FIFA15-conseil-defense
Source photo : Le Meilleur du PSG

Joueurs de FIFA 15, amis de la molette et du L1 triangle, nous partageons tous les mêmes petits bonheurs et crises de nerfs. Car on ne joue pas à FIFA 15 comme on lance une partie de Mario Kart. Sur le terrain virtuel d'EA sports, c'est notre réputation qui est en jeu. Suffisant pour rappeler ici quelques clés pour dompter le gameplay de la bête et notamment réussir à bien défendre face aux adversaires les plus vicelards.

  1. Restez debout en défense
    Oui, c'est tout con, dit comme ça. Pourtant, si vous ne vous jetez pas, vous avez moins de risque de vous faire dépasser. Au lieu de tenter le tacle parfait ou l'agression à la gorge (Brassens), contenez le joueur adverse en martelant ponctuellement la touche "pression". Pas comme un bourrin encore une fois, mais juste de quoi faire chier le gars qui a le ballon. La plupart du temps, le physique imposant de vos défenseurs suffira. Mais en fait, le véritable geste à utiliser pour défendre correctement en un contre un, c'est le fameux tacle debout. Même si le timing est important, il est moins primordial qu'un tacle glissé. Si vous foirez votre intervention, votre défenseur sera toujours capable de revenir. Après, si vous êtes dépourvu de sens du timing et de l'interprétation du jeu adverse, ça devient plus compliqué. Surtout dans la surface, où vous pourriez simplement choper le joueur au lieu du ballon. Et là, ça devient plus gênant.
  2. Ne faites jamais de pressing avec vos défenseurs centraux
    N'est pas le Barça qui veut. Pour un pressing digne de ce nom, il y a deux règles à respecter impérativement. Tout d'abord, bien lire le jeu de l'adversaire et ne pas diriger le joueur que vous contrôlez au même endroit que celui que vous envoyez. Ce dernier est contrôlé par l'IA et n'ira que vers le porteur du ballon. Essayez alors d'anticiper les passes de votre adversaire avec votre joueur, de couper les trajectoires possibles afin de le priver de solution. La deuxième chose indispensable à savoir, c'est de ne jamais presser avec vos défenseurs centraux. Jamais, même sous la torture. Si vous en arrivez là, vous désorganiserez votre défense et vous exposerez aux "L1 triangle" létaux de vos adversaires. Préférez donc vos milieux défensifs et vos latéraux pour harceler le gaillard d'en face. Le pressing est une science, ne l'oubliez-pas.
  3. Jouez quatre défenseurs à plat
    Evidemment, dans Fifa, on peut simplement brancher la manette, jouer et prendre du plaisir. Mais si vous voulez passer un cap, il va falloir prendre du temps dans le menu des formations. Déjà, parce que les schémas de jeu par défaut de chaque équipe ne correspondent pas forcément à votre style et vos aspirations. Et là, il n'y a pas de secret, il faut tester des choses, y revenir, essayer encore jusqu'à résoudre ce casse-tête. Les deux plus répandues sont le 4-2-3-1, très compacte mais avec une pointe un peu trop esseulée, et le 4-4-2 en losange, idéale pour disposer de plusieurs solutions offensives même si plus friable au milieu. En fait, il n'y a pas de schéma miracle. La seule variable indispensable, c'est par contre de mettre les latéraux au même niveau que vos centraux. Les boulevards dans les couloirs, ce n'est pas un truc qui vous intéresse.
  4. Optez pour une mentalité "défensive"
    Une fois le choix de la formation effectué, les choses ne sont pas terminées. Il faut penser aux tactiques à mettre en place ainsi qu'aux mentalités à adopter. Par défaut, votre équipe sera en mentalité "équilibrée". Un choix batard. Le mieux, c'est de commencer le match en pressant la flèche directionnelle vers la gauche et de passer en "défensif". Vous ne perdrez pas beaucoup d'atouts offensifs pendant que vous gagnerez par contre beaucoup dans le placement défensif de votre équipe. Avec un pressing équilibré, vous démarrez sur de bonnes bases. Et en plus, le gars d'en face vous prendra au sérieux. Le match, avant le match.
  5. Gérez votre gardien comme un défenseur
    Facile, direz-vous. Oui, ce n'est pas bien compliqué quand on prend le temps de réfléchir un peu. Et ça ne passe pas forcément par des choses ultra compliquées et une technique super chiadée. En fait, ce sont les petits détails qui pourront semer le doute chez le mec que vous affrontez. Par exemple, la gestion du gardien en face à face. Au lieu de le faire sortir comme un abruti dès que votre défense est aux fraises, variez les choses. Avancez-le puis rentrez-le dans les cages avant de le faire sortir très franchement, de façon à ce que l'attaquant adverse ne sache pas s'il doit lober, tenter le dribble ou la frappe immédiate. Vous pouvez faire la même chose avec vos défenseurs, laisser l'attaquant se présenter à vous sans vous jeter. En fait, évitez de tomber dans l'automatisme qui rendra votre jeu aussi facilement lisible que le script d'un porno.
  6. Virez le changement automatique de joueurs
