La frontière entre les Etats-Unis et le Mexique est une vieille antienne américaine. Trump s’en est emparé en voulant renforcer les barrière existantes via la construction d’un mur géant qu’il voudrait qui plus est faire financer par le Mexique. Mais face à cette volonté toujours plus isolationniste, des artistes se mobilisent pour dénoncer une dérive xénophobe et faire triompher la fraternité.

1. Les balançoires du partage

Des artistes ont installé des balançoires de part et d’autre du mur pour permettre aux enfants des deux pays de jouer ensemble. Un symbole fort alors que le discours raciste de Trump se radicalise de jour en jour.

2. Le collectif d'artistes qui ont peint le mur

Depuis 2017, l’artiste Enrique Chiu et des membres de son collectif taguent et peignent le mur en construction à la frontière séparant San Diego de Tijuana. Avec l’idée de transformer ce mur de la honte en mur de la fraternité.

3. Les projections sur les jalons du mur

Sur les morceaux de mur bâtis par les équipes de Trump, Jill Marie Hoslin et plusieurs de ses amis organisent des projections d’images évoquant la liberté : des échelles, la statue de la liberté, des messages accueillants pour les réfugiés… Une manière de contestation symbolique mais efficace.

4. Le bébé mexicain qui regarde par-dessus la frontière

Cette installation monumentale d’un bébé mexicain regardant par-dessus la barrière à Tecate est l’oeuvre de JR, le photographe bien connu qui s’est spécialisé dans ces installations à fort impact visuel.

5. Stefan Falke, réunir les artistes pour réunir les hommes

Ce photographe américain a décidé d’immortaliser les travaux des artistes de part et d’autres de la frontière. Photos, concerts, installations : son idée est de créer une communauté des artistes américains et mexicains qui militent pour un monde plus ouvert et plus juste. C’est d’une très grande beauté.

6. Le concert de la fraternité

Le 4 juin 2017, le directeur artistique de l’orchestre symphonique de Drese a organisé un concert simultané à Tijuana et San Diego, de part et d’autre de la frontière, toujours dans l’idée de protester contre le projet de Trump. Mais les gardes-frontières américains se sont opposés à ce que la partie américaine du concert se tienne.