On le sait, il faut savoir finir une guerre. Et on le sait aussi, il faut savoir quitter une fête. Mais ce que l’on sait moins, c’est qu’il faut savoir finir une série sans quoi tous les spectateurs se demanderont pourquoi ils n’ont pas quitté la fête plus tôt. Parce que quand on prend des heures et des heures de son temps pour enquiller des saisons, on n’a pas envie de terminer en eau de boudin. Ca vaut aussi pour les films, cela dit.

1. Les Sopranos

Bon alors : il s’est fait tuer ou non dans ce café ? Ou alors il s’est pas fait tuer mais il en profite pour le faire croire ? Ou alors il revient aux affaires comme si de rien n’était ? On sait pas. Et on ne saura jamais parce que Gandolfini est mort. A priori, Tony n’est plus de ce monde non plus, mais ça pourrait être dit plus clairement, cette affaire.

2. Lost

Alors ok, on remonte le temps avec Jack qui s’allonge là où il s’était réveillé et le pilote qui ferme l’oeil au lieu de le rouvrir. Qu’en conclure ? Qu’ils étaient au purgatoire tous ? Bah on s’en doutait les mecs, mais y’a aucune explication qui est donnée ! Sans compter que les histoires non résolues sont pléthores, à commencer par celle de Sawyer et son père. Quant à l’ours blanc… Non, ça, les scénaristes avaient prévu dès le départ qu’ils n’y répondraient pas.

3. 13 reasons why

Là, la polémique ne concerne pas tant l’interprétation à donner du final de la saison 2 que son intérêt : était-il vraiment nécessaire de filmer sans épargner le moindre détail une scène de viol collectif sur mineur ? Pas sûr. Non, vraiment, pas sûr.

4. Twin Peaks

On est encore dans un autre registre. Parce qu’il faut bien reconnaître qu’une fois le meurtrier de Laura identifié, la série devient totalement loufdingue, entre Bob, esprit de la forêt, possessions et nains qui dansent. Donc on comprend que Dal a été possédé, mais on sait pas vraiment par quoi. Et surtout, on n’a aucune explication sur son amour immodéré du café.

5. Le Bureau des Légendes (saison 4)

Ok. Donc, si on résume, la CIA a fait assassiner Malotru et la DGSE a décidé de l’abandonner. Sauf qu’on ne comprend pas bien pourquoi on ne nous le montre pas frontalement. Un incendie, un corps, mais rien ne dit qu’il est mort ! D’autant que la scène qui suit pourrait être tout aussi bien un flashback ou un flash forward ou, pire encore, un rêve de mourant. Relou.

6. Dexter

Bon, il tue sa sœur, la seule personne qui l’aimait un peu, et le voilà qui commence une nouvelle vie de bûcheron avec une barbe et la chemise qui va bien. Ok, très bien, mais est-ce que ça valait vraiment le coup de nous faire le coup des huit saisons pour juste nous raconter ça ?

7. How I met

Donc, si on résume, voilà l’histoire d’un mec, Ted, qui raconte à ses enfants comment il a rencontré leur mère. C’est donc ça, le mystère. Et en deux secondes, on nous explique : voilà, je l’ai rencontrée, et après elle est morte en fait et je veux me foutre avec Robin. Ah super. Génial. T’aurais peut-être pu le dire avant la fin des neuf saison, non ?

8. Buffy contre les Vampires

On rappelle donc que Buffy est l’élue, la seule à pouvoir combattre le mal. Du coup, quelqu’un peut-il m’expliquer pourquoi dans le dernier épisode, il suffit d’un coup de baguette de Willow pour que tout le monde devienne surpuissant ? Pourquoi ne pas avoir fait ça avant et on en aurait terminé une bonne fois pour toutes ? Ah et sinon on détruit Sunnydale. Comme ça, plus de réponses à apporter.

9. Mon oncle Charlie

Bon c’est vrai qu’une fois Charlie Sheen viré, la série a pris un coup sur la gueule. Pour palier le problème, on a fait croire qu’il était mort sous un train, tué par son ex, etc. Mais en fait c’était faux puisqu’en fait, en fait, en fait (oui, on dirait une histoire d’enfants), il était vivant et enfermé au sous-sol depuis tout ce temps ! Et en fait, en fait, on dirait que pour la scène finale, un mec qui lui ressemblerait vaguement parce qu’on n’a pas eu Charlie Sheen avec qui on est fâché, mourrait en se prenant un piano sur la tête !! Ca vous dit on fait nimp’ ?

10. Code Quantum

Un seul mot : « Et il n’est donc jamais rentré chez lui ». Voilà comment se termine Code Quantum, la série sur un mec obligé de voyager dans le temps pour sauver des gens alors qu’il a qu’une envie, c’est de rentrer chez lui boire une bière. Le truc, c’est que l’épisode dans lequel le héros apprend qu’en fait il peut rentrer chez lui quand il veut, mais qu’il a trop envie d’aider les autres pour ça, ne devait pas du tout être le derniere ; ça n’a pas empêché la prod’ de dire stop, de remonter l’épisode rapidou pour faire « final » et de rajouter ce carton à la con en guise de dernière scène. « Merci de votre attention et à bientôt pour une prochaine grosse arnaque »

La loi des séries.