Les taxis aimeraient tellement avoir le beurre et l’argent d’Uber (encore une vanne que Laurent Ruquier n’aura pas !) qu’ils ont réussi un peu partout dans le monde à faire pression sur les autorités pour évincer ce concurrent déloyal. En voiture Simone pour les 10 grandes villes qui ont dit non à Uber.

1. Londres

Un jour je te fous à la porte, le lendemain, je te fais des mamours… les Anglais ont parfois du mal à se décider. Comme pour leur présence au sein de l’UE, leur relation avec Uber est à la limite de la schizophrénie. Interdite en 2015 puis réhabilitée, la licence de la société de VTC vient de nouveau d’être suspendue. En cause, une faille technique dans le système d’inscription qui permettait à des chauffeurs sans permis d’être référencés… Une broutille quoi !

2. Copenhague

En 2017, les taxis font pression sur le gouvernement danois pour faire passer une loi qui oblige les chauffeurs à équiper leur véhicule d’un compteur tarifaire ainsi que d’un détecteur d’occupation des sièges indispensables pour déclencher les airbags en cas d’accident. Des mesures qui poussèrent la firme californienne à faire les gros yeux, menaçant de se retirer totalement du pays… ce qu’elle fit puisque personne ne chercha à la retenir. Depuis, 1200 conducteurs Uber ont même été condamnés à des amendes pour fraude fiscale car domiciliés aux Pays-Bas : le Monaco du coin.

3. Darwin

Si Uber opère dans la majeure partie des grandes villes australiennes notamment Sydney et Melbourne, ses véhicules sont « persona non grata » dans tout le Territoire du Nord avec des villes comme Darwin ou Alice Springs. La faute aux méchantes taxes que les autorités locales souhaitaient imposer à chaque chauffeur. Des licences qui s’élevaient à 300$ par voiture et que Uber a refusé de payer, préférant mettre un terme à son activité dans la région. Comme le business a horreur du vide, la place a vite été prise par une société de covoiturage australienne appelée Hi Oscar.

4. Francfort

En Allemagne, seules Berlin et Munich autorisent encore Uber à proposer ses services, et encore, dans ces villes, ce sont des taxis affiliés au VTCiste qui assurent les courses. Ailleurs comme à Francfort, Uber a fermé boutique à cause selon eux d’un « modèle inadapté ». Comprendre qu’Outre-Rhin, les licences de taxis sont gratuites ou peuvent s’obtenir à moindre coût. Les chauffeurs n’ont donc aucune raison de se brader chez Uber.

5. Tel-Aviv

Uber a du plier bagage non seulement de Tel-Aviv mais de tout le pays après qu’un tribunal lui a retiré en novembre 2017 son droit d’exercer, car ses chauffeurs ne disposaient pas d’assurance pour leurs passagers. A la place, vous pourrez utiliser l’appli GetTaxi qui permet de réserver un taco et surtout de visualiser le prix de votre course à l’avance tout en la réglant ensuite directement en ligne. Un bon moyen d’éviter que le chauffeur vous prenne pour un touriste !

6. Barcelone

En janvier 2019, Uber et son clone espagnol Cabify ont décidé d’arrêter les frais face à la contestation menée par les taxis de la ville. Déjà sur la sellette depuis plusieurs années avec notamment une interruption de l’activité entre 2014 et…2018 à Barcelone à cause de l’obligation d’avoir une licence professionnelle pour pouvoir transporter des passagers, Uber décida de jeter l’éponge la veille de l’entrée en vigueur d’une nouvelle réglementation en Catalogne qui obligeait les clients à commander leur VTC 1h à l’avance. Autre problème majeur pour la firme californienne : l’interdiction pour elle de partager via son appli la géolocalisation de sa flotte de véhicules… Taxi 1 – Uber 0 !

7. Genève

Ça vient de tomber (schplouk !) : depuis début novembre, le Canton de Genève a ordonné à Uber de suspendre ses services tant qu’il ne se sera pas acquitté des charges sociales au profit de ses chauffeurs. L’entreprise a fait appel, le temps de trouver une parade juridique . On appelle ça « gagner du temps ».

8. Bruxelles

En janvier 2019, un juge bruxellois du tribunal de commerce de l’aile néerlandophone a déclaré l’activité de Uber illégale dans la capitale… A priori, l’entreprise s’en fout estimant qu’il s’agit là d’une simple « opinion » non suivie d’une décision de cessation d’activité. En gros, Uber a Bruxelles c’est illégal mais pas encore interdit. La Belgique qu’on aime !

9. Sofia

La Bulgarie fut le premier pays européen à s’opposer à Uber dès 2015, en interdisant l’utilisation de tout véhicule particulier à des fins commerciales. Uber n’y résista pas et céda la place à un concurrent nommé Tarify qui ne travaille lui qu’avec des taxis professionnels.

10. Séoul

Si Uber galère à s’imposer en Asie, c’est surtout à cause de la concurrence locale. Sauf à Séoul et dans toutes les grandes villes sud-coréennes où ses VTC sont illégaux depuis début 2015. Les autorités offriraient même des récompenses à toute personne qui dénoncerait un chauffeur opérant pour Uber. Classe !

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Ça passerait peut-être mieux si tous les chauffeurs Uber étaient aussi bien que ces chauffeurs uber trop cool.

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