gaulés: dites que vous êtes un club voué à l’étude et l’expérience des drogues, ça passera mieux. Mais la drogue c’est SALE. - Alfred de Musset: alcool
L’auteur des Caprices de Marianne est décédé à l’âge vénérable de 46 ans, des suites d’un alcoolisme avéré. Comme quoi l’alcool ne conserve vraiment bien que les cerises. L’alcool c’est LAID. Bukowski prendra la relève, bien plus tard. - Charles Baudelaire: haschich, absinthe
Porté sur la défonce, l’auteur des Fleurs du Mal est aussi celui des Paradis Artificiels dans lequel on trouve Le Poème du Haschich. Attention les jeunes, l’absinthe, qui n’est rien d’autre que du Ricard amélioré, ne rend pas systématiquement génial non plus. La drogue et la picole c’est CACA. - Hunter S. Thompson: cocaïne, mescaline, alcool, LSD, marijuana…
L’auteur de Fear and Loathing in Las Vegas: A Savage Journey to the Heart of the American Dream (Las Vegas Parano) a inventé le journalisme gonzo et s’est suicidé. Entre temps, il a testé à peu près tout ce qu’il pouvait pour la cohérence de son œuvre et a révélé au monde l’agressivité des chauve-souris. Rendons-lui grâce de s’être sacrifié ainsi pour nous éclairer. La drogue c’est MAL. - Arthur Rimbaud: opium
Celui qui prônait le dérèglement de tous les sens a donné de sa personne pour donner l’exemple. Note: si vous n’êtes pas en pleine rédaction d’Une saison en Enfer, vous pouvez vous dispenser d’opium. - Honoré de Balzac: la caféine
Pas très rock’n'roll l’auteur de La Comédie Humaine, certes, mais ce n’est pas en carburant à la verveine-menthe qu’il aurait pu écrire Le Père Goriot en 40 jours. Il a été récemment prouvé que le café était en fait bon pour le cœur Finalement Balzac n’était pas si infréquentable.
Et aussi, Burroughs (mixant l’ensemble), Kerouac (la marijuana et la benzédrine)…
Top écrit par Junain
source : Friandises littéraires de Joseph Vebret
Commentaires au top
T'as quelque chose à dire, une réaction ? C'est ici. Oui, c'est bien fait hein ?
Bon top .Des ecrivains accros !!!! Il fallait y penser !!!
Et kerouac, bukowski, burroughs, cassady
Ha et l’absinthe n’a rien a voir avec le pastis….
la cafeine est une drogue ? c est nouveau ca
La cafeïne si tu en prends trop devient une drogue oui. Certain vont être de gros accros de café à tel point qu’ils ne se séparent pas de leur thermos afin de toujours en avoir sur eux. Et les effets sur la santé sont pas super !
C’est vrai qu’il manque la Beat Generation quand même.
Sinon excellent top!
Burroughs !!! Bukowski !!!! Kerouac !!!! Je sais qu’il y en a pas mal mais bon les 3 là c’est obligatoire dans ce genre de top !
Il y a aussi Brigitte Fontaine !
Ah ouais quand même, il est grave ce topito !!! Je plussoie l’avis de certains, ne pas mettre Burroughs ou Bukowski !!!! Et l’absinthe ???? Si dorénavant elle n’est pas particulièrement dangereuse, sa recette d’origine pouvait vous rendre fou, aveugle,….
Philipe K Dick, un des auteurs SF fétiche d’hollywood (ses oeuvres ont notamment inspirées Blade Runner, Total Recall, Planète hurlante et Minority Report…) a testé bien des drogues mais c’est de loin les amphétamines dont il a le plus abusé… Cela lui permettait de tenir un rythme d’écriture effroyable (il aurait parait il écrit certains de ces romans en 3 jours sans sommeil :O )…
Je dois avouer que j’ai commis une dissertation sous l’emprise d’un gros pot de Nutella. Le gras c’est VILAIN
@ rockfever: Merci, on évoque maintenant Bukowski dans le passage sur Musset. Burroughs et Kerouac, qui ont quasi tout essayé, sont moins emblématiques d’une seule drogue. On les cite maintenant en bas du top. Merci bcp !
