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Ceux qui ont eu l’occasion d’aller en Chine le savent : le pays affiche une richesse gastronomique impressionnante et c’est souvent avec frustration que l’on constate que les Chinois peinent à exporter leur savoir-faire en Europe. Du coup, beaucoup de restaurateurs chinois se tournent vers la cuisine japonaise, plus à la mode et plus facile à valoriser tant les gens sont de vrais pigeons dès qu’on leur propose des sushis. Mais avec un œil exercé, vous ferez vite la distinction entre un authentique restaurant nippon tenu par un chef élevé dans les montagnes sacrées de Dewa Sanzan et un établissement dirigé par M. Zhuang, ancien commerçant (briquets, nouilles instantanées et thé glacé en bouteille) et occasionnellement taxi dans la banlieue de Tianjin.
- C’est pas cher
Certains restaurants japonais ont tendance à convertir leur tarifs de yen à euro en considérant que ça se vaut. Du coup, on fait le calcul du prix d’un saumon entier si on reconstituait l’animal en achetant plein de sashimi. Ouais, votre salaire ne suffirait peut-être pas. Le Chinois, pour sa part, trouve déplacé de vous vendre un demi bol de riz à 6 euros. - Il y a une formule « à volonté »
Le concept de « buffet » peine à pénétrer l’état insulaire nippon. Par contre, dans la région de Canton, on est assez fan de l’idée qui consiste à relever des défis aussi brillants que « je te parie que je peux avaler pour deux fois plus de poisson cru que ce que j’ai payé ». Si vous trouvez des raviolis-vapeur sur le buffet, vous serez fixés. - Le menu de base est à 18,80 euros
Abondance de ’8′ ne nuit point comme on dit en Chine, et le chiffre porte-bonheur est mis à toutes les sauces, sur les plaques d’immatriculation et sur les étiquettes de prix. Les Japonais, globalement, s’en branlent, et préfèrent mettre le 1er menu à 19,90, c’est toujours ça de pris. - Il est ouvert aux autres cultures gastronomiques asiatiques
Votre restaurateur chinois n’a pas toutes les spécialités japonaises dans sa carte, pas d’Okonomiyaki ou de Kushikatsu, mais compense avec une relative ouverture d’esprit. Vous pourrez donc commander des Nems (Vietnam) des Samoussas (Inde) et une petite soupe Tom Yam (Thaïlande). Et si vous lui demandez un Falafel, il peut vous dépanner. Pour une pizza-reine, il y a un peu d’attente. - Le patron ne parle pas japonais
Donc inutile de claquer un « konichiwa » plein d’allégresse à M. Li en entrant, il est très probable que M. Li déteste les Japonais depuis sa plus tendre enfance et qu’il vous serve des sushis de la veille pour vous apprendre à faire les malins. - Aucun soin n’est apporté à l’ambiance sonore
Si vous attendez que le fond musical prolonge votre expérience orientale avec une petite compilation de musique de pubs Obao, vous serez peut-être déçu d’entendre RMC pendant que vous terminez votre soupe au Miso. - Impossible d’acheter des produits typiques pour apporter le Japon à la maison
Beaucoup de restaurateurs japonais proposent à leurs clients d’acquérir des produits importés par le supermarché asiatique du coin en faisant au passage une copieuse marge. Chez le Chinois, rien de tout ça, mais il vend des Marlboro, des Astro à gratter et parfois des timbres, si vous avez la flemme d’aller jusqu’à la gare un dimanche. - Il ne sert pas de Nato
Cette spécialité de soja fermenté est l’un des plats les plus pittoresques de la gastronomie japonaise et tout amateur de cuisine nippone se doit d’y goûter. Le restaurateur chinois part du principe que le Nato, c’est crado, et remplace ce met par une île flottante sur sa carte. Bien joué. - Il y a des mecs qui clopent dans la cuisine
Et apparemment, ils ne bossent pas tous là. Il y en a un qui joue à la PSP et un autre qui bosse dans un magasin de fringues à côté. Ne cherchez pas, vous êtes cerné par des Chinois. Les commerçant chinois ont la fibre communautaire et font de leur lieu de travail un lieu de vie. D’ailleurs, plus aucun Japonais ne joue à la PSP… - Les Udon ont été remplacés par des spaghettis
Le Chinois est avant tout un bricoleur. Des pâtes, c’est des pâtes, et si il n’y a pas de Udon à Carrefour, le patron (dont la principale spécialité est de décongeler du Surimi) ne va pas se faire chier. Le porc pané remplacé par du cordon-bleu Père Dodu et des Teppanyaki fait à la poèle, pas de problème. Je n’ai plus d’alcool de prune… je vous mets un Cherry-Coke, c’est pareil. - (bonus) Il fait restau, mais il fait aussi pressing
Le genre de petit détail qui vous mettra la puce à l’oreille la prochaine fois
Et vous, vous êtes intransigeant concernant votre poisson cru?
