Tous les jours, sans le savoir et en nous livrant simplement à nos activités habituelles, nous détruisons savamment, patiemment la planète. En toute impunité. En riant de manière sardonique et en faisant des tours sur un fauteuil de bureau IKEA acheté d’occas’ quelque part au Kremlin-Bicêtre.

1. Un rôti qui cuit dans le four

Une étude publiée dans Science Daily prouve que cuisiner un rôti chez soi sans aérer revient à s’exposer à une pollution supérieure à celle d’une ville lambda, du genre CALCUTTA BORDEL. La cuisson engendre jusqu’à 200 microgrammes de particules fines par mètre cube. C’est 5 fois ce qu’on se tape à Paris. Bref : aérez, les gars.

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2. Vider ta bassine d'eau de Javel dans les canalisations

L’eau de Javel, ça marche bien pour buter les bactéries, mais ça ne nettoie pas en tant que tel. Et le problème, c’est qu’en plus de ça, l’eau de Javel contient du chlore. Rejeté dans les eaux domestiques, le chlore s’associe avec d’autres molécules et peut aussi se dissoudre dans l’air. Son rejet provoque des dommages sur les systèmes immunitaire et respiratoire des animaux. Pas jojo.

3. Se brosser les dents pollue les océans

Les microperles contenues dans les crèmes exfoliantes et dans les dentifrices forment une des principales cohortes des déchets plastiques que l’on retrouve dans les océans. Ces micro morceaux de plastique traversent les outils de filtrage et terminent dans les océans. Pire : les perles sont de la même couleur que le plancton bouffé par les poissons et ceux-ci finissent donc par les ingérer. C’est la merde.

4. Le streaming pollue plus que les DVD

Acheter un DVD sur Internet et le mater chez soi après se l’être fait livrer pollue moins que regarder un film en streaming. Selon les hypothèses de calcul des chercheurs qui ont publié une étude sur IOP Science, la dépense énergétique induite par la fabrication et la livraison du DVD est semblable à celle des serveurs qui hébergent la vidéo en streaming ; en revanche, regarder un film en streaming dégage plus de CO2.

5. Les fringues sont selon certaines études la deuxième industrie polluante du monde

Je précise tout de suite que les conclusions de l’étude sont controversées ; toutefois, il semblerait que l’industrie textile dégagerait 1,2 milliard de tonnes de gaz à effet de serre par an, soit plus que les trafics aérien et maritime réunis. Bon à savoir.

6. Regarder une vidéo de chat

Le titre est simplificateur, mais en gros il faut savoir que 2% des émissions de gaz à effet de serre dans le monde sont dus aux centres de stockage des géants d’Internet. Les 3 milliards de recherches effectuées quotidiennement sur Google donneraient lieu à une émission de 660 tonnes de CO2.

7. Utiliser un tote bag

Une étude prouve que pour rentabiliser l’impact environnemental d’un tote bag face à la concurrence, par exemple, d’un sac en plastique, il faut l’utiliser 148 fois. Entre mauvaise qualité du tissu et le fait qu’on en a plusieurs, autant dire que ça n’arrive quasiment jamais.

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8. Picoler pollue

Faire pousser du houblon ou des raisins nécessite des fertilisants ; brasser la bière ou distiller un spiritueux consomme de la chaleur et donc de l’énergie ; le packaging, n’en parlons pas (cela revient à 40% de l’empreinte carbone de tout le process). Et plus l’alcool est chargé, plus il pollue.

9. Tirer des feux d'artifice nique l'environnement

Pour tirer des feux d’artifice, on utilise de la poudre noire. Or, un kilo de poudre noire rejette 480 grammes de CO2 dans l’atmosphère. Et dans le cadre d’un feu d’artifice comme celui du 14 juillet à Paris (un gros feu d’artifice, donc), on utilise 30 tonnes de poudre noire. Faites le calcul – vous avez la flemme ? – et bah ça fait 14 tonnes de CO2 dans l’atmosphère, soit 91.000 bornes réalisées en bagnole.

10. Vivre

Je vous raconte pas comment on pollue le monde rien qu’en respirant. Surtout quand on est laid, méchant, sale et con. De là à prendre des mesures drastiques…

On n’est pas sorti de l’auberge (en même temps, j’ai jamais demandé à entrer dans une auberge).