La couvade, phénomène souvent moqué, est un vrai syndrome peu reconnu qui touche de nombreux futurs papas, et qui est beaucoup plus répandu que l’on croit. Pourtant, ce phénomène reste encore assez tabou, et peu d’hommes en parlent. Alors nous comme on est sympas, on le fait pour eux !

1. Le futur père a des symptômes de grossesse

Comme des nausées, une prise de poids, des envies alimentaires… Et même des sautes d’humeur ! Bon, bah ils ont plus qu’à porter le bébé aussi, comme ça on sera quitte dans le partage de la grossesse.

2. Environ 20% des futurs pères sont concernés

Ce qui n’est pas rien en terme de statistiques. Mais vu que c’est un sujet tabou, ou bien qui suscite les moqueries, peu d’hommes osent en parler. Alors arrêtez donc de vous moquer de ces pauvres futurs papas.

3. C’est une manière de s’exprimer

Parce que l’arrivée d’un bébé peut faire vraiment flipper, ces pères l’expriment par leur corps. Les anxieux qui ont peur de ce qui les attend réagissent et développent ces symptômes. Donc si ça arrive à quelqu’un de votre entourage, mieux vaut lui en parler pour qu’il partage avec vous ses petites angoisses.

4. C’est aussi une manière de s’impliquer

Et d’avoir une part vraiment active dans la grossesse, de manière inconsciente. Ces hommes ne veulent pas laisser à la femme tout le poids de la grossesse et développent donc des symptômes équivalents pour se placer au même niveau.

5. Ça peut être une réaction hormonale

Ou plus clairement, une baisse de la testostérone. Les hommes concernés peuvent également produire de la prolactine, hormone importante pendant l’allaitement. Oui, je sais, le corps humain est quand même super balèze.

6. Les hommes concernés réagissent à la transition vers leur rôle de père

Ceux qui ont quelques problèmes de construction de leur identité peuvent être plus susceptible de faire une couvade, puisqu’ils « profitent » de la grossesse pour s’adapter à leur nouveau futur rôle et faire un travail sur eux-mêmes.

7. La France n’est pas franchement en avance

Dans notre pays, il n’y a pas d’accompagnement des pères pendant la grossesse, et donc la parole autour de ce sujet n’est pas libérée. Pourtant, il serait judicieux d’arrêter de penser que seule la femme est bouleversée par une grossesse et par l’arrivée d’un enfant.

8. La couvade existe depuis des siècles

Avant le XVIe siècle, les pères étaient très impliqués dans la grossesse et les besoins d’éducation de l’enfant, ce qui s’est complètement perdu ensuite jusqu’au XXe siècle. Le père n’a pas toujours été cantonné à n’être qu’une figure d’autorité, ça c’est juste une vilaine construction sociale.

9. Les choses changent

Depuis plus de 30 ans, les pères s’impliquent de nouveau dans la grossesse et l’éducation de leur enfant, et sont donc beaucoup plus en phase avec leur future paternité. Les mentalités évoluent et c’est une bonne chose tant pour les futurs papas que les futurs mamans (et les bébés à venir évidemment).

10. L'équivalent de la couvade existe partout dans le monde

En Guyane Française par exemple, le nouveau père est obligé de rester au lit isolé pendant 6 semaines après la venue au monde de son enfant. Ensuite, les membres de sa famille lui entaille quelque peu la peau et y frottent des piments. Bon, prendre du bide finalement, c’est pas ce qu’il y a de pire, non ?

Morale de l’histoire : si votre conjoint est concerné, on en parle à son médecin généraliste. Il est là pour ça figurez-vous.