Dans Game of Thrones, on connaît la petite Cersei qui s’est auto-proclamée reine et qui aime bien buter plein de gens avec des techniques toutes plus dégueulasses les unes que les autres. Mais dans la vraie Histoire, on trouve des reines (ou des dirigeantes, on va pas chipoter) qui n’ont rien à lui envier tant elles ont été des grosses tarées. Retour sur ces femmes qu’on n’aimerait pas trop avoir comme mamans.

1. Frédégonde

Au départ, Frédégonde était la servante de la reine Audovère, femme du roi des Francs Chilpéric (le petit-fils de Clovis.) Mais comme elle était plutôt bien foutue, elle était aussi la maîtresse du roi. Et elle avait bien envie d’être un peu plus. Donc elle s’est arrangée pour que la reine soit destituée en la manipulant. Quand la reine a accouché de son 4ème enfant, le roi était parti en guerre. Frédégonde l’a convaincue d’apporter elle-même son enfant au bassin du baptême, sauf que ça a automatiquement fait d’elle la marraine de son propre fils. Et en gros à l’époque ça s’apparentait à de l’inceste, donc la reine a été destituée et a dû finir ses jours au couvent. À partir de là, Frédégonde s’est un peu prise pour la nouvelle reine.

Mais peu après, Sigebert, un des frères de Chilpéric avec qui il partageait le royaume des Francs, a épousé Brunehaut. Chilpéric se dit alors qu’il devrait peut-être se trouver une nouvelle reine lui aussi, alors il épouse Galswinthe, la sœur de Brunehaut. Par contre Galswinthe était pas très bien dans ce mariage alors elle est vite repartie d’où elle venait, en Espagne. Et bizarrement, on l’a retrouvée assassinée peu après. Frédégonde avait poussé Chilpéric à envoyer quelqu’un la tuer. Sympa. S’ensuivit une guerre entre les deux frères, pendant laquelle Frédégonde envoie deux hommes à elle tuer le roi Sigebert par surprise. Pas rassasiée, elle a ensuite fait tuer la première femme de Chilpéric (Audovère), leurs enfants, puis Chilpéric lui-même quelques années plus tard. On compte encore quelques crimes par-ci par-là, mais vous commencez à cerner le personnage. Une grosse tarée.

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2. Marie Tudor

Marie était catholique, alors que son père Henri VIII d’Angleterre et son demi-frère Édouard VI (devenu roi d’Angleterre en 1547) étaient protestants. Donc on l’avait un peu écartée du pouvoir. À la mort d’Edouard en 1553, c’est même sa cousine Jeanne Grey qui est devenue reine alors que Marie aurait dû avoir le trône. Donc elle a levé une armée parce qu’elle était pas contente. Elle a battu Jeanne Grey et l’a faite décapiter, prenant sa couronne au passage. Au cours de son règne, pour restaurer le catholicisme, elle n’a pas hésité à demander aux protestants de partir ou se se convertir au catholicisme. Y’en a qui ont refusé, et elle en a fait brûler environ 280, parce que quand même, faut pas déconner. Grâce à ce petit coup de folie, on l’appelle maintenant Bloody Mary, ce qui a aussi donné nom au cocktail à base de vodka et de jus de tomate, couleur sang quoi.

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3. Isabelle de France

La fille du roi Philippe IV le Bel a épousé à 12 ans, en 1308, le roi Edouard II d’Angleterre. Ça se passait pas trop mal, sauf que Eddy il était un peu amoureux de son pote Pierre de Gabaston, le comte de Cornouailles, et ça ça plaisait pas trop à Isabelle, surtout que tout le monde l’avait bien remarqué. En 1312, Gabaston est tué par des opposants à Edouard II, mais quelques années plus tard, le roi se trouve un nouveau petit copain officieux, Hugues Despenser, et là Isabelle est pas contente du tout. Elle retourne en France et revient avec son amant et des mercenaires pour tuer le nouveau favori. Elle fait aussi destituer Edouard II et le fait emprisonner (c’est Edouard III, leur enfant, qui reprend le trône.) Et pendant que son mari était en prison, Isabelle de France lui a fait amener de la visite : des hommes sont venus lui enfoncer un fer chauffé à blanc par l’anus pour le rôtir de l’intérieur. Voilà une femme qu’il ne fallait pas trop délaisser.

4. Jeanne de Bourgogne

C’était la femme de Philippe VI de Valois, roi de France de 1328 à 1350. Et quand elle aimait pas quelqu’un, elle demandait à son mari de le faire buter. Peut-être parce qu’elle était moche et boiteuse, on sait pas. Mais un beau jour elle a décidé qu’elle aimait pas le chevalier Robert Bertrand, sauf que le roi ne voulait pas le tuer. Alors un soir, elle a épuisé le roi au lit (vous voyez ce que je veux dire) puis a utilisé son sceau royal pendant qu’il roupillait pour signer un arrêt de mort contre le chevalier. Heureusement, le chevalier demande comme dernière volonté de parler au roi et on le lui accorde. Comme ça le roi se rend compte que Jeanne a abusé de lui et lui fout une grosse rouste. Plus tard, elle a voulu tuer l’évêque de Beauvais en lui faisant couler un bain avec un truc bien dangereux dedans. L’évêque, pas con, échange sa place avec le fils de la reine. Elle arrive à sauver son fils, qui jette un chien dans le bain pour vérifier que sa mère était bien tarée. Le chien meurt, la reine est bien tarée. Heureusement, il y a une morale : Jeanne de Bourgogne a fini emportée par la peste noire.

