Le bloc opératoire, ce lieu aseptisé où les mots techniques fusent dans une ambiance de sauvetage de vie, gestes précis du chirurgien, concentration maximale, musique Heavy Metal en fond et blagues de cul. Le bloc opératoire est un lieu de travail pour le personnel médical, et il s’y comporte comme chacun sur son lieu de travail. En plus, les chirurgiens ne peuvent pas tout dire aux patients sur ce qu’ils font avec leurs corps pendant l’opération.

1. Pour vous refaire le nez, on le pète d'abord. Au marteau.

Les chirurgiens parleront plus volontiers de dégraissage, hein, mais on parle quand même d’un coup de marteau sur le nez. Ce moment où tu n’es pas si mécontent d’être sous morphine.

2. Il arrive que les patients se réveillent pendant l'opération

Sauf qu’en fait, les anesthésistes ont les moyens de le leur faire oublier. Il existe des produits, comme le Propofol ou le Versed, très répandus aux Etats-Unis, qui permettent tout simplement de faire oublier au patient qu’il vient d’ouvrir les yeux pour voir son ventre ouvert ou sa jambe sciée en deux. Certaines interventions nécessitent d’ailleurs que les patients soient réactifs. Mais ces produits permettent d’effacer leur mémoire immédiate.

Source photo : Giphy

3. La chirurgie est une discipline assez primitive

Malgré les images d’Epinal de chirurgiens télévisuels qui utilisent du matériel de pointe tout en réalisant des calculs époustouflants en même temps qu’ils pratiquent une opération délicate, la plupart des opérations chirurgicales ne font pas dans la dentelle. S’il faut opérer une personne qui a reçu une balle dans le torse, le chirurgien explosera littéralement le torse pour effectuer sa réanimation. Il n’hésitera pas non plus à péter les cotes gênantes au marteau.

Et ensuite, si certaines veines ne font pas le boulot de ramener le sang vers la zone nécessaire, il existe un risque d’œdème au niveau des artères en raison de l’accumulation du sang. Une manière d’éviter le problème, c’est de foutre des sangsues sur l’oedème. C’est d’ailleurs comme ça qu’on fait, généralement

4. Les pets des patients peuvent être pertinents

Lors d’opération du système digestif, il se produit nécessairement un iléus, soit une mise en sommeil des fonctions digestives du patient. La remise en route du système peut prendre plusieurs jours, et du coup ça peut être assez complexe niveau alimentation. Le mieux, pour pouvoir adapter l’après-opération, c’est donc de surveiller les pets des patients et de leur poser plein de questions à ce sujet.

5. Les chirurgiens vous touchent le zizi

Ils ne le font pas par perversion, mais pour éviter que le patient ne se mette à pisser partout sur ses organes internes. Du coup, ils glissent un cathéter dans l’urètre pendant toute l’opération.

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6. Les chirurgiens flippent leur race et ne sont pas du tout des machines

Entre l’intérieur de deux corps, il y a plein de différences qu’on ne peut pas prévoir. Des petites anomalies de placement d’organes, des vaisseaux sanguins qui ne se comportent pas comme prévu ou dont on n’avait pas imaginé l’existence. Et quand ils sont confrontés à ce genre de problèmes, les chirurgiens flippent leur race.  Parce qu’ils peuvent vraiment faire une connerie. Heureusement, ils ne sont pas seuls et sont entraînés pour faire face à ce genre de situations.

De la même manière, les chirurgiens sont terrifiés à l’idée d’oublier une compresse dans votre corps ou de se planter d’organe à retirer. Le truc, c’est que ça peut arriver.

7. Vous ne pouvez pas avoir à la fois la technologie de pointe et l'expérience du vieux sage

Le fait de bénéficier d’une machine de pointe peut-être une fausse bonne nouvelle. Le principe d’une machine neuve est qu’elle est neuve et que les chirurgiens ne la connaissent pas hyper bien. Or, si on en revient à l’idée que la chirurgie est une pratique assez primitive (voir point 1), une des clés de la réussite d’une opération, c’est pas mal l’expérience.

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8. L'équipe de chirurgie se fout ouvertement de la gueule du patient

Autant quand le patient est endormi, l’ambiance est calme, autant au bloc, ce n’est pas toujours le cas. Une intervention chirurgicale, c’est le boulot normal de l’équipe qui intervient. Ça ne veut pas dire qu’elle ne le prend pas au sérieux, mais il m’arrive, au milieu d’un top, de raconter une blague de cul à mon collègue. Et les chirurgiens font pareil. Ils foutent de la musique, se foutent de la gueule des tatouages du patient ou d’autres trucs. Ça n’a rien de méchant, c’est la vie normale.

9. Le personnel médical utilise son téléphone portable pendant qu'il opère

Le personnel médical a des smartphones, et doit pouvoir être joint. C’est au panseur que revient la joie de checker qui appelle, de choper le portable dans la poche de la personne concernée et de tendre le téléphone à l’oreille du médecin ou de l’infirmier. C’est commun et généralement à des fins professionnelles, mais ça peut générer des problèmes, comme pour cette Jordanienne dans l’abdomen de laquelle le chirurgien avait oublié son téléphone ; ou dans le cas de cette Américaine de 61 ans dont l’opération a foiré en raison de l’intérêt porté par le chirurgien à ses mails. En France, le risque est quand même faible.

Du coup, vous flippez sans doute de vous faire opérer. Ah. Oui. Vous n’avez pas le choix, en fait.

Source : Cracked


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