Il y a des gens qui ont des chats ou des chiens. Parfois même des enfants. Et puis il y a les autres qui refusent de faire comme tout le monde et décident d’adopter un reptile de type serpent. Moins poilu certes (je parle pas de l’enfant mais du chat ou du chien, entendons-nous) mais diablement mignon à ses heures. Si d’aventures vous envisagez de vous procurer ce genre de compagnons de vie, il y a toutefois quelques conseils à suivre pour qu’il apprenne à être un bon pépère à sa mémère.

1. Un serpent ne se dresse pas

C’est la première chose à savoir. Beaucoup de personnes qui envisagent d’adopter un serpent espèrent avoir une bête de foire qui sautera dans des cercles de feu et formera un cœur avec son corps sur un claquement de doigt. Mais déjà c’est très compliqué à faire avec un chat alors avec un serpent c’est mort.

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2. Chaque espèce de serpent nécessite des soins différents

Quand tu débutes dans le monde du reptile, certaines espèces sont plus simples à prendre en charge que d’autres. On conseille souvent le serpent des blés pour un premier serpent car il n’est pas agressif et ne nécessite pas un grand terrarium (question budget, c’est donc plus abordable). Quoiqu’il arrive, il faut bien te renseigner sur l’espèce que tu souhaites acquérir et ses spécificités. Par exemple, si tu t’éprends d’un boa c’est mignon mais n’oublie pas qu’en grandissant il aura besoin d’un plus grand terrarium.

3. Il faut habituer le serpent à ta présence

Pas besoin de lui faire des bisous sur le nez toutes les 5 minutes mais il faut bien garder en tête que le serpent peut flipper un peu une fois sorti de son terrarium. Pour avoir un contact plus calme et serein avec lui, il faut donc l’habituer à ton contact de manière à ce qu’il intègre bien que tu es son pote et que tu vas pas le faire sauter à la poêle.

4. Non, ton serpent ne va pas se balader chez toi comme un chat

Le serpent n’est pas fait pour vivre dans un appartement à la cool et s’endormir dans tes bras langoureusement. Tu peux le sortir de son vivarium mais il faut le garder à l’œil et toujours le remettre chez lui sinon tu peux être sûr de le paumer. Le serpent va chercher un coin chaud OKLM et ça peut être derrière un meuble ou dans un recoin obscur de ta penderie, il pioncera pendant quelques semaines voire quelques mois tranquillou avant que tu ne remettes la main dessus.

5. Il faut aménager correctement son terrarium

Encore une fois ça dépend des espèces de serpents. Mais grosso modo il faut toujours qu’il ait à disposition des cachettes sympa, de l’eau et une chaleur branchée (attention, ça ne veut pas dire une chaleur cool qui s’habille à la mode mais plutôt un matelas chauffant un thermostat réglé sur des températures spécifiques selon les espèces avec un mode jour/nuit). Après tu peux mettre de la déco « effet jungle » si ça te chante mais techniquement le serpent, c’est pas Valérie Damidot, il s’en tamponne de voir des arbres dessinés.

6. Ne surtout pas utiliser de substrat à base de cèdre ni de sable

Le substrat c’est un peu comme de la litière de serpent. Tu peux utiliser du papier journal, des cartons, des essuie-touts ou des copeaux de bois (mêmes si cette dernière option n’est pas toujours pratique pour récupérer le caca de serpent). Seules restrictions : le cèdre, parce qu’il dégage des toxines qui peuvent être dangereuses pour le reptile et le sable, parce que ça peut provoquer des occlusions intestinales.

7. Il faut savoir comment le manipuler

De la même façon que tu ne portes pas un chat par la queue ou un chien par sa patte arrière, il ne faut pas porter un serpent n’importe comment. Evidemment pas par la tête ni par le bout de la queue, ce sont des zones fragiles et qui peuvent être douloureuses si on les tient pas (il risque de pas kiffer et de te mordre en guise de réponse). Il faut le porter façon à ce que son poids soit bien réparti et que tu n’abîmes pas sa colonne vertébrale, une queue de serpent peut se casser très facilement et ça peut avoir des répercutions sur son alimentation (il va essayer de manger puis galérer et recracher sa bouffe) et donc sa santé.

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8. Ils SURKIFFENT les cachettes

Les serpents se laissent difficilement manipuler quand ils sont jeunes parce que tout est beaucoup plus grand qu’eux et qu’ils savent qu’ils sont une proie facile. Du coup, ils passent beaucoup de temps à se cacher (90 % de leur journée en gros). Ils ne sortent que pour chercher à manger et retournent très vite se planquer, d’où le fait que beaucoup soient nocturnes.

9. Il faut compter un budget plus ou moins de 500 €

Les serpents en soi ne sont pas hors de prix (un jeune python royal coûte dans les 60e). Mais si tu veux un serpent, il faut l’accueillir comme il se doit et investir dans un vivarium avec une température adéquate. Et il faut adapter le vivarium à la taille de l’animal et donc possiblement en acheter un nouveau si le premier ne convient plus.

10. Oui... il va falloir lui filer des souris à bouffer... ou des poussins...

Les serpents sont encore vachement à la bourre sur le véganisme. Donc n’espère pas le nourrir de quinoa et de graines de chia. Si tu peux qu’il se développe à peu près normalement, il faut accepter de lui donner ce que son corps réclame : des souris (dont la taille varie en fonction des espèces de serpents, parfois ce sont des rats). Mais heureusement, les boutiques spécialisées te fournissent ce matos alimentaire sous forme congelée (et non, on ne veut pas savoir comment ils font ça aux souris). Si toutefois le serpent est exigeant (encore une fois, ça dépend des espèces), tu peux remplacer ce succulent festin par des poussins. Le gars est un sheitan, quoi.

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Et si tu veux plus d’informations, tu peux suivre cette chaîne très chouette Snake Discovery ou GoHerping. Quoi qu’il en soit, renseigne-toi sérieusement avant d’envisager toute adoption, il est hors de question d’adopter une bestiole et de ne pas s’en occuper correctement par la suite parce que elle finalement, elle n’a rien demandé.