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5. Catherine II de Russie

Elle était pas vraiment reine, mais impératrice (ce qui est encore plus classe, avouons-le.) Mariée au Tsar de Russie Pierre III, elle est proche de l’opposition, et donc contre son mari. Un jour de 1762, elle arrive avec l’aide des opposants à le faire emprisonner, puis étrangler dans sa cellule. Grâce à cette sympathique exécution, Catherine II a pu régner sur la Russie pendant 34 ans. Jackpot.

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6. Catherine de Médicis

Reine de France de 1547 à 1559 et régente les 4 années qui suivent, Catherine de Médicis était probablement ce qu’on peut appeler « une belle connasse ». Tous les historiens ne sont pas d’accord là-dessus, mais c’est probablement à cause d’elle qu’a eu lieu le massacre de la Saint-Barthélémy. Dans une situation très tendue entre les catholiques et les protestants, Catoche aurait donné l’ordre d’éliminer tous les chefs protestants pour calmer le jeu. Sauf que ce sont entre 15.000 et 30.000 protestants qui seront tués dans toute la France. Est-ce que c’était prévu par la Reine ? Peut-être pas, mais n’empêche que l’ordre de départ était pas folichon.

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7. Wu Zetian

Là il faut un peu s’accrocher. Taizong le Grand était empereur de Chine au VIIe siècle, et Wu Zetian faisait partie de son harem mais était proche de son dauphin, Gaozong. À la mort de l’empereur, son fils Gaozong lui succède. Problème : il a une épouse. Wu Zetian veut sa place, mais elle a elle-même une fille, ce qui n’est pas génial pour offrir un héritier à Gaozong. Alors elle tue sa propre fille et accuse l’épouse de l’empereur d’avoir commis ce crime, en l’accusant au passage de sorcellerie. Comme à l’époque on était superstitieux, on demande à Wu Zetian de s’occuper du cas de l’épouse. Elle la condamne à un supplice dégueu : on lui coupe les bras et les jambes et on la plonge dans un bain de vinaigre pour cautériser les plaies et qu’elle meure bien lentement. C’est gagné, Wu Zetian deviendra impératrice

Par la suite, comme certains s’opposaient à son pouvoir, elle les a fait tuer. Et comme on lui demandait de laisser sa place à ses fils, elle en a fait tuer aussi trois. Aucune pitié. On la soupçonne aussi d’avoir fini par tuer son mari qui était malade. De toute façon, elle était plus à ça près.

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8. La reine Boadicée

Elle était reine des Iceni, un peuple breton (de la Grande Bretagne), pendant le règne de Néron. Pas du tout contente que l’Empire romain veuille annexer ses terres, Boadicée a tout simplement décidé de réunir une armée d’environ 100.000 hommes pour aller massacrer au moins 80.000 ennemis (dont des civils), les faisant empaler et faisant couper les seins des femmes. Après, comme faut pas déconner non plus avec les Romains, l’armée de Boadicée a fini par être vaincue, et la reine s’est, selon les sources, soit suicidée à l’aide de poison, soit est morte de maladie à peu près au même moment. Ce qui est sûr, c’est qu’elle était pas commode (et pas non plus Commode, l’empereur romain arrivé un siècle plus tard MDR.)

Crédits photo (creative commons) : John Opie (1761–1807) DescriptionBritish painterhistory painter and portrait painterDate of birth/death16 May 17619 April 1807Location of birth/deathSt. Agnes (Cornwall)LondonWork locationLondonAuthority controlVIAF: 2739832ISNI: 0000 0000 6659 8536ULAN: 500011687LCCN: nr91026286NLA: 35394520WorldCat

9. Elizabeth Bathory

On descend un petit peu en gamme avec cette comtesse hongroise, mais comme elle était bien dérangée elle aussi on lui a fait une petite place ici. Elizabeth Bathory n’aimait pas le bas peuple et détestait ses serviteurs. Alors quand son mari lui a appris les techniques de torture, elle s’est entraînée sur ces derniers. Elle s’amusait par exemple à jeter des servantes nues dehors pour les asperger d’eau froide, mais ça c’est plutôt gentil quand on sait qu’elle en brûlait d’autres au fer rouge ou qu’elle en enduisait certaines de miel pour les jeter aux abeilles. Enfin, le « détail » le plus glauque, c’est qu’elle était persuadée que le sang de vierge était un bon élixir de jouvence. C’est donc naturellement qu’elle aurait zigouillé plus de 650 vierges dans tout le pays pour se payer sa petite crème de beauté. Rassurez-vous, elle a quand même fini en prison. Bon ok c’est pas si rassurant que ça.

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10. La reine de Blanche Neige

La meuf elle a quand même voulu faire buter une gamine parce que son miroir lui disait qu’elle était plus jolie qu’elle. Complètement tarée, un miroir qui parle ça n’existe pas.

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Alors, toujours aussi folle la Cersei ? Elle au moins elle voulait juste protéger ses enfants et elle aimait juste un peu trop son frère.

 

Sources : Vanityfair, Wikipedia