Les road trips à vélo ont le vent dans le dos depuis un certain temps. Ca tombe bien, c’est plus facile pour pédaler. C’est aussi un bon moyen de voyager, à la fois économique et écologique qui permet de sortir des sentiers battus, à condition de ne pas s’y prendre comme un manche.

1. Préparez à l’avance votre plan de route

Un road trip à vélo ne porte pas forcément bien son nom, car des routes vous n’en croiserez pas tout le temps. Parfois ce sera des sentiers moyennement balisés, quand vous ne serez pas carrément tenté de couper pour éviter la circulation, ou simplement pour faire le malin. Un conseil : préparez bien votre itinéraire à l’avance. Ca vous évitera de vous retrouver dans un col de 4ème catégorie alors que vous avez déjà de la choucroute dans les mollets, ou de devoir faire un détour de 20 bornes pour traverser une saloperie d’autoroute qui a poussé au milieu de nulle part.

2. N’en faites pas trop

Souvent, les cyclistes ont tendance à en faire des caisses dès qu’ils enfourchent leur monture. Il faut que ça transpire et qu’on sente que les guibolles travaillent à plein régime. C’est sympa mais complètement débile si vous vous lancez dans un trip de plusieurs jours. Economisez-vous ! Et tant pis si vous êtes légèrement en retard sur votre plan de route. Comme on dit, qui va piano va sano e lontano, et ce, même si vous n’êtes pas musicien. Comptez 50 bornes par jour pour y aller pépère, quand les plus aguerris pousseront jusqu’à 100 à 150 km, la tête dans le guidon… ce qui n’est pas top pour profiter du paysage.

3. Voyagez léger

Une évidence en théorie, mais en pratique, on croise encore pas mal de voyageurs à vélo qui ont transformé leur monture en véritable camping-car. Par exemple, un sac à dos de 20 kilos peut paraître gérable quand on part en voyage, mais il deviendra un véritable boulet après seulement quelques kilomètres à vélo, qui vous cassera les lombaires en même temps que les mollets. Bienvenue en enfer.

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4. Misez sur le bon cheval

Façon de parler. Quitte à souffrir pendant des jours, le cul moulé sur un petit morceau de cuir, autant bien choisir votre engin de torture. Le choix du vélo pour un road trip est primordial. Et pas question de l’acheter sur Internet sans l’avoir essayé avant en magasin, ou emprunté celui du voisin. Si le VTT garde encore la cote pour ce genre d’aventure, le vélo randonneur et encore mieux, le vélo couché, peuvent être des alternatives intéressantes. Surtout ce dernier, qui bien que plus onéreux à l’achat, offre un confort incomparable, en plus de vous garantir une meilleure tenue de route et un freinage plus efficace.

5. Sacoches plutôt que sac-à-dos

Comme expliqué un peu plus haut, le sac à dos n’est pas le meilleur ami du cycliste. C’est lourd, ça vous cisaille les épaules, en plus d’offrir une prise au vent digne d’une caravane allemande. Optez plutôt pour les sacoches latérales pour y fourrer votre barda, assorties d’un porte bagages, voire pourquoi pas, d’une petite remorque à roulettes.

6. Embarquez un kit de réparation XXL

Pendant votre périple, il n’y a pas que vous qui risquez d’être crevé, vos pneus aussi. Sans parler des autres dysfonctionnements que vous allez forcément rencontrer en cours de route. Frein qui lâche, roue qui part en vrille, chambre à air qui siffle, chaîne qui déraille… Emportez avec vous de quoi réparer, voire même de quoi entretenir votre matos afin d’espacer au maximum les avaries techniques.

7. Soyez aux petits soins avec votre vélo

Un vélo c’est comme le physique passé la quarantaine : faut l’entretenir si on ne veut pas qu’il parte en sucette. Par exemple, il vous faudra régulièrement nettoyer vos freins avec du papier de verre pour en virer toutes les saloperies accumulées dans les petites rainures. Même punition avec la transmission, les dérailleurs, plateaux, pignons et chaîne doivent être nettoyés et huilés régulièrement, surtout si vous roulez en dehors des sentiers battus. Quant à votre selle, un peu de graisse de phoque ne lui fera pas de mal. Si elles le pouvaient, vos fesses vous diraient merci.

8. Faites gaffe à votre alimentation

Vous trouvez que les accros à la muscu ont une alimentation chelou ? Attendez de voir ce que doivent s’enfiler les cyclistes. Comme tous les adeptes d’efforts longs et répétés, ces derniers gobent quotidiennement un paquet de vitamines en cachetons, accompagnées de sucres lents (féculents, pâtes, riz, céréales, pain, bananes, farine de blé, lentilles, pommes de terre etc.) qui permettent de fournir durablement de l’énergie à leurs muscles qui moulinent à plein régime.

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9. La gestion de l’eau

La flotte c’est vitale pour s’hydrater mais ça pèse une tonne, enfin 1 kilo par litre, mais vu ce que vous allez transpirer chaque jour sur votre vélo, il va falloir trouver une solution pour refaire régulièrement le plein. Si vous prévoyez de vadrouiller dans la nature, prévoyez de quoi récupérer l’eau de pluie, voire des pastilles désinfectantes pour assainir n’importe quelle eau. Dernière solution : la bouteille filtre de Katadyn qui permet comme son nom l’indique, de filtrer immédiatement de l’eau et d’en éliminer, à la fois les bactéries/parasites et les virus (plus petits et donc habituellement plus difficile à virer).

10. Gare à la chute

Même si ça fait un bail que vous avez viré les petites roues de votre vélo, vous n’êtes pas à l’abri de vous manger une gamelle. Autant vous y préparer en emportant un kit de premiers secours et pourquoi pas, cette magnifique écharpe airbag spécialement imaginée pour les adeptes de la petite reine. Ah et dernière chose : déconnez pas, pensez à souscrire à une assurance internationale. Ca coûte un bras, mais elle pourrait bien vous sauver vos fesses. A vous de choisir.

Vous aussi, votre rêve serait de mourir sur selle ?

Source : lonelyplanet