Parfois, à attendre que le succès nous rentre dedans en sortant de chez soi, on perd son temps ; mieux vaut prendre une caravelle vers des terres inconnues où l’on pourra jouer à l’étranger en tournée. Mireille Mathieu l’a bien compris ; Charlie Winston aussi.

1. Charlie Winston

En galère en Angleterre, Charlie Winston signe son premier single, Hobo, sur le label français Atmosphérique en 2009. Ensuite, c’est le succès que l’on sait et le mec qui est comme un hibou from a broken home. Son succès est alors exclusivement concentré en France.

Crédits photo (creative commons) : Thesupermat

2. Seu Jorge

Né en banlieue de Rio, Seu Jorge a sorti son premier album en 2001 avec un petit succès d’estime, avant d’apparaître dans La vie aquatique de Wes Anderson et que cet album ressorte à l’international sous un titre différent (Carolina). Le succès très francophile de Wes Anderson a entraîné celui de Seu Jorge qui a ensuite sorti tous ses albums à l’international avec un succès bien plus important en France qu’au Brésil.

Crédits photo (creative commons) : Marcelo Teson

3. Amadou et Mariam

C’est à partir de leur premier séjour en France, en 1994, que les Maliens Amadou et Mariam commencent à réellement vendre des disques. En 1998, le single « Je pense à toi » se vend à 100.000 exemplaires dans l’hexagone. Ils bénéficieront de l’aide de Manu Chao qui n’est pas étranger au succès du Dimanche à Bamako. Et dire que, pour venir en France, au début, il a fallu amadouer Mariam…

Crédits photo (creative commons) : Jérôme from Rouen, FRANCE

4. Goran Bregovic

Rock star en Yougoslavie, Bregovic décide d’arrêter les frais dans les années 80 pour se consacrer à l’écriture de musique de films, aux cotés de Kusturica. C’est un four en Serbie, mais les films de Kusturica cartonnent à Cannes et en France, et Bregovic s’y fait un nom façon musiques du monde. Il compose des BO pour énormément de cinéastes français, dont Patrice Chéreau. Si son succès n’est pas seulement français, il est le principal artisan de l’intérêt des pays de l’Ouest de l’Europe pour la musique balkanique.

Crédits photo (creative commons) : Thesupermat

5. Ayo

Née en Allemagne, Ayo sort son premier album en France, chez Polydor. L’album marche outre-Rhin, mais rien de comparable avec son succès en France où elle s’installe en tête des charts. Ensuite, ça se tasse, mais ses duos se font plutôt avec Tryo ou Matthieu Chédid qu’avec les mecs de Modern Talking.

Crédits photo (creative commons) : Nicolas Esposito

6. Gonzales

Chilly Gonzales, Canadien d’origine, s’est installé à Berlin en 1999 pour essayer d’obtenir une plus grande visibilité. C’est l’album Solo piano, sorti en 2004, qui le révèle au public : ses chansons sont largement utilisées dans des pubs hexagonales. Ensuite, si ses collaborations cartonnent partout dans le monde (Daft Punk, notamment), c’est essentiellement en France qu’il connaît le succès avec ses albums toujours différents qui couvrent un spectre allant du classique au rap.

Crédits photo (creative commons) : Nonameplayer

7. Keziah Jones

Né au Nigéria, Keziah Jones a été repéré dans le métro de Paris en 1991. Ensuite, son succès s’est essentiellement concentré en France et (un peu) en Europe.

Crédits photo (creative commons) : Rama

8. Devendra Banhardt

Même s’il a fait ses premières armes en Californie et qu’il continue à y vivre, Devendra Banhardt appartient aux Etats-Unis à un courant qui ne vend pas des masses, aux côtés d’Anthony & The Johnsons ou de Vetiver. En revanche, révélé en 2005 en France, il y a connu un succès considérable, notamment après que sa I feel just like a child a été reprise dans une pub pour Renault.

Devendra Banhart

9. Yaël Naïm

L’artiste israélienne, signée chez Tôt ou Tard, est bien plus connue en France qu’en Israël. Sans doute parce que sa maison de disque est française.

Crédits photo (creative commons) : Thesupermat

10. Asa

Née en France mais ayant vécu jusqu’à l’âge de 22 ans au Nigéria, Asa signe chez Naïve et remporte le prix Constantin, en 2008. Depuis, son succès est essentiellement concentré dans l’hexagone.

Crédits photo (creative commons) : Hasanli.azad

Je vais peut-être écrire mes bouquins en allemand, pour voir.

Source : Le Parisien

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