Crédits photo (creative commons) : Curtis Gregory Perry

Les écrivains sont des gens qui vont mal, mal-être qui généralement peut être source d'inspiration. Si l'on n'ose imaginer les sévices infligés à Guillaume Musso pendant sa prime jeunesse (ceci expliquant sans doute cela) de nombreux artistes maudits ont tenté de noyer leurs démons dans diverses substances. Malheureusement pour eux-et heureusement pour la Littérature avec un grand L, comme "lose"-à force, leurs démons ont appris à nager. Voici donc les écrivains au comportement addictif qu'il ne faut surtout pas imiter les jeunes, parce que la drogue et l'alcool c'est SALE.

  1. Robert Louis Stevenson: la cocaïne
    R.L Stevenson était tuberculeux à l'époque bénie où le docteur vous prescrivait de la cocaïne pour vous soigner. Pas vraiment un affreux junkie donc, mais sa visite des paradis artificiels a dû lui filer un sacré coup de boost pour sa randonnée Voyage avec un âne dans les Cévennes ou encore l'inspirer pour L'Etrange Cas du Docteur Jekyll et de M.Hyde...
  2. Vladimir Nabokov: morphine
    On ne peut pas être un écrivain polyglotte auteur de l'un des romans les plus controversés du XXe siècle (Lolita), joueur d'échecs et entomologiste sans un petit coup de main...
  3. Aldous Huxley: LSD
    Sans doute pour trouver Le Meilleur des Mondes. Une addiction rendue célèbre par ses derniers mots, une note écrite dans laquelle il quémandait à sa femme du LSD. Vilain drogué, va.
  4. Jean-Paul Sartre: la mescaline
    Comme beaucoup de ses comparses ayant expérimenté la mescaline (Antonin Artaud, Henri Michaux...) l'auteur de Huis-Clos a écrit sur son expérience. La bonne excuse. La mescaline, c'est VILAIN.
  5. Théophile Gautier: haschich
    On a du mal à s'imaginer d'illustres artistes en fumeurs de shit, et pourtant Gautier était le co-fondateur du Club des Haschischins, qui comptait parmi ses membres émérites Delacroix, Baudelaire, Nerval et Dumas. Pensez-y les jeunes la prochaine fois que vous vous ferez gaulés: dites que vous êtes un club voué à l'étude et l'expérience des drogues, ça passera mieux. Mais la drogue c'est SALE.
  6. Alfred de Musset: alcool
    L'auteur des Caprices de Marianne est décédé à l'âge vénérable de 46 ans, des suites d'un alcoolisme avéré. Comme quoi l'alcool ne conserve vraiment bien que les cerises. L'alcool c'est LAID. Bukowski prendra la relève, bien plus tard.
  7. Charles Baudelaire: haschich, absinthe
    Porté sur la défonce, l'auteur des Fleurs du Mal est aussi celui des Paradis Artificiels dans lequel on trouve Le Poème du Haschich. Attention les jeunes, l'absinthe, qui n'est rien d'autre que du Ricard amélioré, ne rend pas systématiquement génial non plus. La drogue et la picole c'est CACA.
  8. Hunter S. Thompson: cocaïne, mescaline, alcool, LSD, marijuana...
    L'auteur de Fear and Loathing in Las Vegas: A Savage Journey to the Heart of the American Dream (Las Vegas Parano) a inventé le journalisme gonzo et s'est suicidé. Entre temps, il a testé à peu près tout ce qu'il pouvait pour la cohérence de son œuvre et a révélé au monde l'agressivité des chauve-souris. Rendons-lui grâce de s'être sacrifié ainsi pour nous éclairer. La drogue c'est MAL.
  9. Arthur Rimbaud: opium
    Celui qui prônait le dérèglement de tous les sens a donné de sa personne pour donner l'exemple. Note: si vous n'êtes pas en pleine rédaction d'Une saison en Enfer, vous pouvez vous dispenser d'opium.
  10. Honoré de Balzac: la caféine
    Pas très rock'n'roll l'auteur de La Comédie Humaine, certes, mais ce n'est pas en carburant à la verveine-menthe qu'il aurait pu écrire Le Père Goriot en 40 jours. Il a été récemment prouvé que le café était en fait bon pour le cœur Finalement Balzac n'était pas si infréquentable.

Et aussi, Burroughs (mixant l'ensemble), Kerouac (la marijuana et la benzédrine)...

Top écrit par Junain

source : Friandises littéraires de Joseph Vebret

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