Les Disney ont, pour beaucoup d’entre nous, bercé une grande partie de notre enfance. Sauf qu’avec nos yeux d’enfants (et d’enfants un peu débiles il faut bien dire), il y a un paquet de références qu’on n’a pas vraiment saisi à la première lecture. Enquête. Quête. Ête. Te. E.

1. Dans Pinocchio, les transformations des ânes font références au trafic d'enfants

Bon là il faut dire que la métaphore est assez lisible, on avait vraiment de la merde dans les yeux pour pas capter ça. Dans la scène on est quand même face à des enfants transformés en ânes et ensuite en esclaves. Alors c’est sûr que de près comme de loin ça parle assez clairement d’esclavage infantile. De toutes façons, Pinocchio est un film totalement ultra glauque, un enfant qui a le nez qui s’allonge quand il ment ? Non mais vraiment ?

2. Dans le Roi Lion, Scar et ses hyènes symbolisent les discours d'Hitler

Là encore la scène de la chanson « Soyez prêtes » n’est pas très subtile, si on n’est pas en plein régime nazi, on est au moins dans un discours truffé de punchlines plus-dictateur-tu-meurs du genre « Et qu’est-ce qu’on doit faire ? M’écouter et vous taire ». Kikoo Scar le nazi quoi.

3. Dumbo montre ce que font les drogues dures sur les neurones

Même si l’expression « Voir des éléphants roses » précède le film Disney, elle est utilisée dans le film pour illustrer une légère ivresse de l’éléphanteau alors que vue le niveau des hallucinations, on peut se douter qu’il a surtout pris du LSD. Le trip est quand même assez violent. Si, si, je vous assure rematez-moi ça, vous allez badder.

4. La chanson de Frollo pour convaincre Esmeralda de faire du sexe est un peu limite

OK Frollo est le méchant, on l’a bien compris. OK Notre-Dame de Paris c’est un Disney mais c’est surtout un chef d’oeuvre de Victor Hugo donc forcément c’est pas ultra rigolo. Mais tout de même cette chanson est franchement trash et dans ses paroles et dans l’animation du dessin animé qui dépeint Esmeralda comme une femme sulfureuse faite de flammes qui mériterait qu’on la crame « Détruis Esmeralda, qu’un rideau de feu soit son linceul/ Ou faites qu’elle soit à moi et à moi seul« . Pas très #metoo.

5. Fantasia était plutôt raciste, mais alors très très raciste

Ouf c’était dans la première version de Fantasia, c’est pour cette raison qu’on y a effectivement échappé. Néanmoins initialement le film était précédé d’un court-métrage montrant un servant centaure (aux traits exagérément racisés) et une femme sagittaire au look plutôt aryen. Bon on va pas se mentir ça date d’une époque ou ce bon vieux Walt avait des amitiés un peu douteuses.

6. Un petit trip BDSM avec Jafar dans Aladdin ?

Tout de même quand Jasmine se fait capturer par le méchant Jafar, on peut dire qu’elle devient rapidement une sorte d’objet sexuel enchaîné au sceptre de Jafar (mh, interprétation nous voilà), les mains liées, emprisonnées dans un sablier par un vieillard qui veut la mettre dans sa culotte. C’est presque un peu excitant.

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7. Pocahontas, une réécriture totalement mytho de l'histoire des Etats-Unis

Ce qu’on oublie de dire dans cette histoire c’est qu’à la base, quand John Smith rencontre Pocahontas, elle a 11 ans et il en a 28. Même si le film Disney met de côté cette info un peu gênant pour faire de Pocahontas une jeune femme de 18 ans et de John Smith un beau gosse au sourire charmeur. Mouaif OK mais dans les faits le gars était un pédophile de premier cru, point final. Sans compter que si John Smith joue des mécaniques pour séduire la Powhatan, c’est surtout que lui même est attiré par ses terres. Bref en fait l’histoire d’amour entre Pocahontas et John Smith est censée incarner l’histoire des Etats-Unis sauf que du coup, OUPS, ça met de côté toute la petite phase légèrement génocidaire de ce pan de l’histoire.

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8. La Fée clochette cumule un peu les allusions sexuelles dans Peter Pan

On ne sera certainement pas les premiers à vous montrer que la Fée Clochette est ni plus ni moins l’incarnation du subconscient de Peter Pan et donc de ses fantasmes. Partant de ce constat il est vrai que quelques scènes portent fortement à confusion, quand Peter lui donne une fessée par exemple ou encore quand la petite fée pénètre de tout son corps dans le trou de la serrure. Mh. Miam, miam.

9. Ursula dans La Petite sirène : une icône queer ?

Le personnage repose sur un vrai drag-queen de la vraie vie : Divine ce qui en dit déjà long sur le côté queer du personnage. Ce qui fait un peu bizarre c’est que ce personnage soit celui d’une bonne grosse méchante.

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10. Un bon condensé de culture du viol dans La belle et la bête

Reprenons l’histoire dans les grands traits. Une meuf pour sauver son père accepte de se faire emprisonner par une bête (un labrador en queue de pie ni plus ni moins). L’homme qui prétend l’aimer veut buter la bête en question pour libérer la meuf. Sauf que la meuf veut pas ni de l’un ni de l’autre. Mais va quand même finir par kiffer la bête (totalement zoophile) après moult pressions psychologiques de cette dernière. Bref en gros c’est l’histoire d’une fille qui n’a aucun contrôle sur elle-même et qui sert d’objet de fantasme à un type chelou et très poilu. Certains analystes sont allés plus loin et considèrent même que quand Belle s’échappe car elle se refuse à la Bête, elle se fait attaquer par une meute de loups (violeurs potentiels). Sauvée par la Bête qui s’affirme alors comme un mâle alpha, Belle va se laisser charmer. Sympa.

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Disney PASSION SOUFFRANCE.

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