Commentaires au top
T'as quelque chose à dire, une réaction ? C'est ici. Oui, c'est bien fait hein ?
Dans un Sushi bar chinois, le 1er menu est à 8,80€
Ici le sushi-nois à un diamètre de 8 millimètres, TTC. Et il ne se mange pas (il faut déjà réussir à l’attraper), il se recrache.
Ah ah Mais par contre pour le coup des 8, c’est chiffre porte bonheur au Japon, et ils sont trèèèès loin de s’en branler, comme vous dites ! (mariages en masse et accouchements déclenchés les 8 aout…)
Après peut être que la pécune est encore plus importante que le bonheur…
1/ Pas d’accord, la plupart des restaurants japonais, à la rue Sainte-Anne (Paris) ne sont pas chers, parisiennement parlant. On peut trouver des menus corrects pour 13€.
Pour ne pas avoir de surprises :
http://cecj2.wordpress.com/
Bon, ceci dit, on peut aussi trouver de bons resto japonais tenus par des chinois. Je me souviens de l’un d’entre-eux près de la gare du Nord à Paris où les sushis étaient succulents et d’une fraicheur indiscutable (moi je les découvre tout de suite les chinois car je parle la langue….héhéhé…….). Bon, c’est vrai que d’autres sont plutôt bof bof mais après tout, pourquoi devrait-on se cantoner (cantonais????) à sa cuisine d’origine?
et à part ça, vous vous rendez compte que votre article est bourré de clichés racistes… ?
@Chloé : déplorer qu’il y ait si peu de VRAIS restaurants chinois en France et que la plupart des restaurateurs asiatiques se tournent vers le Japonais parce que ça a meilleure presse, je ne trouve pas que c’est raciste. Et c’est encore moins un cliché. Et dire que le Nato, c’est crado, ce n’est pas raciste non plus.
Il ne s’agit pas du Nato en particulier ou d’un fait précis, mais du ton méprisant et des termes employés tout au long de l’article sous le couvert d’un pseudo humour. Je suppose que vous emploierez l’habituelle courbette du « c’est vous qui n’avez pas d’humour », mais le fait est que cela ne change rien au ton et aux termes employés.
La moitié des « défauts » attribués aux restaus japonais tenus par des chinois se retrouvent dans les restaus authentiquement japonais de la rue Ste Anne. Si l’ambiance musicale est soignée, et que c’est cher, il y a pas mal de chances pour que votre restau japonais ait été ouvert par des français.
@ chloé: en parlant de clichés, très jolies photos sur ton site sinon
D’accord avec Chloé et Val. Surtout que bon, je ne peux qu’essayer de le mettre dans la catégorie « humour » (qui ne me fait pas rire) car l’un des restau de sushi que je fréquente est tenu par des chinois et que :
1 – C’est pas cher : vrai mais le vrai restau de sushi tenu par des Japonais où je déjeune n’est pas beaucoup plus cher.
2 – Il y a une formule « à volonté » : il y en avait une mais ils ont arrêté, et ce n’était pas un buffet mais une formule à volonté sushi maki brochettes
3 – Le menu de base est à 18,80 euros : non, 10 euros de moins, environ 8.80€ le midi… Et le menu chirashi est en général autour de 11€, le midi comme le soir.
4 – Il est ouvert aux autres cultures gastronomiques asiatiques : bah non…
5 – Le patron ne parle pas japonais : tiens ça c’est vrai, il ne parle pas japonais mais ça le fait mourir de rire quand quelqu’un lui parle en japonais. Je l’ai même entendu expliquer pourquoi il avait ouvert un restau de sushi et préciser qu’il y a beaucoup de français qui ouvrent des restau italiens, latino-américains, pseudo-américains, etc.
6 – Aucun soin n’est apporté à l’ambiance sonore : là ok, mais bon, c’est souvent le cas dans les petits restaurants. Par contre merci pour la pub obao, je l’avais oubliée, c’est une perle !
7- Impossible d’acheter des produits typiques pour apporter le Japon à la maison : je ne dois pas fréquenter les bons restau ni sushi chinois ni sushi japonais car on ne me propose jamais d’acheter des produits typiques. Mais bon, ça ne me choque pas, quand je vais à l’italien il ne me propose pas de réplique de gondole miniature en verre, ni de machine à faire des pâtes (pour rester dans le cliché hein)
8 – Il ne sert pas de Nato : gros fail là… Ramen, restau d’udon tenu par des chinois : proposent du nattô… Mais sinon oui, peu de japonais en proposent aussi, tout simplement parce qu’ils n’en vendent pas souvent et qu’ils doivent l’acheter tout fait en surgelé.
