Les films d’horreur soit on adore et on est fan, soit on trouve ça horriblement nul immonde et sans intérêt. Le rapport aux films d’horreur est rarement tiède. Quoi qu’il en soit quand on est un féru de ce type d’expériences sensitives, on est généralement habitué à vivre plusieurs étapes de souffrance mêlée de plaisir.

1. La joie : youpi je vais regarder un film d'horreur et passer un bon moment avec des gens que j'apprécie car ils sont mes amis

Parce qu’en général on ne mate pas un film d’horreur seul.e à moins d’être une personne dénuée d’amitié et d’amour. Le film d’horreur implique une forme de collectivité sans quoi il perd un peu de sa saveur.

2. La mise en confiance : franchement là ça fait deux minutes que le film a commencé et vraiment j'ai pas eu peur une seule fois

Tu penses encore que tu vas tenir tranquillou, tu trouves que jusque là tu te tiens plutôt bien et que finalement tu commences à être rodé aux films d’horreur parce que même pas tu cries. Haha, laisse-moi rire.

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3. Les statistiques prévisionnelles : elle, elle va mourir, lui, il va mourir, elle, elle va mourir en premier, lui c'est le tueur

C’est la poursuite naturelle de la mise en confiance. On émet toutes sortes d’hypothèses histoires de se rassurer mais personne n’est dupe.

4. L'ennui : c'est chiant en fait, ils meurent quand les gens ?

Patience. Ça arrivera plus tôt que tu ne le…AAAAAAAH ATTENTION DERRIÈRE TOI ! (Oui bon, c’était une simulation de meurtre, mais par écrit c’est hyper difficile donc ça va, jugez pas).

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5. Le fameux moment du "J'en étais sûr"

Il survient lors du premier meurtre, généralement le meurtre de la satisfaction car tout te permet de capter que ce personnage allait vraiment crever en premier. Ce moment n’est pas vraiment flippant mais est plutôt destiné à te renforcer dans tes convictions, te mettre à l’aise en quelque sorte, histoire que tu prennes un peu la confiance et que tu chies dans ton froc à l’étape suivante.

6. L'effroi : quoi mais non mais comment mais putain mais bordel mais je m'y attendais pas du tout mais vous êtes juste des grands malade de faire ça

C’est la série de meurtres que tu n’avais pas du tout prévu et qui fout en l’air ta pokerface d’insensibilité.

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7. La déstabilisation : mais ça ne s'arrête donc jamais ? j'en peux plus je suffoque, je meurs !

Les meurtres s’enchaînent, les scènes d’angoisse ne te laissent aucun répit. C’est la phase où tu perds tout sens commun mais tu t’accroches encore à un quelconque espoir de retour à la normale.

8. La crainte : je peux pas aller aux toilettes seul.e il faut que quelqu'un m'accompagne, on ne doit JAMAIS se séparer

Ça y est.Là tu as vraiment perdu toute forme d’honneur et de respect de toi-même, tu ne réponds plus de rien, tu doutes de tout, il n’y a plus de frontière entre la fiction et la réalité, un tueur en série peut te poignarder à tout moment même quand tu es aux toilettes.

9. La seconde phase du "j'en étais sûr"

Elle survient à la fin du film quand on découvre qui est le tueur et que tout ceux qui avaient établi leurs pronostics en début de film peuvent enfin valider ou invalider leurs hypothèses. Etape très satisfaisante qui permet de calmer les sueurs froides causées par les deux étapes précédentes.

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10. La reconstruction : il va falloir apprendre à dormir seul et à éteindre la lumière cette nuit

…Et à arrêter d’appeler ta mère pour qu’elle vienne te border dans ton lit parce que tu as 26 ans et que ta mère vit à Limoges.

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Sinon, la prochaine fois on fait plutôt une partie de cache cache ?