Sous le feu des critiques (ce qu’elle est nulle, cette expression, un jour on fera un top des expressions nulles et elle sera deuz), depuis les victoires de Trump puis de Courage Fillon, les instituts de sondage apparaissent aux yeux du monde pour ce qu’ils sont : des trucs nuls. Mais les yeux du monde devaient avoir pas mal de caca d’oeil sur eux, parce que ça fait un moment qu’on pouvait le savoir, que c’était des trucs nuls.

1. La présidentielle de 2002

Chirac était donné largement perdant contre Jospin. L’élection était jouée. Selon les derniers sondages réalisés avant l’élection, Jospin était crédité de 16% d’intentions de vote et Le Pen de 14%. Quelques-uns ont alerté les équipes du parti socialiste du risque que représentait cette proximité, mais absolument aucun institut n’avait évoqué la possible présence de Jean-Marie le Pen au second tour et l’élimination précoce de Lionel Jospin, qui ne s’en remettra jamais. FAIL.

2. Le Brexit

La veille du référendum britannique, les études les plus pessimistes prévoyaient une défaite du Brexit avec 49% de votants en faveur de la sortie de l’Union européenne. Au final, 52% des Britanniques ont voté pour cette sortie. Damned. Encore raté.

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3. L'élection américaine de 2016

Hop : un simple graphique qui résume le plantage absolu des instituts de sondage lors de cette élection remportée par Trump. Et non pas par Clinton, devant dans TOUS les sondages.

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4. Les législatives israéliennes de 2015

Et que Bibi Netanyahou allait se planter en beauté, et que l’Union sioniste allait remporter 4 ou 5 sièges de plus que le Likoud et que… Ah non, en fait, Netanyahou a complètement gagné les législatives avec une avance confortable. Merci les sondages.

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5. Les élections générales britanniques de 2015

Pareil, dans les dents Cameron, allez l’alternance, ça va valser, Miliband à Downing Street, tout ça tout ça, et le tout dans un mouchoir de poche avec parlement minoritaire. Ouais, non, en fait : Cameron a remporté la majorité absolue et écrasé Miliband de 6 points.

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6. La primaire RPR de 2016

En panique, les mecs ont commencé à expliquer sur les plateaux qu’ils avaient prévu la « tendance Fillon ». En le créditant de 20% des intentions de vote, oui. Pas de 44%. Et surtout toujours en dessous de Sarko.

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7. Les législatives turques de 2015

Si on en croit les sondages, le coup d’Etat qui est en train de se produire en Turquie serait donc le fait d’un type appelé à gouverner avec un parlement d’opposition. En réalité, l’AKP d’Erdogan a tout simplement remporté 40% des voix au premier tour, dessinant une ultra-majorité.

8. L'élection présidentielle américaine de 1948

En 1948, tous les médias voyaient le Républicain Dewey gagner contre le sortant Truman. La victoire de Dewey était tellement acquise que le Chicago Daily Tribune, bouclant son numéro avant la communication des résultats définitifs, l’annonçait en une. En réalité, Truman a récolé 2 millions de voix de plus que Dewey. ERREUR SYSTEME. Ensuite Truman a posé avec l’édition du journal et une grosse banane.

9. Le référendum grec de 2015

Le référendum grec de 2015, organisé à l’initiative d’Alexis Tsipras, portait sur l’acceptation ou non par la Grèce des conditions proposées par l’Union européenne pour éponger la dette grecque. Les sondages étaient unanimes : le Oui allait l’emporter d’une courte tête. Et puis, en fait, le Non a remporté plus de 60% des suffrages. Courte tête, oui.

« Les sondages ne prévoient pas le résultat d’un vote, mais donnent un état des lieux de l’opinion à un moment donné » NIANIANIANIANIANIANIANIANIANIANIANIA.