9 – Là encore, je dois fréquenter les bons restau parce que je n’ai jamais vu ça… Et encore, même si je le voyais, ça ne me choquerait pas vu ce qui se passe dans certaines cuisines de restau à Paris (toutes spécialités confondues). Quand il y a peu de clients : détente ; quand il y
10 – Les Udon ont été remplacé par des spaghettis : o_O Mais où vas-tu ??? Je n’ai jamais vu ça !!!!
11 – (bonus)Il fait restau, mais il fait aussi pressing : Idem…
En gros, c’est pas avec ça que je vais identifier un restau de sushi tenu par des chinois…
« Il fait restau, mais il fait aussi pressing » : whaou, comme le chinois dans Lucky Luke, qui parlait pas bien anglais !
Oui oui, moi je trouve ça plein de clichés raciste aussi.
@Ronan : Je suis bien d’accord pour déplorer le peu de restaurants authentiquement japonais, vous déviez un peu la critique là. Mais s’il faut expliciter :
1. Commencer des phrases par « Le Chinois [est/fait/pense, etc]« , ça part mal. C’est le fameux style « exposition coloniale », qui généralise sur l’autre, l’étranger, le lointain. La formulation elle-même est douteuse. Admettons que ça soit une maladresse, mais…
2. Vos traits d’humour (« si vous lui demandez un Falafel, il peut vous dépanner. Pour une pizza-reine, il y a un peu d’attente. »/ »Chez le Chinois, rien de tout ça, mais il vend des Marlboro, des Astro à gratter et parfois des timbres, si vous avez la flemme d’aller jusqu’à la gare un dimanche. ») décrédibilisent toute valeur gastronomique du restaurant en question (en effet, un restau qui a sa spécialité mais peut obtenir n’importe quoi au petit-bonheur-la-chance ne donne pas une impression de qualité). Je veux bien comprendre que ça soit de l’humour, de l’exagération, personne ne vous oblige à réussir à être drôle, mais en plus, en l’occurrence, c’est n’importe quoi.
Si on veut extrapoler, il y a aussi des brasseries tout à fait franco-françaises qui fonctionnent sur ce modèle « multitâches », on ne vient pas en ricaner pour autant, c’est un modèle économique différent et oui, ben, forcément, une qualité certainement moindre. Il suffit juste d’avoir des yeux et un minimum d’esprit critique pour comprendre qu’il y a différentes catégories de restauration, au lieu de s’écrier « aaah, ces chinois dites donc ! ».
3. Le classique cliché sur l’hygiène : « il est très probable que M. Li [...] vous serve des sushis de la veille pour vous apprendre à faire les malins ». Idée reçue classique quand on parle de restaurant chinois, c’est forcément dégueu et ne passerait jamais un contrôle sanitaire. Forcément quoi, quelle chance que les restos chinois ne se fassent jamais contrôler, du coup, quel miracle.
4. « Le restaurateur chinois part du principe que le Nato, c’est crado, et remplace ce met par une île flottante sur sa carte. » Euh. Bon déjà, la gastronomie chinoise n’est pas la dernière niveau trucs bizarres au goût intense, et je ne trouve pas systématiquement du Nato dans les restaurants japonais-japonais (y compris là-bas, au Japon…).
5. » Il y a des mecs qui clopent dans la cuisine. Et apparemment, ils ne bossent pas tous là. Il y en a un qui joue à la PSP et un autre qui bosse dans un magasin de fringues à côté. Ne cherchez pas, vous êtes cerné par des Chinois. » Faut vraiment que j’explique en quoi cette généralisation est raciste ? Non, cette dernière phrase est assez claire en elle-même. « Vous êtes cerné par des Chinois ». Putain, j’espère que c’est pas contagieux. Ajoutons que les mecs qui clopent dans la cuisine ramènent au cliché 3, parfait. Je repense même un peu à la critique 2. Formidable.
- »Le Chinois est avant tout un bricoleur. Des pâtes, c’est des pâtes, et si il n’y a pas de Udon à Carrefour, le patron (dont la principale spécialité est de décongeler du Surimi) ne va pas se faire chier. Le porc pané remplacé par du cordon-bleu Père Dodu et des Teppanyaki fait à la poèle, pas de problème. Je n’ai plus d’alcool de prune… je vous mets un Cherry-Coke, c’est pareil. » Combo critiques 1-2-4.
