Culte de chez culte, This is Spinal Tap, de Rob Reiner, est probablement l'un des plus grands films jamais réalisés sur le rock. Même les célébrités du milieu le considèrent comme un incontournable au point de l'évoquer chaque fois qu'une situation complètement farfelue se produit en tournée (d'autres ne l'ont par contre pas du tout trouvé drôle, se sentant visés par les vannes). Fourmillant de références, le film est bien sûr furieusement drôle et pertinent. Spinal Tap, entre temps, est devenu un vrai groupe, avec de vraies bonnes chansons, et est entré dans la légende.

  1. Perdus dans les coulisses (où personne ne vous entend crier) : Hello Cleveland !
    Le film : Spinal Tap s'apprête à donner un concert à Cleveland. Alors que le public est chauffé à blanc, le groupe quitte ses loges pour gagner la scène, mais se perd dans un dédale de couloirs, en tournant manifestement en rond...
    La réalité : ce gag s'inspire de deux histoires authentiques. La première concerne Bob Dylan, qui s'était paumé dans les coulisses après un concert, et la seconde, Tom Petty et son groupe, qui se perdirent également après un show, en revenant backstage, atterrissant directement sur un court de tennis intérieur se trouvant à proximité de leurs loges.
  2. Le catering impossible
    Le film : toujours backstage, le guitariste Nigel Tufnel s'emporte quand il ne trouve pas convenable la nourriture mise à la disposition du groupe. Notamment car il est impossible de faire des sandwiches dignes de ce nom avec les tranches de pain et le salami.
    La réalité : une fois n'est pas coutume, elle dépasse la fiction. Van Halen, car c'est de ce groupe dont il s'agit, avait pris pour habitude de fournir des listes interminables d'exigences, aux organisateurs de concerts. La plus étrange, d'ailleurs reprise également dans Wayne's World 2 : des M&M's en grande quantité dont seraient éliminés tous les bonbons de couleur marron. Si un seul M&M's marron était trouvé, David Lee Roth et ses potes foutaient un souk pas possible.

  3. Stonehenge
    Le film : voyant l’intérêt du public pour Spinal Tap diminuer, Nigel Tufnel propose le retour sur la set-list des shows, du morceau Stonehenge, et la mise en place d'une scénographie spectaculaire qui verrait trôner sur la scène une gigantesque reproduction des menhirs du site de Stonehenge. Malheureusement, un malentendu au sujet des dimensions, fait que le groupe se retrouve avec une sculpture ridiculement petite.
    La réalité : l'inverse est arrivé à Black Sabbath, comme l'a raconté Ian Gillian (qui est à la source de la fuite, vu qu'il est ami avec l'un des scénaristes du film), alors chanteur du groupe. Leur décor de Stonehenge était bien grandeur nature, mais largement trop imposant pour pouvoir être casé sur n'importe laquelle des scènes sur lesquelles ils devaient jouer. Cela dit, certains affirment que c'est Black Sabbath, qui en voyant le film, eut l'idée de Stonehenge. Reste que leur décor était trop grand dans les deux cas.

  4. La malédiction des batteurs (et du vomi)
    Le film : Spinal Tap raconte à quel point il leur est difficile de trouver un batteur, tous finissant assez vite par mourir dans des circonstances vraiment étranges. Un d'entre eux s'est par exemple carrément étouffé dans du vomi (mais pas le sien précisent les musiciens).
    La réalité : malheureusement, plusieurs rock stars se sont étouffées dans LEUR vomi. On peut citer Bon Scott d'AC/DC ou encore John Bonham de Led Zeppelin, pour rester derrière les fûts.
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  5. Le concert dans la base de l'armée
    Le film : alors qu'ils tentent tant bien que mal de survivre à leur chaotique tournée, les musiciens de Spinal Tap se retrouvent à jouer dans une base de l'armée de l'air, devant un public hyper hermétique à leur musique. Laquelle étant de plus sans arrêt parasitée par des annonces du speaker de la base.
    La réalité : la même chose est arrivée à Uriah Heep. Tout simplement.

  6. Smell the Glove
    Le film : le groupe voit la pochette de Smell the Glove, son nouvel album, subir les affres de la censure. Jugée trop machiste et sexuellement agressive, cette dernière est décrite comme « une femme nue, enduite de graisse, à quatre pattes avec un collier de chien autour du cou, une laisse et un bras d'homme qui tient la laisse tout en plaquant un gant de cuir sur la figure de la fille pour qu'elle le sente. » Ce à quoi David St. Hubbins le chanteur, réplique : « ce n'est pas comme si la fille était forcée de sentir le gant »...
    La réalité : plusieurs pochettes ont été censurées (ou montrées du doigt). On peut par exemple évoquer Virgin Killer de Scorpions, ou encore Lovehunter de Whitesnake, sur laquelle une fille nue chevauche un serpent géant.

  7. Coincé dans un cocon
    Le film : sur scène, les trois musiciens de Spinal Tap s'extraient de cocons géants. Tous sauf Derek Small, le bassiste, qui reste bloqué dans le sien.
    La réalité : la même chose est arrivée au batteur de Yes, sur une tournée en 1974, alors que le coquillage géant dans lequel il était installé, refusa de s'ouvrir.
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  8. Nigel Tufnel
    Le film : guitar hero de Spinal Tap, Nigel Tufnel collectionne les guitares, en possède même une qu'il ne touche jamais et qu'il ne faut pas montrer du doigt, et joue sur des amplis dont les potards vont jusqu'à 11.
    La réalité : Nigel s'inspire directement de Jeff Beck, que ce soit au niveau de l'apparence, ou au niveau du jeu. Jeff Beck s'est d'ailleurs reconnu, même si Christopher Guest, l'interprète du personnage (et co-scénariste du film) a toujours nié. Marshall de son côté a sortie un ampli en édition limitée, qui va jusqu'à 10.

  9. Yoko ?
    Le film : la copine de David St. Hubbins, le chanteur, rejoint subitement la tournée, et prend peu à peu le contrôle sur certains aspects déterminants, provoquant le départ de Nigel Tufnel.
    La réalité : comment ne pas penser à Yoko Ono, qui est souvent accusée d'avoir provoqué la fin des Beatles ?

  10. Martin Scorsese
    Le film : Rob Reiner, le metteur en scène de This is Spinal Tap, joue lui-même dans le film, Marty DiBergi, le réalisateur du documentaire qui suit le groupe en tournée.
    La réalité : une gentille boutade à l'attention de Martin Scorsese et de ses apparitions face caméra dans son « rockumentaire » The Last Waltz, consacré au concert d'adieu de The Band.

  11. Des maquillages d'animaux
    Le film : Jeanine, la copine du chanteur, propose aux membres du groupe de se maquiller selon leurs signes du zodiaque.
    La réalité : comment ne pas penser à Kiss et à ses maquillages ? Notamment à Peter Criss, qui s'est coltiné le plus ridicule de tous, à savoir celui du chat.

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