Ça vous démange sérieusement. Voilà quelques minutes que vous lui palpez gentiment le bas du dos à travers sa petite robe en mousseline, son sourire vous ravage les sens et vous commencez à avoir des envies pas complètement catholiques. Sauf que là comme ça, en pleine rue, ça va être coton. Pour flirter heureux, flirtons cachés. Qu'elle soit intello, sportive ou artiste, pas besoin de sortir la chapka et les moonboots pour la réchauffer.

  1. Le Cimetière du Père Lachaise, pour la gothique
    Elle aime la mort ? Elle met du vernis noir et vous trouve trop « dark » ? Face à un tel CV, impossible de la jouer romantique avec lit parsemé de pétales de rose, caviar et champagne.
    Direction le Père Lachaise, faites lui réviser ses pratiques sataniques entre deux tombes. Si en plus elle est expansive, pas de risques ici de réveiller les voisins...

    pere lachaise
    Crédits photo (creative commons) : John Althouse Cohen
  2. l’École Nationale Supérieure des Beaux-Arts, pour l'artiste (14 Rue Bonaparte dans le 6e)
    Les étudiants des beaux-arts ont vraiment de la chance d'évoluer ici. Une magnifique grille en fer forgé, des statues aux courbes évocatrices et des bâtiments étalés sur deux hectares en plein Saint-Germain ? Elle sera en extase avant même que vous ayez sorti le grand jeu.
    Passé l'entrée, foncez tout droit, et arrivé face à la bibliothèque, longez-la sur la droite. Surprise, un petit parc vous attend, désert puisque fermé à double tour. Escaladez rapidement la minuscule balustrade, étendez votre veste au sol et allongez-la dans les plantes vertes. Sans doute votre côté Nicolas Hulot.

    beaux arts
    Crédits photo (creative commons) : Groume
  3. Le Bon Marché, pour l'accro au shopping (24 Rue de Sèvres dans le 7e)
    Le bon marché est son repaire. Donnez-lui rendez-vous au premier étage, dans les salons lingerie, installez-vous tranquillement dans les grands fauteuils du « salon » d'essayage.
    Retenez-vous encore 3 minutes le temps qu'elle s'effeuille gentiment derrière le rideau avant de la rejoindre. Conseil pratique : les cabines 10 et 22 sont les plus adaptées. Au sortir de ces dernières, les plus vantards coucheront leurs exploits sur les pages du livre d'or disposé à l'entrée ? «Cabine de l'extrême», scène 1, prise 1, action.

    bon marche
    Crédits photo (creative commons) : roboppy
  4. Université Descartes, pour l'étudiante (4 avenue de l'observatoire dans le 6e)
    Les années fac vous manquent ? Enfilez un sac Eastpack, des converses et un sweat Abercrombie et rendez vous à l'université Descartes, à deux pas du Luxembourg.
    Une fois devant l'entrée de la fac de pharmacie, passez la grille de la grande porte et foncez tout droit, sans demander votre reste à qui que ce soit. Arrivé dans le jardin botanique, dirigez-vous discrètement vers les serres. Là, planqués au milieu des plantes tropicales, faites rugir l'animal qui est en vous. Après seulement, vous pourrez filer à la cafet.

    descartes
    Crédits photo (creative commons) : iandolphin24
  5. Piscine Pontoise, pour la sportive (19 rue de Pontoise dans le 5e)
    Piquez une tête dans un océan de luxure. Rendez-vous piscine Pontoise. Ne prenez pas de serviette, vous n'allez pas beaucoup vous mouiller. N'attendez même pas qu'elle ait enfilé son bikini et introduisez vous discrètement dans sa cabine d'essayage.
    A 20h15, la lumière se tamise et la musique d'ambiance viendra rythmer vos ébats jusqu'à minuit. Pensez à mettre votre bonnet.

    pontoise
    Crédits photo (creative commons) : vnoel
  6. Le MK2, pour l'intello (128 Avenue de France dans le 13e)
    C'est la première fois que vous accepterez aussi facilement de l'accompagner voir un film rasoir. Évitez Conan le Barbare et Die Hard 4, préférez leur ce si talentueux réalisateur ouzbek qui culmine à 12 entrées en salle après 3 mois de sortie.
    C'est le genre de films qui pullulent au MK2 Bibliothèque, et ces petits malins ont même pensé aux fauteuils doubles. «On est allé voir quoi déjà ?».

    mk2 bnf
    Crédits photo (creative commons) : spone

Sources et Crédits photo: Merci Alfred