- »Il fait restau, mais il fait aussi pressing ». Vous avez oublié le cliché sur le salon de massage. Sans déconner, on se croirait dans Lucky Luke : le Chinois tient le resto et la blanchisserie.
C’est pas grave, hein, j’arrive à concevoir que vous avez juste raté vos blagues sur ce coup-là. Ça ne veut pas forcément dire que vous êtes raciste du fond du coeur. Faites un peu plus gaffe la prochaine fois et si vous avez un doute, remplacez « Le Chinois » par « l’Arabe », ou, encore plus efficace : « Le Nègre ». Peut-être que ça vous frappera un peu plus.
@Jo et Chloé : Le coup du pressing, admettons que c’était débile et c’est justement ce côté lucky luke qui justifie son statut de « bonus ». Pour le reste, je ne vais pas justifier les exagérations délibérées de ces exemples, Topito n’est pas un guide pratique, mais j’ai mis assez de fric dans des restaurants à Pékin et à Osaka pour déplorer de voir des Chinois faire des sushis parce que la gastronomie chinoise n’existe pratiquement pas en France. J’imagine que pour défendre à ce point l’honneur des Chinois, vous y avez vécu. Vous savez donc aussi bien que moi que les Français sont précédés à leur arrivée de clichés tout aussi débiles que ceux ci (romantique, peu fidèles, sales…) sans qu’on attribuent à ceux qui les tiennent le qualificatif de « néo-colonial ». Et dernier point : je ne déplore pas le peu de restaurant japonais tenus par des japonais mais (relisez l’intro) le manque de VRAIS restaurants chinois, un seul restaurant du Xinjiang à Paris, un seul restaurant de Dim Sum, aucun restaurant du Sichuan… Les défenseurs de la Chine que vous êtes doivent en être aussi tristes que moi. Voila. Amicalement.
Heureux de lire ce top, j aurais du m arrêter à la dernière ligne et me passer des commentaires que je trouve atterrant! Je n ai aucune action dans ce site, et c est même la première fois que je commente! J ai habité à Beijing, à Tokyo (vive la vie d expat) et suis maintenant dans le quartier chinois de Berlin (c est pas bien grand mais bon…). Les réactions critiquant ce top sont empreints de fausse culpabilité et de condescendance, et je déteste ça ! Si vous connaissiez un minimum ces « chinois », ils ont, à la différence des latins, beaucoup d humour et aucune hésitation à rire avec vous des clichés qu ils peuvent véhiculer! C est moins le cas des nippons, c est une réalité… Je ne vois pas en quoi s amuser de clichés sur les chinois, les italiens, les arabes, les noirs ou les mexicains relève d un quelconque racisme. Vous n êtes pas sur un site qui se prévaut :A- d une réalité scientifique. B- d un quelconque résultat d étude ou autre. Je ne suis parfaitement en accord avec ce top, mais ce n est pas le point de mon intervention. Par contre, un aspect qui n a pas été cité et qui pourtant me paraît essentiel: les restaurants chinois, ou tenu par des chinois, n ont pas la même notion d hygiène que les japonais, et je vous garantie que ce n est pas parce que c est bon et que vous n êtes pas tomber malade, que c est clean… Essayer de voir la façon dont la chair de poisson est nettoyé … ;) a bon entendeur, un bon week end à tous, et de bonnes vacances pour les concernés!
Encore une fois, on est d’accord sur le fond de ce qui est défendu ici, à savoir – finalement – la vraie gastronomie, qu’elle soit chinoise ou japonaise. C’est simplement la forme de l’article et son humour douteux qui me débectent, et ça je n’en démords pas.
Les Français sont précédés de clichés partout, oui, tout pays génère ses clichés, et le racisme qui lui est attaché. Je n’ai pas plus de tolérance pour ça avec d’autres nationalités.
Comme je vous le disais, je ne prétends pas que vous soyez le plus terrible des racistes. J’imagine même qu’on n’avait jamais dû vous faire la remarque avant cet article. Simplement, dans le contexte actuel, le racisme anti-chinois se normalise, se propage, jusqu’à devenir invisible – parce que tellement intégré, quotidien et socialement acceptable. Vous semblez plutôt apprécier l’Asie, être intéressé par elle : ne faites donc pas le jeu de ceux qu’elle inquiète à outrance jusqu’à leur faire perdre tout esprit critique et tout bon sens, ne leur donnez pas de grain à moudre de cette façon.
