Que des numéro 10 dans ma team : 10 personnes que l’on kiffe tellement qu’on leur a donné plein de noms de rues. Trop ? Assez ? Pour en juger, nous avons demandé son avis à un stagiaire de troisième au rayon Histoire d’une librairie municipale à Cholet, Jean-Louis Ringos.

1. Le général de Gaulle - 3903 rues à son nom

Est-ce qu’il mérite autant d’égards ? L’avis de notre expert historien, Jean-Louis Ringos.

D’un point de vue aussi bien historique que moustachier, le général de Gaulle est une figure majeure du XX° siècle. De plus, comme il a présidé à la reconstruction de la France après la guerre, il a eu l’occaz’ de glisser un mot aux maires pour qu’ils l’oublient pas. Il mérite je dis.

2. Louis Pasteur - 3354 rues à son nom

Est-ce qu’il mérite autant d’égards ? L’avis de notre expert historien, Jean-Louis Ringos.

Avant Pasteur, les chiens donnaient l’impression qu’ils venaient de se laver les dents en plein milieu d’une coupure d’eau, le tout sans pour autant dégager une belle odeur de fluor mentholé. C’était pénible, parce qu’ils piquaient les brosses à dents de leurs maîtres sans demander la permission. Grâce à Pasteur, ce temps est révolu : conclusion, imérite.

3. Victor Hugo - 2555 rues à son nom

Est-ce qu’il mérite autant d’égards ? L’avis de notre expert historien, Jean-Louis Ringos.

Victor Hugo est un type qui disposait de deux prénoms dans sa besace, d’encore plus de casquettes et d’autant d’opinions politiques. Le parcours d’un mec qui vient de la droite, termine à gauche et bénéficie de funérailles nationales dignes de Johnny Hallyday n’est pas à mettre de côté. En plus, il aimait beaucoup les rues de manière générale, ça on le sait parce que parfois il se promenait. En conclusion, à mon sens il mérite.

4. Jean Jaurès - 2370 rues à son nom

Est-ce qu’il mérite autant d’égards ? L’avis de notre expert historien, Jean-Louis Ringos.

Heu déso mais pas déo mais Jean Jaurès il s’est bien planté : déjà il était contre la guerre alors que tout le monde était pour la guerre, ensuite il a fondé L’Humanité alors même que personne le lit et en plus pendant la guerre, on l’a pas beaucoup vu rapport au fait qu’il avait été assassiné (c’est bien pratique, ça, pour éviter la conscription). Moi sans dec’ je dis qu’il mérite pas.

5. Jean Moulin - 2215 rues à son nom

Est-ce qu’il mérite autant d’égards ? L’avis de notre expert historien, Jean-Louis Ringos.

Le mec avait une petite grippe permanente et portait une écharpe en conséquence, ce qui a permis aux méchants nazis de l’attraper par le bout de l’écharpe et ça a été la merde pour la Résistance. Sans vouloir apporter de l’eau à mon moulin, je tiens à dire que c’était pas terrible terrible dans le cadre d’une opération secrète de porter des habits reconnaissables et un chapeau en plus au cas où y aurait un doute. Il mérite pas.

6. Léon Gambetta - 1501 rues à son nom

Est-ce qu’il mérite autant d’égards ? L’avis de notre expert historien, Jean-Louis Ringos.

Réussir à occuper des fonctions importantes, même être député et tout, alors qu’on a un nom trop nul, franchement, c’est une gageure qu’il faut saluer comme il se doit. En plus, il est prénommé comme un film avec Jean Reno alors qu’il a même pas vu le film parce qu’il est sorti après sa mort et ça c’est gage d’une personnalité visionnaire. Moi je dis il mérite.

7. Le général Leclerc - 1472 rues à son nom

Est-ce qu’il mérite autant d’égards ? L’avis de notre expert historien, Jean-Louis Ringos.

On aurait pu croire que, dans le coeur des français, il n’y avait de place que pour un seul général et que celui-ci devait s’intituler de Gaulle. Mais Leclerc en plus de rentrer dans Paris avec des chars, a réussi à créer une enseigne de supermarchés à son nom pour rester dans les mémoires et c’est bien joué quand on doit acheter des carottes, raison pour laquelle moi je dis pouce en l’air.

8. Jules Ferry - 1318 rues à son nom

Est-ce qu’il mérite autant d’égards ? L’avis de notre expert historien, Jean-Louis Ringos.

Franchement, je sais pas s’il a un lien de parenté avec Karine, mais il faut reconnaître que le coup de l’école obligatoire, c’était malin. Surtout dans les colonies, pour élever un peu les sauvages, vu qu’il pensait à une époque où il y avait déjà des voix anticolonialistes que les noirs étaient des sauvages ; merci à lui, il a permis à des gens de comprendre qu’on leur volait leurs ressources territoriales alors que sinon ils auraient pas compris tout seul, donc moi je dis il mérite.

9. Le maréchal Foch - 1255 rues à son nom

Est-ce qu’il mérite autant d’égards ? L’avis de notre expert historien, Jean-Louis Ringos.

Le type se la pète trop genre il est maréchal alors que de Gaulle il est que général, on voit le genre, il veut trop rester dans les têtes en faisant pas comme tout le monde et ça franchement ça me donne envie de faire comme si je le voyais pas le type, moi les ambitieux j’ai jamais pu trop les encadrer j’aime pas l’hypocrisie, je dis ce que je pense, je suis cash et franchement il m’a tout l’air d’un faux-cul celui-là il mérite pas c’est comme ça.

10. Georges Clémenceau - 1234 rues à son nom

Est-ce qu’il mérite autant d’égards ? L’avis de notre expert historien, Jean-Louis Ringos.

Il a fait la guerre pendant pas mal de temps et en plus il l’a dit et comme j’aime les gens qui font ce qu’ils disent, je le félicite a posteriori en appuyant l’idée qu’il ait un code d’iPhone super facile à débloquer comme nombre de rues en son honneur.

Précision : Jean-Louis Ringos a 7 ans.

Source : Slate