Alors oui, la musique, lorsque tu l’écoutes avec un casque, c’est d’abord un bon moyen de signifier aux autres que tu n’as surtout pas envie de leur adresser la parole. Mais sache qu’elle est également très bénéfique pour notre petit cerveau. Et ouais, Despacito contribue à ton bien-être… Qui l’eut crû…

1. La musique régule notre stress

Et ouais, lorsque vous en écoutez dans une situation stressante, elle vous calme, elle vous apaise. Elle réduit l’anxiété et vous permet de mieux appréhender les événements. La musique agit sur nos émotions et les régulent. Elle agit sur la libération de cortisol (hormones du stress). D’ailleurs des neuroscientifiques britanniques ont conçu une musique qui permettrait de diminuer l’anxiété globale de 65%. Elle aurait également des effets sur la fréquence cardiaque et la diminution de la pression artérielle. On vous laisse écouter…

2. Elle augmente notre bien être et nous rend heureux

Logiquement, puisqu’elle réduit la libération de cortisol, on se sent mieux. Mais ce n’est pas tout, lorsque l’on écoute une musique qui nous plaît, on libère des endorphines (les mêmes que lorsque l’on vient de s’épuiser pendant 40 minutes à courir, difficile à croire…) ce qui favorise très nettement la bonne humeur. On propose donc d’installer des enceintes très puissantes dans les rues de Paris pour empêcher les Parisiens de tirer la tronche toute la journée.

3. Elle stimule la mémoire

Perso, je suis incapable de réciter l’alphabet sans chanter et c’est l’une des preuves de l’efficacité de la musique sur l’apprentissage : nos capacités cognitives sont mobilisées et bien que l’on soit en train d’apprendre, notre cerveau est mis en branle de manière plus globale, du coup, on retient mieux. Il semblerait qu’elle soit également d’une grande aide pour les personnes atteintes d’Alzheimer. Souvent, une mélodie, une note éveille en eux un souvenir même vague, et ce n’est pas rien. Il semblerait que la mémoire musicale soit plus persistante que les autres. Par ailleurs, on ne peut dénier son effet profondément apaisant sur ces derniers (des ateliers musicaux sont souvent organisés à des fins de relaxation).

4. La pratique d'un instrument améliore la plasticité du cerveau

En fait, l’apprentissage de la musique aurait un impact sur la structure et le fonctionnement de différentes aires du cerveau. En plus d’améliorer la sensibilité auditive de l’élève, ses capacités motrices et attentionnelles sont également touchées par cette progression. Même que (vous vous en doutiez) nous ne sommes pas à l’origine de cette trouvaille et elle est très largement vérifiable en étudiant le cerveau d’un musicien professionnel et celui d’un pécore lambda (vous, nous, moi) .

5. Elle favorise l'apprentissage du langage à la suite d'une lésion cérébrale

À la suite d’un AVC, certaines personnes sont atteintes d’aphasie (troubles de la parole). Il a été démontré que l’écoute de la musique permettait à ces derniers une rééducation plus efficace : en effet, les patients ont tendance à répéter les mots et phrases en chantant. Mais ce n’est pas tout, la pratique d’un instrument lui serait également utile pour retrouver ses capacités motrices plus rapidement.

6. Elle peut avoir un effet anti-douleur lors des interventions chirurgicales

Bon alors pas sûr qu’écouter l’album de Jul permette un apaisement complet (surtout pour le chirurgien en train de vous opérer). Dans le cadre d’une opération, la musique détourne l’attention des malades des bruits bien stressants comme par exemple le perceptible vrombissement des outils de surveillance, les « biiiiiiip » sortis de nulle part et autre trucs bien perturbants. À noter que même lorsque le patient est inconscient, la musique aurait un effet relaxant sur ce dernier, ce qui est quand même un truc de malade fou.

7. Elle permet de bien se concentrer

Surtout lorsque l’on a recours à de la musique binaurale : elle favorise l’entrée dans différents états de conscience et notamment la concentration. En fait, il faut s’intéresser à l’activité de notre cerveau qui fonctionne selon plusieurs rythmes cérébraux. Lorsque l’on en écoute, un son est diffusé dans l’oreille sur une fréquence spécifique et un autre sur une autre fréquence est diffusé dans la seconde oreille : leur mélange nous fait percevoir un troisième son absent de la bande musicale : c’est à la réception de de ce son que le cerveau modifiera son rythme cérébral en fonction des fréquences utilisées ; certaines permettront de stimuler la concentration par leurs effets dynamisants. Exemple :

8. Elle rend beau (vraiment très beau)

L’effet est assez ouf puisque vous devenez soudainement super attrayant physiquement. Vos boutons disparaissent, vos cheveux brillent d’un éclat extraordinaire et une aura de magnificence vous suit partout où vous allez.

Si avec ça, vous n’êtes pas convaincu qu’il est urgent de vous faire greffer un casque aux oreilles, c’est que vous êtes un peu trop têtu. Et on ne peut plus rien pour vous.

Source : Le Figaro, Psychologie.com, Le Journal des femmes, Hitek,

Source Image : Sense8/ Youtube