Clem -> Je ne répondrai pas point par point, parce que ça commence à me fatiguer, et je trouve mon commentaire ci-dessus plutôt clair. Quelques points cependants :
-Je connais un minimum ces « Chinois », puisque je suis à moitié chinoise, élevée entre les deux cultures. Quand au Japon, j’y ai passé pas mal de temps, au milieu des Japonais. Doit-on nécessairement, ceci dit, faire preuve d’une connaissance affutée d’une culture, pour s’indigner quand des clichés sont brandis de cette manière-là ?
-Je ne nie pas qu’il y a une part de vérité dans les clichés. Il y en a toujours, une base sans laquelle ils ne pourraient pas naître. Non, un cliché n’est pas arbitraire, il est juste bien trop exagéré pour ne pas en devenir stupide.
-La notion d’hygiène, au Japon, est entre autres liée à des conceptions religieuses. Or, le Shintoïsme est très largement majoritaire dans ce pays, et parfaitement intégré au quotidien, puisqu’il n’y a pas de « rites initiatiques » véritables pour adhérer à la confession. Je ne dois rien vous apprendre là, si vous avez vécu là-bas. La purification par le nettoyage fait partie des croyances et des valeurs Shintô. Donc ça ne vaut pas que pour les restaurants, mais pour absolument tout, y compris les individus. Et d’ailleurs, c’est drôlement agréable.
Je ne suis pas juste une abrutie qui s’offusque pour le plaisir de s’offusquer. Comme je l’ai dit, dans un contexte de racisme grimpant vis-à-vis des Asiatiques et particulièrement des Chinois, je trouve ça pas très malin (surtout de la part de gens a priori plutôt asiaphiles) de brasser les clichés et d’utiliser un second degré que tout le monde ne pourra pas saisir.
J’ai le sentiment d’avoir bien explicité mon avis et mes arguments, je n’ai rien de plus à dire.
@Chloé et @Val
« On me dit que des juifs ce sont glissés dans la salle… Vous pouvez rester ! » Ça vous dit quelque chose ?
Dire que des Chinois tiennent des restaurant Japonais, se foutre gentiment de la gueule du monde (La Française ne se rase pas sous les bras, les Portugaises sont poilues, les Anglaises ont des dents pourries) tout ça fait partie d’un folklore un peu grinçant qui permet à tout un chacun de se moquer de son voisin sans se prendre au sérieux. Il n’y a guère que ceux qui prêtent attention à ce genre de remarques impertinentes, c’est à dire qui les prennent au sérieux, au premier degré, qui soient un vrai danger. À force de se retenir de se moquer, un peu par méchanceté, quand le petit gros d’en face se casse la gueule sur du verglas, ou quand un petit désagrément de la vie arrive à quelqu’un d’autre, on finit par devenir vraiment méchant. On finit par manquer d’humour sur sa propre existence et on finit aigri.
Il n’y a pas, dans ce texte, de manque de respect Juste un trait un peu forcé pour caricaturer. Pour faire rire. Un peu comme le Paki du coin qu’on appelle Apu et contre qui on rage parce que ses prix sont prohibitifs, mais qu’on est toujours content de trouver ouvert, et de savoir que ses enfants vont bien et la petite rentre en sixième ah déjà? C’est fou comme le temps passe vite.
Et oui on peut rire en se disant qu’à chaque fois qu’on entre dans un restaurant chinois on risque une tourista parce que c’est méchant donc drôle mais surtout parce que ce n’est PAS vrai.
Allez, on prend un petit Desproges, ou un petit Bedos, sans oublier un p’tit coup de rouge ou un thé à la menthe et on respire !
Pour ceux qui connaissent la rue st Anne, vous savez bien que les chinois remplacent peu à peu le japonais, ce que je déplore ! Même le légendaire saporo est tenu par un chinois (pas sympa d’ailleurs).
Ceci-dit, j’ai mangé d’excellents Sushi chez un viet (mmm, poisson très frais).
Pour finir, petit message à tous les bien-pensant, topito est un site d’extrême droite, c’est bien connu ;)
Vous devez être vraiment jeunes, sinon, regardez les vieux sketches des nuls ou des inconnus, c’est parfois autrement moins politiquement correct que topito !
Le top aurait pu être pire, on a évité la viande de chien.
« Allez, on prend un petit Desproges »
Pitié, en tant qu’amateur de Desproges rien ne m’insupporte plus que de voir les amateurs de clichés racistes brandir son nom à la moindre critique.
C’est limite le nouveau point Godwin à la mode. Exemple : « Hey mais c’est un peu raciste ça… — Desproges ! »
Chloé, tu es une sacré badeuse ! Aucun recul du tout, un argumentaire triste a mourir qui dénote surtout ta capacité à prendre tout au premier degré. Mauvais sens de la répartie, et un démagogie ridicule à toute épreuve. Marre toi deux minutes bordel, savoir rire de tout est une belle preuve d’intelligence.