    Dans Fifa, "Automatique" ne rime pas avec "plus pratique". En mode auto, c'est l'intelligence artificielle qui s'occupera pour vous de la sélection de vos joueurs. Et autant vous le dire tout de suite, l'IA est mentalement déficiente. Alors, il vous reste deux alternatives. La première tranche vraiment, la sélection manuelle. C'est vous et vous seul qui aurez le contrôle total sur le changement de joueurs. Elle vous demandera un peu de temps pour la maîtriser, mais c'est quand même moins rageant de se planter soi-même que de subir la loi d'un ordinateur gogole. A ce titre, pour gagner en précision lors du changement, optez plutôt pour le stick droit, histoire d'avoir vraiment le joueur désiré. Sinon, si vous avez un peu la frousse dans votre froc, il reste le changement de joueur sur "ballon aérien". Vous serez en charge de tout sauf sur les centres et les ouvertures en l'air. Un bon compromis de Suisse.
  7. Ne martelez pas le bouton "tête" sur les centres
    La plaie de ce Fifa, outre les contres favorables bien souvent inexplicables et sortis de nulle part, ce sont les centres qui font bien trop souvent mouche. Donc, plutôt que d'essayer d'intercepter les missiles télécommandés en provenance des ailiers adverses, essayez de bloquer vos couloirs. Pour ça, ne vous jetez pas comme un mort de faim, vous risquez ainsi de plonger dans chaque demi feinte de votre adversaire. Dans le cas où vous seriez dépassé, tout n'est pas perdu il vous reste une chance de vous en sortir dans votre surface. Déjà, comme indiqué plus haut, passez en changement de joueurs "manuel" ou "ballon aérien", ce qui limite les aléas du changement de joueur. Ensuite, arrêtez de marteler le bouton "A", ça ne sert à rien. Appuyer une seule fois et au bon moment suffit. C'est comme dans la vraie vie, vous ne voyez jamais un défenseur sauter plusieurs fois. Là, c'est pareil.
  8. Ne maintenez pas la touche "sprint" tout le temps
    Courir tout droit avec Cristiano Ronaldo, c'est bien. Mais le Portugais mérite mieux que d'être traité comme Fabrice Pancrate. Il faut plus de subtilité dans le jeu balle au pied. Si la vitesse fait bien entendu la différence, alterner dribbles courts et grands coups d'accélération derrière reste le meilleur moyen d'enrhumer le défenseur adverse. Relâcher la touche de sprint pour dribbler, même sans geste technique, reste l'arme la plus efficace pour éliminer dans les petits espaces. Oui, c'est la dextérité de votre pouce et votre science du dribble qui feront la différence, mais rien ne sert de maintenir la touche de sprint tout le temps. En plus, sur une passe, votre joueur loupera plus facilement son contrôle si vous êtes déjà au taquet et en accélération. Si connaître tous les tricks du monde suffisait pour être un fin dribbleur, Adel Taraabt serait tout simplement inarrêtable. Au moins.
  9. Faites circuler la balle
    Dans le foot, il y a plusieurs écoles. Il y a ceux qui jouent à l'anglaise, qui se projettent tout de suite vers l'avant, quitte à balancer des sondes dans la profondeur à coup pour déséquilibrer la défense adverse sans vraiment réfléchir. Et puis, il y a les autres, ceux qui prennent un peu plus leur temps, qui voient le foot comme une partie d'échecs avec des mecs en short. Non pas que cette solution soit foncièrement meilleure, mais force est de constater qu'un gars qui enchaine passes courtes quitte à revenir par moment en retrait est beaucoup plus chiant à jouer qu'un loustic fou des balles en profondeur lobées et autres débordements facilement lisibles. Bah oui, à force de faire courir le rouquin l'adversaire, ce dernier aura plus de chance de craquer et de sortir de son bloc avec le mauvais joueur, créant ainsi une faille que vous exploiterez plus facilement. Mais bon, pour faire tourner la balle, il faut quand même connaître son équipe et son schéma de jeu par coeur. Heureusement, vous avez potassé et testé toutes les formations du jeu.
  10. Prenez le Real
    Dans la vraie vie, le Real, c'est plus ce c'était. Sauf que dans le jeu, les choses sont différentes et les Madrilènes sont tout simplement des cyborgs quasi infaillibles. Partout, à tous les postes et dans n'importe quelle organisation ou presque, Madrid est au-dessus et bien au-dessus de tout ce qui se fait dans le jeu. Déjà, grâce à Cristiano Ronaldo, de loin le meilleur joueur du jeu et le plus complet. Avec lui, rien n'est impossible. Ensuite, grâce à Gareth Bale, qui donne encore plus de vitesse et de pralines potentielles à une équipe qui n'en avait pas besoin. Après, parce qu'il y a encore Benzema, Di Maria mais surtout Ramos, Casillas et Marcelo derrière. Aucune équipe du jeu ne peut se targuer d'être aussi complète et de correspondre à tous les styles de jeu ou presque. On a pas vu mieux depuis le grand Sedan, celui de l'infernal Pius N'Diefi.
  11. (bonus) Trichez comme une bête
    Si on joue à FIFA, c'est quand même pour chambrer et se foutre de la gueule de son adversaire. Alors faites ce que vous avez à faire: mettez sa manette en alternatif, enlevez une pile, faites sonner son téléphone toutes les 2 minutes... on s'en fout, mais soyez inventif. Le "FIFA Fair Play Award", c'est pour les nazes.

Au pire, si vous êtes tout nul avec une manette, il reste Football Manager.

Source : Menly et le guide officiel du champion du monde Bruce Grannec.