Devoir serrer la main de quelqu’un alors qu’on a les mains moites : gênance, mais gênance logique. On a peur, et à raison, de passer pour un mec à mains moites. Itou des gens qu’on connait mais pas suffisamment pour leur parler dans les transports, idem de toutes les tannées sociales qu’on se refuse à faire en culpabilisant. Mais il arrive parfois que la gêne ne se base sur rien, qu’elle n’ait aucune logique, aucun socle. Et là, on comprend moins.

1. Quand un mec que tu connais pas marche exactement à la même vitesse que toi à tes côtés

Vous ne vous connaissez pas, mais désormais vous marchez côte à côte. Et c’est infernal. Si tu ralentis, tu as perdu. Si tu accélères, tu montres que tu es gêné. Mais en fait qu’est-ce que tu en as à foutre d’être gêné ? Ou de perdre ? Perdre quoi ? Pourquoi est-ce aussi gênant ? Aucune raison valable, la rue est à tout le monde.

2. Quand tu prends l'ascenseur avec d'autres gens qui font face à la porte

Parce que du coup, tu peux pas t’aligner à leurs côtés et donc ne pas avoir à les regarder dans les yeux. Et tu peux pas non plus te regarder dans la glace. Tu te sens obligé de te mettre de 3/4 de profil en regardant le sol. Un véritable enfer. Mais là encore, il n’y a aucune raison à ça. Personne ne serait gêné que tu te mettes dans l’autre sens. Tu t’imposes ça tout seul.

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3. Quand il faut danser en boîte

Il y a 3000 personnes entassées dans le noir. Et toi, tu as honte de danser, comme si tout le monde te regardait. Mais c’est totalement illusoire, cette gêne, personne ne te regarde et surtout tout le monde s’en fout que tu danses mal. Le blocage le moins motivé du monde.

4. Quand tu dois tenir plusieurs fois de suite des portes à ton voisin

Celle de l’escalier, puis celle de sortie de l’escalier, puis celle du hall, puis celle de la petite cour, puis celle de l’entrée, puis celle de la porte de l’immeuble. Trop de portes. Et à chaque fois « merci » sur des intonations différentes. Et tu es ultra gêné, alors que tu fais juste un truc normal et plutôt marrant.

5. Quand quelqu'un te tient la porte alors que tu es un peu loin

S’il te tient la porte, c’est qu’il a jugé que tu n’étais pas si loin, alors pourquoi te mettre à courir d’un coup pour ne pas le faire attendre ? Ca n’a AUCUN sens.

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6. Quand quelqu'un que tu ne connais pas fait tomber un truc et que tu hésites à le lui dire

Comme si tu allais le déranger en lui expliquant qu’il vient de perdre son ticket de métro. Mais est-ce qu’il l’a pas fait exprès de le perdre ? Est-ce que c’est pas un trafic ? Ou alors il va penser que je le surveille ou que… Alors que si des contrôleurs passent tu seras le héros.

7. Quand tu passes en voiture dans un champ qui sent mauvais et que tu as peur sans raison qu'on pense que c'est à cause de toi

PERSONNE, absolument PERSONNE ne pense que c’est toi. Mais tu te sens quand même coupable d’un truc qui n’a été causé par personne. La haine de soi est palpable.

8. Quand tu croises quelqu'un que tu as déjà croisé sans lui dire bonjour et que tu ne sais pas s'il faut lui dire bonjour

Bon, il faut quand même voir que si tu n’as pas dit « bonjour » le matin, l’autre non plus ne t’a pas dit « bonjour ». Donc a priori, c’est que vous ne vous dites pas bonjour et tout va bien. Mais alors à quel moment tu te sens mal de cette situation à la pause clope quand vous vous recroisez ?

9. Quand t'es derrière une fille dans le métro et que vous faites exactement le même trajet

Non, je t’assure, personne ne pense que tu es un pervers sexuel qui suit les filles. Et certainement pas elle.

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10. Quand tu te retrouves à commander exactement la même chose que l'autre au restaurant

T’aurais voulu te différencier, mais t’es comme ça, t’as envie d’un tartare t’as envie d’un tartare ! Tu vas pas commencer à te dire que tu es ridicule de manger ce dont tu as envie, arrête, TOUT LE MONDE S’EN FOUT !

Jette donc ton bonnet par-dessus les moulins.