Triste fille va.
@michel v: c’est le Prophète c’est normal qu’on en appelle à lui pour signifier aux gens qu’ils devraient desserrer les fesses. Amen.
@ux autres: Le racisme, c’est l’idéologie fondée sur l’idée (à la con) qu’il y a des races et que certaines sont fondamentalement supérieures à d’autres. S’il est vrai que Ronan a 12 esclaves tonkinois qui l’amènent au bureau en pousse-pousse, je n’ai rien vu de tout ça dans son top. La xénophobie peut-être, c’est à dire le rejet systématique et la dépréciation de tout ce qui peut caractériser l’autre (ou plus souvent, ce que l’on croit qui caractérise l’autre=clichés racistes), j’ai pas vu non plus. De la caricature, certes mais c’est normal, 1) Ronan sait de quoi il parle donc il peut forcer le trait 2) c’est pour ça (et pour fournir des petits enfants chinois directement importés de Pékin) qu’on le paye. Réfléchissez deux minutes avant de vous sentir offensé personnellement.
*à tort et à travers pardon (pas à tort ou à raison, c’est pas très clair)
95% des restaurants vantant une cuisine originaire d’un pays sont en fait faux. quand chez nous en France on va dans un restaurant chinois,ou japonais, ou indien ou Italien ou autre… il s’agit en fait d’une cuisine inspirée du pays par quelques ingrédients mais c’est tout. Je pense que le kebab est un très bon exemple : il est évident que trouver un kebab authentique avec une vraie qualité de viande sélectionnée, moi je n’en ai trouvé qu’un seul dans ma ville de 150000 habitants.
après avoir lu tous les avis dans le détail, en ne rejettant aucune approche, je me suis fait mon opinion également, en toute humilité.
Je suis plus proche de ce que disent ficus et joneskind.
en toute modestie, je crois qu’on est au coeur du problème de la notion d’image d’autrui.
dans notre contexte de départ à tous, c’est à dire Topito, nous sommes seulement sur un site dédié à l’humour (parfois très lourd ou dépassant les normes pour les uns ou les autres). Ronan étant (pour mon point de vue perso ) un génial animateur de la connerie du vendredi, et l’instigateur d’un humour peu tendre envers les chats.
Sauf que topito c’est également un lieu de diffusion, parfois, d’avis personnels. Qui reste dans l’humour perso, et qui sort de cette forme de diffusion en mettant en sous jacent un avis ? je ne sais pas. Reste que, jusqu’à présent, la liberté d’expression et/ou d’opinions est un droit sacré.
Ici, je trouve exagéré voire grossier d’associer le terme cliché, à la notion de racisme. Je n’ai jamais aimé cette association lexicale que je considère comme une bourde psycho-sociologique. J’ai une formation d’historien qui me permet de dire ceci:
- le cliché est une approche personnelle et limitée sur une partie personnifiée de l’image que nous avons d’un être humain, d’une situation et/ou d’un groupe. Il a une dimension nuancée par la vie que mène la personne qui a ce cliché et par le partage d’émotions qu’elle a toute sa vie. Le cliché est avant tout verbal, et essentiellement passif. Il peut générer d’autres clichés, certainement, mais il reste limité à lui même. Il n’est pas ressenti mais presque inconscient.
- le racisme est une manifestation émotionnelle extrème face à un être, une situation humaine et le groupe qui la génére. Il est conscient, et surtout ne se limite pas à lui même. Il a besoin d’être actif pour vivre, et ne supporte pas le partage affectif envers ce qu’il rejette. Il n’est pas contrôlable.
Cliché et raciste ne vont pas du tout ensemble.
Après, ceux qui diffusent par humour certes maladroit ce cliché, il peut arriver que ce cliché puisse blesser des gens qui vivent dans une situation délicate générée par le racisme.
D’où la différence envers celui qui a une image d’une situation qu’il connaît par coeur, de celui qui vit la situation de l’intérieur. Vaste problème social à l’origine de tout départ de conflits.
je suis convaincu que faire de l’humour sur un cliché à la con en appuyant dessus à fond est un acte anti-raciste. Car il s’agit alors de se moquer des racistes en reprenant leurs clichés au 2eme degré. Exemple : avant d’aller à un accrobranche, je précise à un pote sénégalais qu’il part avec un avantage et il est le premier à en rire. C’est très different si quelqu’un le dit au 1er degré.
