On ne vous l’apprend pas, 2017 c’est l’année de l’élection présidentielle. En mai prochain, on aura un ou une nouvelle présidente de la république. D’ici là, on ne va pas s’interdire de parler plus ou moins bien de politique. 2017 ça se passe sur TOPITO.

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Les Français aiment les martyrs, les victimes, ceux qui s’opposent à la machine oppressante du système politique et médiatique. les Français aiment ceux qui se lèvent et qui disent « non ». Mais, malgré la force qui se dégage de Fillon, de sa stature bien droite, on ne peut s’empêcher de ressentir pour lui un début de contrition, quelque part dans le cœur qui se serre. Le pauvre. Tout le monde fait rien que l’embêter. Retenez-le ou il se fout en l’air.

1. Quand il a évoqué ses pensées suicidaires avec pudeur

Un nom, un seul : Bérégovoy, et tout était dit. Oh non mon petit Françounet, va pas te foutre en l’air, tu sais, les potes c’est fait pour ça, pour offrir des costumes au moment où tout le monde te lâche. Allez, viens François, on va partir ensemble à Londres visiter la tombe de Thatcher pour te remonter le moral et on passera chez les tailleurs de Chelsea. Allez, les élections c’est comme les femmes, une de perdue, hein !

Source photo : Giphy

2. Quand il a dû rendre les cadeaux que son pote lui avait faits

J’aurais été bien emmerdé si on m’avait obligé à rendre les trois BD que j’ai reçues pour mon anniversaire au titre que c’était dégueulasse de les avoir acceptées. Je veux dire merde ! Un ami de 20 ans t’offre pour 50.000 balles de costards et tu dois réfléchir au moment d’accepter ? Y’avait pas le prix dessus, quand même. Puis Robert Bourgi il est pas du genre à faire des cadeaux avec des idées derrière la tête, c’est un ami, un vrai, mais ça les gens peuvent pas comprendre.

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3. Quand il a eu l'air trop triste parce que les gens comprenaient pas que son programme allait sauver la France

On faisait que lui parler des affaires alors que lui il avait de super idées pour sauver la France en relançant l’investissement. Alors il a fait une petite mine renfrognée et, ensuite, encore une fois, il a vu le visage de Bérégovoy qui lui disait « Viens ! Viens ! » et personne pour lui remonter le moral.

4. Quand il a appris que son château ne valait que 750.000 euros

Et du coup que son patrimoine était inférieur à celui de Mélenchon, qui porte pourtant de bien moins jolis costumes que lui. Pauvre bichonnou.

5. Quand il s'est fait insulter en direct par une invitée "mystère"

Tellement « mystère » qu’il avait suffisamment bossé sa bio pour savoir qu’elle était aussi mise en examen. Cela dit match nul au niveau du malaise pour autrui entre Angot et Fillon.

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6. Quand il s'est rendu compte que c'était pas un hasard, toutes ces affaires, mais une vendetta de Hollande contre lui

T’imagines, tu te réveilles un matin et tu te rends compte que le cabinet noir du parrain Hollande t’a mis en tête de la liste des personnalités à abattre. C’est pire que Salman Rushdie, cette affaire, c’est pire que Gomorra. François il a décidé de se battre, comme le font les vrais héros, au risque de sa vie ; ah bien sûr, les méthodes sont élaborées, pas question de l’abattre comme on l’aurait fait avec un vulgaire Kennedy, non : on veut le pousser au suicide.

7. Quand il a compris qu'il n'allait peut-être pas gagner l'élection présidentielle

Et, pour la première fois de sa vie, François Fillon s’est senti proche d’Alain Juppé, donné gagnant avant le match et à qui on avait retiré son petit jouet. Certains racontent qu’il aurait versé une larme sur son costard et aurait été obligé de le porter au pressing.

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8. Quand il s'est rendu compte qu'on pouvait pas discuter avec les infirmières à cause de leurs positions idéologiques

« On travaille 35 heures et on n’en peut plus. La retraite, je risque pas d’en profiter longtemps… »

« Et l’allongement de la durée de la vie ? »

« Ça vaut pour vous. »

« Bon. Apparemment, on ne peut pas discuter pour des raisons idéologiques. »

Il était trop triste, parce qu’il adore discuter François.

9. Quand Hollande lui a dit qu'il était en deçà de la dignité à respecter

Alors justement qu’il se tenait bien droit pour être bien digne.

10. Quand il a dû se faire prêter 30.000 balles pour payer ses impôts

Alors même qu’il venait de récupérer l’argent qu’il avait prêté à sa fille pour son mariage et à son fils comme argent de poche. Et pourtant, il était tellement matraqué par les charges, François, qu’il devait quand même emprunter de l’argent. Cétrotriste.

Je n’hésite pas : en 2017, je vote Caliméro.