Il est rare que la simple expression du mot « chat » ne suscite pas un gémissement langoureux teinté d’un amour irrépressible et d’une envie pathologique de presser la boule de poil auquel il fait référence contre notre cœur et surtout contre son consentement. Que voulez-vous, les chats nous rendent totalement cinglés. Tellement cinglés qu’on en a fait des envahisseurs dangereux. On en compte à ce jour 12 millions rien qu’en France (et 200 000 de plus chaque année). S’ils nous ont bien servi à certains moments de l’histoire parce qu’ils chassaient les rongeurs qui transportaient des maladies, l’utilité publique du chat à l’heure actuelle reste à prouver. Ce serait plutôt « le Tchernobyl du miaou » pour piquer l’expression au Professeur Feuillage dont la vidéo nous a inspiré ce top (à retrouver en conclusion. Là. En bas quoi. Faut juste lire le top avant. Allez. Bah lis. Reste pas là comme un con, enfin.).

1. Leurs croquettes sont pas vraiment issues de circuit court

J’ose espérer que je ne vous apprends pas grand chose en vous disant que les croquettes c’est pas ultra healthy. Avec le nombre incalculable de maladies que les chats accumulent en cohabitant avec nous, on est obligé de leur refourguer des croquettes spécial « chats d’appartement », spécial « problème de rein », spécial « obésité » (si, si, ça existe). Cette alimentation industrielle farcie de composants chimiques et d’emballages plastiques laisse une belle empreinte carbone que ton régime végan ne viendra certainement pas compenser.

2. Ta litière garantie sans odeur c'est plein de produits chimiques dégueulasses

Et de toute façon la litière quelle qu’elle soit est polluante puisqu’elle contient les déjections de ton compagnon (qui a ingéré des trucs pas ouf comme les croquettes précédemment susnommées). Si tu as un jardin tu peux toutefois opter pour une litière en copeaux de bois, sorte de toilettes sèches du chat. Tu peux aussi tenter l’expérience dans un appart’ mais il est fort probable que le fumet des multiples étrons du minet stagne un peu plus longtemps dans tes narines.

3. Les chats en liberté tuent beaucoup trop d'autres espèces animales

C’est le principal problème de ces cons de chats. Quand ils sont domestiques, ils font moins de dégâts mais butent quand même en moyenne 5 petits animaux chaque année. Pour les chats errants c’est beaucoup plus, ce qui en fait le deuxième pire invasif après les rats et juste avant les renards. Une étude américaine publiée dans Nature Communications a même montré qu’aux Etats-Unis, on estime que les chats tuent entre 1.4 et 3.7 milliard d’oiseaux par an et entre 6.9 et 20.7 milliards de petits mammifères. Ce joli bilan assassin tendrait à prouver que les chats sont responsables de la disparation de 63 espèces animales en 5 siècles. Trop nul ! D’habitude c’est nous les humains qu’on est les méchants et qu’on bute toutes les espèces endémiques !

4. Les vidéos de chats mignons génèrent des milliards de vues

Eh oui, on en parle pas de cette pollution énergivore mais le visionnage de vidéos sur Youtube représente un impact énergétique invisible mais pourtant bien dramatique. Donc un petit conseil, ne vous laissez pas avoir par ces vidéos au potentiel intellectuel extrêmement limité.

5. Les chats sur les îles c'est un mauvais délire

On s’est tous offusqué en apprenant que la Nouvelle-Zélande voulait se débarrasser de ses chats, mais en fait c’est compréhensible. Ce sont en premier lieu les îles qui sont exposées au danger de l’invasion féline. Le pays insulaire a ainsi vu 19 espèces animales éradiquées à cause de chats, pour Madagascar on grimpe à 20 espèces et pareil en Australie, aux Caraïbes, ce sont 33 espèces qui se sont faites bouffer le cul par les crocs félins.

6. Les chats de race vendus une fortune sont de pures anomalies génétiques

Non mais réfléchissez deux secondes ! Vouloir à tout prix un chat de race c’est un peu comment vouloir adopter un enfant génétiquement modifié pour être plus beau que les autres (j’assume parfaitement la comparaison chat/enfant). Il faut comprendre que les chats de race sont des fins de race issues de générations de reproductions entre frère et sœur pour obtenir des pur sangs d’aristochats. Résultats des courses ce sont des chats qui coûtent très très cher (un Maine Coon coûte en moyenne 1000 balles) et sont super fragiles. Bref ce sont des demeurés finis à la pisse. Si vous voulez vraiment un chat, rien de tel qu’un bon vieux chat de gouttières 50 % animal 50 % béton.

du coup voilà ce qu'on peut faire pour combattre ce fléau poilu

7. Adopter des chats dans des refuges

Ça tombe sous le sens ! Fuyez les animaleries, ce sont des succursales de l’enfer. Quand vous prenez un animal de refuge au moins vous connaissez un peu le passif du bestiau (les chats sont placés en maisons d’accueil avant de trouver des adoptants définitifs et d’être remplacés par d’autres chats trouvés dans la rue) et vous ne payez que les frais médicaux de base qui ont été engagés sur lui (stérilisation et vaccin).

8. Stériliser ses chats quand ils sont en mesure d'aller batifoler dans les bois

On le fait assez naturellement quand on vit en appartement (amusez-vous à vivre avec un chat non stérilisé, vous allez vite comprendre votre douleur) mais quand on a une maison de campagne on a tendance à se la jouer détente. Moralement vous avez raison. C’est quand même scandaleux d’adopter un animal et de l’amputer de son appareil reproducteur pour qu’il soit plus doux et plus calme. Écologiquement, il est plus judicieux d’endiguer le problème de la surpopulation des chats en évitant les portées tous les deux mois.

9. Cuisiner pour ton chat

C’est un peu dur à envisager quand tu ne parviens déjà pas à cuisiner pour toi-même mais au moins tu n’achètes plus des croquettes de merde qui coûtent une fortune et sont fabriquées à partir de chiasse de démon. Internet regorge de milliers d’idées de recettes parmi lesquelles tu devrais trouver ton bonheur. Enfin, ton bonheur on exagère un peu, on peut peut-être parler plutôt d’un soubresaut de joie passagère.

10. Rabattre son affection malsaine sur une peluche et laisser les animaux tranquilles

C’est un peu la base. Les chats ne sont pas responsables de leur impact écologique, ce sont les humains qui font n’importe quoi en les emmenant partout sans se soucier de la biodiversité locale. Si on arrête de s’encombrer des chats (déjà on aura moins de galère d’urine sur l’oreiller), le déséquilibre devrait se rétablir. Et puis on n’aura plus qu’à avoir une vie triste sans chat et sans amour.

Source : Le Figaro, Slate, Le Nouvel Obs, et la formidable vidéo du Professeur Feuillage qui nous a inspiré ce top.