Il est vrai que ce top est plein de cliches (pas que sur les chinois), et je ne suis pas sure que l’auteur ait une parfaite connaissance des « vrais bons restaurants japonais du Japon » (l’expression restant a definir, parce qu’il y a du bon et du mauvais partout, et je connais des etablissements pourris au Japon), mais voila de toute facon un sujet sur lequel on peut polemiquer des heures… et que je vois regulierement revenir dans les conversations qui m’entourent. Je suis une francaise mariee a un japonais et vivant actuellement au Japon, j’ai des amis issus de tous les continents (mon epoux et moi-meme ayant vecu et voyage un peu partout dans le monde), que chacun est entre au moins une fois dans un restaurant suppose de son pays et qui n’avait absolument rien d’authentique.
La notion de « restaurant japonais » est deja assez typique de l’etranger, parce qu’il n’y a au Japon que peu d’endroits ou l’on pourra commander a la fois des sushi (et les puristes auront deja arrete de parler de sushi et de maki, puisque les maki sont des sushi (des makizushi, pour etre exacte)), du ramen et des okonomiyaki (et je ne connais pas de japonais qui recommandera un tel magasin… On a tendance a penser que si tout est propose, c’est que rien n’est parfaitement realise…). On va au « sushiya », au « ramenya » ou au « okonomiyakiya » (et c’est difficile de systematiquement traduire « ya » par « restaurant », car certains etablissements sont la pour la degustation, et d’autres simplement pour contenter sa faim au plus vite (comme les ramenya ou l’on mange debout). « ya », c’est « un magasin », en fait…).
Ensuite, il s’agit de s’adapter a la clientele du pays… Un etablissement me proposant que des ramen a base de tonkotsu (bouillon d’os de porc, sentant souvent tres fort) risque de ne pas trouver beaucoup d’amateurs… On etoffe donc les menus en fonction de la demande (les california rolls sont un bel exemple de cette adaptation car, comme leur nom l’indique, ils sont originaires des Etats-Unis et peu servis dans les sushiya au Japon), et plein de restaurants tenus par des japonais en France ne serviront donc pas forcement ce que l’on mange au Japon. L’inverse est tout aussi vrai (je peux compter sur les doigts d’une main le nombre de fois ou j’ai mange un veritable menu francais au Japon, qu’il soit prepare par un chef francais ou non). Il y a aussi le probleme de l’approvisionnement en certains ingredients, qui justifie aussi les prix, mais je ne m’etendrai pas sur ce sujet.
Pour ce qui est de la relation entre la nationalite du personnel et la qualite/l’authenticite des plats, la critique est un peu bete, parce que le rapport n’est pas evident. Un chinois peut maitriser l’art de la cuisine japonaise et reciproquement. C’est un apprentissage comme un autre. (Pour donner un exemple de cette derniere situation inverse, si vous vous rendez un jour au Musee du Ramen de Yokohama, qui rassemble de tres bonnes enseignes, sachez qu’une grande partie du personnel n’est pas de nationalite japonaise (beaucoup sont chinois) (je le sais parfaitement pour y avoir travaille moi-meme! (pas en cuisine, mais je voyais et discutait avec les autres employes tous les jours))). Etre japonais ne signifie pas forcement non plus que l’on cuisine bien les specialites de son pays…
Bon, maintenant, mon avis n’engage que moi. Il y a plein de monde connaissant mieux la Chine et le Japon que ma personne, et chacun est libre de s’exprimer. On est sur Topito, ce n’est pas reellement pour se prendre au serieux…
Y’a-t’il du racisme dans ce top? Si les concernes (a savoir, les chinois tenant des restaurants japonais) se sentent offenses, il y en a peut-etre. Il y a de la maladresse en tout cas, au vu des reactions. Cela arrive forcement lorsque l’on veut rire d’un tiers. Pour ne froisser personne, il ne faut rire que de soi-meme.
P.S.: je rejoins ceux qui trouvent le point sur le natto bizarre. En dehors des nattomaki et des petits-dejeuners traditionnels, je n’ai jamais vu de natto sur un menu au Japon… Je suis curieuse de savoir d’ou l’auteur tient cette reflexion (sans rire. On apprend partout…)
Heu……………..
Les bol de riz à Tokyo dans les endroits les plus cher du cher restaurant traditionnel et je dis bien traditionnel avec poisson frais dans les aquarium destiné à la consommation propose les bol de riz à 70 yen… à l’époque où j’y suis allé le yen etait 110Y pour 1€.
donc à peu pres 60Cents le bol.
