Les accents, c’est comme la mauvaise haleine : ce sont souvent nos interlocuteurs qui s’en aperçoivent en premier. Il faut dire que certains sont à couper au couteau – on parle des accents évidemment. Néanmoins, et c’est important de le rappeler, quel que soit votre accent : soyez-en fier !

1. L’accent picard

Attention, on ne parle pas ici de la franchise de surgelés, mais bien de celui pratiqué dans le nord de la France. Si vous n’avez jamais entendu cet accent, sachez c’est un gros bordel dans la prononciation des « che ». Pour faire simple, là où on devrait utiliser le che, on vire le h pour dire ke. À l’inverse, là où on ne devrait pas dire Che, on le fait quand même. Enfin pas toujours, mais souvent. Pour le reste, imaginez vous en train de parler comme si vous vouliez garder les mots tout au fond de votre gorge. Ça peut paraître bizarre la première fois, mais en réalité, on s’y fait assez vite, surtout après quelques verres.

2. L’accent savoyard

Ça va que les Savoyards ont inventé la raclette (N.D.R. : c’est la Suisse qui en est à l’origine, mais c’est pareil), parce que leur accent est assez pénible. Le secret de l’accent savoyard ? Tout vient du pif avec un léger relent de Suisse frelaté. Une chance que les Savoyards ne soient pas très bavards, surtout avec les étrangers (d’autres régions évidemment).

3. L’accent bourguignon

Les Bourguignons ont une façon bien à eux de prononcer les R qu’ils roulent d’une drôle de façon, quand ils ne les virent pas carrément lorsqu’ils sont placés devant une autre consonne (ex. Alors prononcé Alo). Quant aux T, ils ont tendance à sonner comme un éternuement mal maîtrisé, surtout quand ils sont suivis d’un i qui visiblement, emmerde tout le monde.

4. L’accent franc-comtois

En Franche-Comté, on ne boit pas que de l’eau, on s’endort dessus également quand il s’agit de les prononcer. Les mots en O dans l’accent franc-comtois sont interminables, en fait comme toutes les voyelles dès qu’elles arrivent en fin de phrase. Ah et dernière chose, si vous voulez être sûr que votre interlocuteur est bien de Franche-Comté, quand il parle d’une personne, il utilise souvent un article devant son prénom. Exemple : le Jean- Claude (le Jean Clooooooode). On sait c’est moche.

5. L’accent lorrain

« Les Lorrains quant’i parlent ils ont un accent bizArrrr, mais ils sont fierrres hein, fo po croAre. » Pour faire simple, l’accent Lorrain sent l’acier, le truc dur sur laquelle la langue vient rapper à chaque mot prononcé. C’est pas moche, c’est typique.

6. L'accent béarnais

Vous vous souvenez de Jean Lassalle et de son accent plein de vie aux dernières Présidentielles ? Eh bien, le gaillard est un béarnais pure souche. Ça sonne bien de prime abord, mais si un jour vous avez un collègue avec un accent comme celui de ce grand homme politique, vous allez vite choper un sacré mal de tronche.

7. L'accent marseillais 

Il suffit de penser à Patrick Bosso pour se rappeler que l’accent Marseillais possède ce petit truc qui le rend vite insupportable. Ces subtiles exagérations dans la prononciation qui font faire des montagnes russes aux voyelles et aux consonnes. Et on ne sait pas vous, mais dans les montagnes russes, nous, on vomit.

8. L’accent berrichon

« Moué quantim’parle, el gars faut po quim chauffe heing ». L’accent berrichon c’est peut-être Kamini et son tube Marly Gomont qui en parle le mieux.

9. L’accent parisien

Également appelé, l’accent titi. Celui qui sent le tabac froid et la joie de vivre après 1 heure coincé dans une rame de métro bondée. Un langage rugueux qui ne lésine pas sur les sonorités en QUE et les longues secondes d’onomatopées gutturales.

10. L’accent sarthois

Rendu célèbre dans les années 90 par l’émission des Deschiens, l’accent Sarthois a été désigné accent le moins sexy de France par un site de rencontres. On ne comprend vraiment pas pourquoi.

Vous aussi vous avez un accent à deux balles ?

Source : wikipedia