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C'était il y a 20 ans. La machine qui devait faire oublier la NES sortait en Europe et devait initier des millions de gens, une génération entière, à l'addiction vidéo-ludique. S'il fallait jusqu'ici un peu de force mentale pour jouer à Zelda, tout le monde pouvait désormais trouver son bonheur dans l'immensité du catalogue offert (vendu, en fait) par la nouvelle venue. 20 années de démocratisation d'une nouvelle forme d'expression, 20 années pendant lesquelles s'est construit une véritable culture avec ses icônes, ses codes, 20 années pendant lesquelles, en toute objectivité, on n'a pas fait mieux.

  1. Une console incassable
    On pouvait balancer les manettes, mettre des coups de pieds dans la console ou laisser les cartouches trainer sous son lit, la Super Nintendo ne vous trahirait pas. Même si là, elle a un peu jauni... Vous pensez que votre Playstation 3 fonctionnera encore dans 20 ans?
  2. Des réparations peu coûteuses
    Si malgré sa solide coque en plastique, la machine ne donnait pas entière satisfaction, il suffisait de souffler dans la cartouche, et ça repartait comme en '40. Inutile d'appeler un technicien qualifié pour lui demander de venir chez vous souffler dans vos cartouches.
  3. C'était quand même autre chose que la Megadrive
    La Super Nes est sortie pour contrer la 16-bits de Sega, mais 20 ans après, que reste-il de cette rivalité dans la glorieuse Histoire des jeux vidéo? Sonic? Soyons sérieux...
  4. 50 millions de consommateurs ne peuvent pas se tromper
    49,1 millions de machines écoulées, des émulateurs qui permettent aux nostalgiques de replonger, combien de gens sont entré dans un monde de pixels par la porte ouverte par la Super Nes? Ceux qui ont débuté avec la Plastation ne jouent qu'à FIFA et à Call of Duty. Et ceux qui ont commencé avant, avec Double Dragon sur NES, on sait qu'ils sont aujourd'hui pour la plupart en prison... les VRAIS joueurs viennent de la Famicom.
  5. Une machine exigeante
    Pas question de sauvegarder avant la fin du niveau, donc si ta mère t'appelle pour dîner, tu laisses tourner le système. Et on peut être sûr d'une chose, il faut un peu plus de temps pour nettoyer les niveaux de Super Mario World ou pour finir Secret of Mana que pour arriver au bout de Call of Duty Black Ops.
  6. Des "famiclones" à tire-larigot
    La Chaoba YF 3000, le Top Game VG 9000, la NEWTENDO SUPER "FAMCOM"... les bricoleurs des pays les plus improbables ont rivalisé d'imagination pour récupérer les miettes de l'aura de cette machine mythique.
  7. Elle valait 1290 Francs
    Soit près de 200 euros, soit 273 euros aujourd'hui si l'on tient compte de l'inflation, c'est plus qu'une PS3 ou qu'une XBox 360. Si vous pouvez échanger votre console dernière génération contre une Super Nes, vous faites une affaire.
  8. Parce que tout est "Super"
    Quel bonheur de rechercher un jeu dans les classements alphabétiques en sachant qu'il sera forcément dans les "S". Tout était "Super" à l'époque. Du coup, pour ajouter un peu de prestige à une réédition de jeu, il fallait en remettre une couche : "Super Mario Bros Deluxe Edition" ou "Super Street Fighter II Alpha Edition: The New Challengers". Et du coup on attendait la sortie de la Hyper-Nintendo. Ou de la Over-Nintendo.
  9. Des accessoires venus d'ailleurs
    Passons rapidement sur le Super Scope et la souris Super Nes pour nous attarder sur le "Super Game Boy" : une cartouche évidée qui accueillait les jeux de la portable pour qu'ils soient jouables (avec des couleurs douteuses) sur un écran de télé. Brillant.
  10. Les jeux déchirent toujours
    Un Super Mario Kart, un Yoshi Island, Legend of Zelda - A Link to the Past... des titres qui n'ont, encore aujourd'hui, pas grand chose à envier à certaines productions qu'on trouve sur les services de téléchargement des principales machines.

Alors, convaincus ou vous voyez d'autres arguments ?