Sinon dans les fast food de ramen enfin j’appel ça comme ça mais se sont des gargottes modernisé on peut avoir un bol de riz blanc, une coupe de salade de choux chinois et un oeufs poché pour 180Y.
Il faut arreter avec la nouriture chère au japon, c’est un mythe… Le prix des fruits surtout exotique lui, est très élevé. Mais j’ai pas encore trouver un resto en France où l’on peut trouver un repas sains et correct en quantité pour 1.5€ avec un thé vert et une serviette chaude en prime.
Pour finir le prix des aliments de base est globalement le même dans les marché, mais conte tenue du niveau de vie moyen au japon, la nouriture y est du coup beacoup moins élevé. Aussi j’peux ajouter que pour un pays qui à connus deux bombes nucléaire, fukushima et qui à le pourcentage de fumeur le plus élevé au monde et pourtant le taux de cancer le moins élevé du monde, je dois bien admetre que la nourriture est de bien meilleur qualité. (les sources pour le cancer sont vérifiable chaque année avec le rapport de l’oms…)
@Psilopat L’OMS te contredit.
sinon ce qui est bien, avec TOPITO, ce que l’on peut rire ou pas … moi j’ai ris là… et des fois, je ris pas… et bizarrement, je ne me sens pas l’obligation d’analyser dans les profondeurs de mon être profond pourquoi ça me fait rire ou non… faire évoluer ce top aussi loin dans la construction de discours pseudo-analytique sur ce qu’est le cliché (non non non, je ne rentrerais pas dans la définition sociologique … je suis la pour me détendre) c’est trop.
riez, ou pas… mais pas la peine de devenir violent et d’insulter Ronan parce que vous n’avez pas trouvé ça marrant…
vos réactions le sont d’ailleurs beaucoup, là, clichées…
on se calme… j’sais pas moi faites un top sur les tops raisons de pourquoi un top vous fais pas marrer…
oui alors, je précise tout de suite hein : je n’ai pas lu « d’insultes » en tant que telle… mais sous entendre de cet homme qu’il est raciste, juste parce qu’il ne vous a pas fait rire… c’est insultant…
(et là je lis déjà la réponse : attends il est pas insultant avec ses clichés sur les japonais et les chinois… ben Cf ma précédente réponse les gens.)
j’ai bien rigolé avec ce top même si je dois reconnaître que certaines phrases ou certains points m’ont mise mal à l’aise.
tiens… une pub Suzi-Wan en haut de ce top… c’est bien fichu quand même.
« Il ne sert pas de Nato »
ouais en même temps il peut remplacer par quelque chose de bien pire, comme le durian !
La chine étais destinée à nous les chinois sont des sous japonais diforme aaaa cette sale raçe être confondue par des chinois est une insulte nous on mange pas les chiens et les cafards et on vote pas français je ne trouve pas cette article raçiste par contre mon commentaire l’est un peu les chinois ne sont que nos ésclave Sous raçe :D
@Osaku keisuke… navrant.
Pour le top : Je vis au Japon et j’ai adoré ce top. Tellement vrai pour les restau japonais en France (J’y ai mangé à Toulouse et ça n’a qu’une vague ressemblance avec la vraie cuisine japonaise).
Ce que dit Psilopat est vrai. on mange bien à Osaka (pourtant classé comme une des villes les plus chères au Monde) pour moins de 6 euros.
Il y a beaucoup plus simple pour reconnaitre un resto tenu par des chinois : les cartes sont toutes présentées de la même manière et surtout les menus ont des références A, A, F6, F7,…..
Top10 totalement débile, cliché, c’est pas parce qu’on est pas d’une certaines nationalité qu’on ne peut pas cuisiner sa cuisine… Des restaurants italiens par des français, des restaurants indien par des des pakistanais, des fish&chips par des polonais… Les exemples sont nombreux.
Créer un top avec 500 like pour dire que les chinois sont des feignants, des arnaqueurs et des truands, je trouve ça limite. Même en prenant le top au second degrés c’est supide.
Sachez aussi que tous les restaurants adaptent leur cuisine aux pays dans lequel il se trouve, on ne mange pas de chips aux crevettes en chine, et rarement des pizzas en italie… si vous deviez manger du kanfan dans les restaurants chinois personnes ni serait pourtant on en mange très souvent en chine.
Quand on ne sait pas il vaut mieux se taire.
@fx-man : tu veux que je dise à tout le monde que ton nom c’est « travers de porcs sel-poivre » et pas B12 ?
@Lolipop : Es-tu sûr d’être déjà allé en Italie ? Car on y mange de très bonne pizze, à peu près partout et surtout bien meilleurs que celles confectionnées par nos pizzaioli tunisiens…
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