Les selfies en vacances, c’est has been. Aujourd’hui pour faire saliver d’envie ses proches et collègues restés au pays, rien de tel que de filmer son voyage à l’aide d’un drone. Mais pour cela, encore faut-il prendre quelques précautions histoire d’éviter les possibles turbulences.

1. Bien vérifier qu’on a le droit d’utiliser un drone là où l’on se rend

Selon le pays dans lequel vous vous apprêtez à voyager, les règles d’usage de votre joujou volant varient de l’interdiction totale, comme c’est le cas au Brésil, à l’obtention préalable d’une autorisation comme en Inde, ou au fait de ne pas piloter son drone quand on est bourré comme au Canada. Toutes les infos sur la légalité de l’utilisation de drones à l’étranger sont disponibles en ligne sur droneregulations.info

2. Et dans l’avion, çà se passe comment ?

Le problème du transport de drones dans un avion tient essentiellement à ses batteries en Lithium-ion susceptibles de s’enflammer accidentellement. Pour parer à cette éventualité, les compagnies aériennes ont interdit sur leur vol toutes les batteries d’une puissance supérieure à 160W. En règle générale, le drones non professionnels fonctionnent avec des recharges bien moins puissantes. Toutefois, pensez à prévenir la compagnie aérienne que vous voyagez avec un drone lors de votre réservation de billet, pour vous assurer que cela ne pose pas de problème. Certaines compagnies, notamment américaines, peuvent imposer des règles nettement plus strictes. Mieux vaut le savoir avant de se pointer comme une fleur à l’aéroport.

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3. Attention au nombre limité de batteries autorisées en cabine

Si la plupart des compagnies aériennes semblent autoriser jusqu’à 3 ou 4 batteries Lipo par passager, la législation sur le transport de marchandise dangereuse en cabine en limite normalement le nombre à 2 par personne. Et comme on n’est jamais à l’abri de croiser un employé un peu plus zélé que la moyenne, mieux vaut ne pas trop tenter le diable. Et si vraiment, vous avez besoin de davantage d’accus, il ne vous reste plus qu’à trouver un autre moyen de transport, ou à acheter vos batteries une fois arrivé à destination.

4. Empaqueter les batteries dans des sacs de sécurité Lipo Save Bag

Ces étuis sont conçus à la fois pour éviter un incendie en cas de combustion accidentelle de la batterie de votre drone, mais aussi pour les protéger des fortes chaleurs et du contact avec d’autres objets métalliques. De toute façon, pour encore plus de sécurité, mieux vaut décharger la batterie de votre drone avant de voyager.

5. Vérifier que l’on est bien assuré en cas d’accident

Que vous ruiniez votre drone à cause d’une mauvaise manip, passe encore, là où les vrais problèmes peuvent apparaître, c’est dans le cas où vous blessiez quelqu’un ou abîmiez le bien d’autrui (au hasard, une vitre apparue soudainement sur la trajectoire de votre drone). Comme pour une voiture, en temps que pilote, vous êtes alors tenu responsable des dommages causés. Mieux vaut donc vérifier au préalable auprès de votre assurance, si vous êtes bien couvert pour ce type d’imprévus.

6. Imprimer la législation du pays en matière de drone et l’avoir toujours sur soi

Nul n’est certes censé ignorer la loi, sauf qu’en matière de drone, vous risquez de tomber sur des agents plus ou moins biens informés. Mieux vaut donc toujours avoir avec vous une copie de la législation en vigueur dans le pays, et si possible dans la langue locale. Pensez quand même à avoir une version traduite en français ou anglais, des fois que votre interlocuteur tenterait de vous embrouiller.

7. Interroger un policier à proximité avant de se servir de son drone

Que vous soyez sûr de votre bon droit ou non, si vous voyez un policier dans les parages, prenez les devants et allez lui expliquer que vous allez utiliser votre drone, quitte dans la foulée à lui montrer votre autorisation officielle. Ça vous évitera de le voir rappliquer plus tard avec du renfort pour vous demander de tout arrêter immédiatement, et de devoir lui expliquer qu’il faut d’abord que vous rameniez gentiment votre drone à bon port.

8. Être au moins deux quand on pilote un drone

Difficile de passer inaperçu quand on utilise un drone. Vous risquez même rapidement de devenir l’attraction principale de la population locale et notamment des enfants. Le fait d’être deux permet entre autre de récupérer rapidement le drone une fois posé au sol, et d’éviter qu’il soit manipulé par des gamins un peu trop excités.

9. Télécharger une appli météo et magnétologie

Les drones sont particulièrement sensibles à l’humidité, que ce soit la pluie ou le brouillard. Si certains sont équipés de mode de pilotage stationnaire qui permet de les utiliser quand il y a du vent, mieux vaut vérifier avant les conditions climatiques à venir. Idem en ce qui concerne l’activité solaire, responsable d’orages géomagnétiques qui peuvent impacter la qualité de réception du signal satellite. Au delà de 5 Keplers, vous risquez carrément de perdre le contrôle de votre drone.

Source : lemonde.fr et fpv-spirit.com