Diego aime parler. Maradona a un langage très imagé. Ces 35 dernières années, il a tout dit, tout raconté. Pour certains, il a été la voix du peuple, puisqu’il a dit tout haut ce que beaucoup pensaient tout bas. Pour d’autres, il est d’une incorrigible vulgarité. Mégalo, égocentrique, sincère, grande gueule ? Et vous, qu’en pensez vous ? Petit florilège de ses plus belles envolées... lyriques !

  1. "Je suis né dans un quartier privé de Buenos Aires...Privé d’eau, d’élécricité et de téléphone !"
  2. "On m’en a donné des surnoms, mais Pelusa est celui que je préfère parce qu’il me retransporte dans mon enfance à Fiorito. Je me souviens des Cebollitas (sa première équipe), des poteaux en bambous et quand on jouait seulement pour un Coca et un sandwich. Il n’y avait rien d’aussi pur."
  3. "Beaucoup disent de moi, "tu es dieu", et moi, je leur réponds "vous dites n’importe quoi". Dieu est Dieu et moi, je suis un simple footballeur."
  4. "Jusqu’à aujourd’hui, j’ai vécu 40 ans qui en valent au moins 70. Ma vie a été bien remplie : je suis sorti de Fiorito (son bidonville) pour atteindre le toit du monde, là haut, tout en haut de la célébrité. Mais une fois arrivé là, j’ai dû me démerder tout seul." : phrase prononcée il y a dix ans, puisqu’en octobre prochain, Diego Maradona soufflera ses 50 bougies.
  5. "On m’a coupé les jambes" : après son contrôle antidopage positif et son exclusion de la Coupe du Monde 1994.
  6. "J’ai un avantage sur les politiques : eux, ils sont publiques et moi, je suis populaire."
  7. "Au début, la drogue te rend euphorique. C’est comme gagner un championnat. Tu te dis : demain, je m’en fous puisqu’aujourd’hui, j’ai remporté le championnat."
  8. "Arriver dans la surface et ne pas pouvoir tirer au but, c’est comme danser avec ta soeur."
  9. "Jouer à huis clos, c’est comme jouer dans un cimetière" : en 1987, après un match à huis clos entre Naples et le Real Madrid.
  10. "A la clinique, lorsque j’étais interné, certains se prenaient pour Robinson Crusoé, d’autres pour Napoleon, et moi, personne ne me croyait lorsque je leur disais que j’étais Diego Maradona." : à la sortie de son hospitalisation dans un hôpital psychiatrique en 2004.
  11. "Bien sûr que je me suis embrouillé avec le Pape. Je me suis embrouillé avec lui, parce que lorsque je suis allé au Vatican, j’ai vu les plafonds recouverts d’or et ensuite j’ai entendu le Pape raconter que l’Eglise se préoccupait beaucoup des enfants les plus pauvres. Mais alors qu’il vende ses plafonds ! Et pourquoi, d’abord, il est à la Banque Ambrosiano ? Pour vendre de la drogue et des armes, comme l’affirme le livre Par la volonté de Dieu ?"

Top écrit par Alexandre Juillard, un topiteur qu'on aime bien, et qui vient de sortir une biographie sur Maradona. Vous pouvez l'l’acheter sur amazon ou dans toutes les bonnes librairies. Même qu'on va méchamment le faire nous.

Footeu-se dans l'âme ? On a déniché les gadgets les plus cool :