Je trouve cela plutôt abusé de faire de quelques cas, une généralité…à ce moment-là, beaucoup d’autres « artistes » dans l’univers musical ou cinématographique aussi, sont des « drogués ». Certains en sont morts, d’ailleurs…Je ne me prends pas « encore » pour une écrivain mais j’écris beaucoup, et en ce qui me concerne, ce sont mes émotions et autrui qui m’inspire. Je dirais que c’est davantage le « succès » qui tourne la tête aux gens et qui les poussent à prendre des substances que l’inverse.
Il nous maque un certain Frederic B. ^^
Heu burroughs moins emblématique d’une seule drogue. La quasi totalité (voir la totalité j’ai pas lu tout burroughs pour le moment) parle de ces affinité suicidaire avec l’héroïne (et la morphine mais bon s’est pareil). Si ça c’est pas être emblématique d’une drogue je sais pas s’que sais…
Ha et parce que je suis un chieur professionnel c’est argument est nul et non avenu avec Hunter S. Thompson dans la liste….
@Lycie: Ouais, t’as grave raison ! Rimbaud il avait tellement besoin de reconnaissance au niveau de ses écrits qu’il a jeté le manuscrit des Illuminations et qu’on aurait tout simplement jamais pu les lire si Verlaine avait pas farfouillé un peu dans ses affaires. Baudelaire, il a tellement eu de succès de son vivant que ça a dû lui tourner la tête aussi ! Sans parler de Balzac, qui a bien entendu vécu dans une opulence sans nom tout au long de sa vie, c’est aussi un fait, oui. Et, sans déconner, OU une généralité a-t-elle été faite ? C’est un TOP 10, et je n’ai vu nul part écrit que la drogue il faut en prendre pour savoir écrire (cf. le texte de Baudelaire sur le haschich à la fin des fleurs du mal, où il relie poison et création toussa …).
On se renseigne un peu avant de sortir de pareilles banalités, ça peut éviter de passer pour une dinde.
Sinon, très bon top, intéressant (connaissais pas le journalisme gonzo, le concept est génial !)
Bon top, sujet intéressant (pour une fois qu’y'a pas Star Wars dans le titre…)
manque Charles Duchaussois (lol)
Dur d’en retenir que 10 sur tous les paumés de la littérature classique ou contemporaine !
toute la redac’ de Marça, tu sais le quotidien sportif pro Barça….
Sigmund Freud,le père fondateur de la psychanalyse s’est aussi allègrement laché sur la cocaïne pour calmer son cancer de la gorge…Mouai…
Ses écrits très impressionants en tout cas!
Euh dans le club des haschihins on ne fumait pas de shit… on mangeait du dawamesck, une pâte gluante d’herbe , une sorte de confiture, que l’on mélangeait à un café chaud… ou à de l’alcool même si la chaleur permettait une meilleure dissolution ( comme du miel dans un lait chaud…).
J’écrase TOUT les racistes en RS6 !!!
Très bon top ! Bien documenté, instructif (je ne connaissais pas la mescaline), et bravo d’avoir rajouté la caféine (car oui, quand on est puriste, c’est une drogue au même titre que le reste).
Sinon, question : tous ces artistes auraient-ils livré leurs plus belles créations sans l’apport de ces substances ? On peut se le demander, surtout dans le cas de la marijuana et du LSD..
Sinon, juste pour contredire un chouïa le running gag de ce top : la drogue, ce n’est pas sale du tout, c’est l’addiction qui l’est :P
http://www.youtube.com/watch?v=O0oLQP7V_XQ
Dommage qu’il manque Thomas de Quincey : la drogue a une place particulièrement importante dans son œuvre. D’ailleurs, Baudelaire a traduit et commenté plusieurs passages des Confessions d’un mangeur d’opium anglais dans Les Paradis artificiels.
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