
Le mercato bat son plein. Ou presque, et surtout à Madrid en fait. Pour le reste, on discute, on joue aux gros bras, au poker menteur pour finalement assez peu de mouvements. Mais on devient habitué en France, l’important dans le mercato devient plus souvent ces gesticulations et les déclarations que les vrais mouvements de joueurs. Toujours est-il que le mercato a sa poésie, sa petite ritournelle chaque année. Qui donne a peu près ça.
- « Parti pour rester »(Journaliste): le jeu de mot ultime utilisé a peu près 500 fois par jour pour bien préciser que quelqu’un comme Rothen, sur le départ, restera finalement.
- « Dans le football tout est possible » (president et joueur): oui j’ai un contrat de 5 ans et j’adore ce club, mais si je peux me faire des couilles en or à Everton, je me casse.
- « Il faut d’abord vendre pour acheter » (président): on est raide tu comprends ? Raide… Alors si on ne refourgue pas l’autre naze qui en a planté trois sur toute la saison dernière et qui nous coute un bras, on repart avec les mêmes.
- « Je ne serai pas contre une année de plus » (joueur): voilà maintenant j’ai balancé l’info à tout le monde, si tu sors pas le chèquier je me tire et les supporters sauront que tu ne veux pas garder tes joueurs.
- « On n’est pas des bêtes » (joueur): ok je touche 100 000 euros par moi, mais respecte moi, il y a un coeur qui bat derrière l’attaquant de pointe que je suis, alors je n’irai pas en prêt à Metz.
- « J’ai besoin d’un nouveau challenge » (joueur): là j’ai 28 ans, et je pars au Quatar. Refaire ma vie. Et celle de mon banquier.
- « J’aime ce club et je reste à 200% » (joueur): Je pars. Au revoir.
- « Pourquoi cette question ? L’entraineur a évidemment toute ma confiance »(président): je lui laisse quatre matchs. Et j’ai déjà contacté Le Guen. Au cas où.
- « Le staff et moi-même sommes d’accord: X est intransférable, c’est clair ? » (président): Si Perez arrive avec un gros chèque on discute. Mais le chèque a intérêt à avoir plusieurs zéro.
- « Je suis prêt à aller au clash » (joueur): Je vous préviens, je suis tout colère, je vais bouder pendant un mois si je pars pas. Ensuite je rejouerai et je finirai par embrasser le logo sur le maillot à mon premier but.
Et vous, vous en voyez d’autres des phrases toutes faites qu’on nous ressert tous les ans?



5 commentaires
11. » J’ai décidé de rester » (joueur) Bon le club est pourri, mais avec ce salaire là je veux bien me tourner les pouces encore un an.
12. » Venir ici est une progression dans ma carrière » (joueur) Et surtout pour le nombre de zéro dans mon salaire.
« Dans mon esprit, je serai toujours ici l’année prochaine. » (joueur/entraineur) Je n’ai toujours pas reçu de propositions suffisamment intéressantes au niveau de mon salaire pour me décider à quitter ce club de merde.
« Pour l’instant j’ai pas mal de propositions à l’étranger, c’est tentant mais à un an de la coupe du monde, je préfère rester en France » > trois explications possibles :
- le club étranger « anonyme » n’existe pas ou doit être en Serie B, mais au mieux y’en a qu’un seul…
- eh oh, eh oh , j’existe ! appelez moi, même pour un club en L1.
- un réel phénomène Domenech qui préfére prendre un joueur à Caen plutôt qu’à la Juve ou à Barcelone.
Dans le 5 il y a une faute ;) 100 000 euros par mois.
» Aprés négociation, j’ai décidé de rester au club » (joueur) : les autres ne me veulent pas et si je la ferme pas je vais jouer en CFA !
Dans le 2 il y a une faute également, si le type veut se casser pour se faire des couilles en or, il vaut mieux qu’il parte à Manchester City XD
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