L'été est là, et avec lui, les rencontres vont se multiplier, et il va falloir se protéger en conséquences. Parce que les coups de soleil ne sont pas les seuls risques; le coup d'amour peut lui aussi frapper ! Contrairement aux idées reçues, l'infection par le VIH est encore une menace. Selon les dernières données de Santé Publique France, en 2017, 6 000 nouvelles personnes découvraient leur séropositivité. Dans le même temps, on estime qu'environ 25 000 personnes ignorent leur état et que parmi les personnes qui se font dépister, 27% découvrent une séropositivité à un stade déjà avancé. Alors le VIH/Sida, y'a encore du boulot ! Et en cas de doute, le mieux est de se faire dépister au plus vite !



Avec le soutien institutionnel de Mylan

Top partenaire [?]

1. Est-ce que le vaccin c'est pour bientôt ?

Des chercheurs du monde entier sont sur le coup, et il y a des pistes positives mais ça n’est pas encore pour tout de suite. En attendant, il faut donc se protéger, encore et toujours.

2. Est-ce qu'on peut l'attraper avec les préliminaires ?

Alors clairement les risques sont moindres que dans le cas d’une pénétration anale ou vaginale. Toutefois il est capital de se protéger lors des préliminaires car il existe un risque de contamination lors de la fellation. Bien que le cuni et l’anu soient eux sans danger en ce qui concerne le VIH ce n’est pas le cas pour les autres IST (Infections Sexuellement Transmissibles). Il est important de se protéger car le VIH n’est pas le seul danger !

3. Le VIH, ça date de quand exactement ?

La découverte du VIH date d’il y a environ 36 ans, et le VIH a été identifié par deux chercheurs français : Luc Montagnier et Françoise Barré-Sinoussi en 1983, deux chercheurs français. Ils ont reçu pour ça le prix Nobel de médecine 25 ans plus tard, en 2008. Et dès 1996, on a vu arriver les premiers traitements antirétroviraux (ou ARV) grâce aux travaux des différents chercheurs et à la mobilisation des associations. On a fait plein de progrès, même si le combat n’est pas fini.

4. On meurt forcément ?

Dans les pays où le traitement contre le VIH est disponible, le taux de mortalité a très largement diminué. Mais cela est surtout lié à la prise en charge précoce de la maladie. D’où l’importance de se faire dépister le plus tôt possible et régulièrement lorsqu’on a des comportements à risques. En effet, les personnes qui ont été dépistées tardivement ont une espérance de vie largement moins importante que les personnes qui ont commencé un traitement dès le début de la maladie. De l’importance, donc, de se faire dépister rapidement après une prise de risques.

5. C'est quoi la différence entre VIH et SIDA ?

Le premier signifie le virus de l’immunodéficience humaine. Quand une personne est infectée, le VIH attaque les cellules qui coordonnent les défenses de l’organisme contre les microbes. Tandis que le syndrome de l’immunodéficience acquise (SIDA) est le stade le plus avancé de l’infection par le VIH. On ne parle de SIDA que lorsqu’une personne développe une « maladie opportuniste » (Maladie qui profite de la diminution de l’immunité pour se développer).C’est pour cette raison qu’il ne faut pas confondre les deux termes, on peut avoir le VIH sans être atteint du SIDA, et on peut ne jamais arriver au stade du SIDA même si on a le VIH, notamment grâce aux avancées de la médecine dans ce domaine. C’est une bonne raison pour faire des dépistages, parce que plus tôt on est au courant qu’on est porteur du VIH, plus tôt on peut se soigner, et moins on a de risques d’arriver au stade du SIDA.

6. Qu'est-ce que ça veut dire la charge virale ?

Concrètement la charge virale représente la quantité de virus contenue dans le sang. C’est un indicateur de ton niveau d’infection. L’évaluer permet de mettre en place un traitement plus efficace et de connaître aussi le niveau de contagion potentielle de ta maladie. Plus ta charge virale est élevée plus tu es contaminant. En revanche, si une personne est séropositive sous traitement depuis plus de six mois et que sa charge virale est indétectable, on peut envisager qu’elle ne soit plus du tout contaminante (tant qu’elle maintient son traitement bien sûr). Les traitements permettent de bloquer la croissance de la charge virale et d’accroître les défenses immunitaires, donc c’est plus qu’important d’être bien pris en charge en cas d’infection par le VIH.

7. Est-ce que le préservatif est nécessaire pendant toute la durée du rapport sexuel ou juste au moment de l'éjaculation ?

OUIIIIIIII évidemment. Une simple pénétration non protégée peut t’exposer à un risque donc on ne lésine pas sur les protections et on met toujours une capote (et à la bonne taille svp !) ce qui reste à ce jour la protection la plus efficace contre la transmission du VIH.

8. Est-ce que la transmission est toujours sytématique ?

En soi non la transmission lors d’un rapport sexuel n’est pas systématique. De plus, certaines pratiques sont plus à risques (rapport sexuel pendant les règles, durée du rapport etc.). Toutefois, il ne faut absolument pas se reposer sur cette roulette russe de la contamination pour ne pas se protéger. On peut tout aussi bien être contaminé au 12ème rapport sexuel qu’au premier. Donc protégez-vous systématiquement !

9. Quand on contracte le VIH, est-ce qu'on ressent des symptômes tout de suite ?

Pas forcément c’est bien là le problème. Certes des symptômes peuvent apparaître dans les deux à quatre semaines (par des épisodes de fièvres, de diarrhées et une forte fatigue) puis disparaître, mais ils peuvent aussi ne pas apparaître du tout pendant 5 à 10 ans. C’est la raison pour laquelle autant de personnes sont porteuses du virus sans le savoir. Donc il faut se faire dépister après chaque rapport à risque et pas attendre des symptômes. Pour se faire dépister gratuitement c’est simple, il y a plein de centres : regardez sur le site de sida-info-service, c’est bien expliqué.

10. Que dois-je faire si je sais que j'ai eu des rapports à risques avec une personne atteinte du VIH ?

Après un rapport à risque, il est vivement recommandé d’engager un traitement antirétroviral qu’on appelle aussi « tri-thérapie ». Ce traitement va limiter les risques possibles de transmission. Pour cela il faut agir dans les 2 jours après le rapport sexuel et se rendre aux urgences. Pour plus d’informations, on peut appeler le numéro d’urgence Sida Info Service : 0800 840 840.

Précisons encore une fois qu'on ne meurt pas du sida mais d'une maladie que notre corps n'a pas pu combattre à cause du sida. Et même si la mortalité baisse, il faut continuer à faire attention. On peut malheureusement être contaminé même pendant les préliminaires, donc il faut penser aux dépistages. Et comme l'été c'est une période particulièrement à risque, on rappelle qu'on peut retirer ses fringues mais pas sa capote, et qu'au moindre doute, il faut se faire dépister TOUT DE SUITE !