Les animaux domestiques nous rendent la vie plus belle (enfin pas toujours mais quand même entre deux trois jets d’urine sur l’oreiller du lit, on parvient à trouver des rayons de lumière dans l’affection de cet animal ingrat). Mais l’inverse est-il vrai ? En particulier concernant les maladies mentales on se penche rarement sur le bien-être mental de notre petite bête et c’est bien dommage car les animaux peuvent avoir un paquet de maladies (notamment mentales) qu’on a plus souvent l’habitude de voir chez des humains.

NDRL : on n’est pas des véto donc si vous avez un doute, faites consulter votre bestiole.

1. La dépression nerveuse

Si la maladie est déjà peu comprise chez les humains, elle est totalement omise chez les animaux. Elle peut survenir à la mort d’un de leur congénère ou à cause d’un état d’anxiété prolongé ou tout simplement à cause d’un manque d’affection. Bref quand l’animal a une vie de merde il déprime et c’est tout à fait logique. Il perd son appétit, peut devenir agressif ou alors totalement apathique. Pour s’en sortir, il est même possible de le mettre sous anti-dépresseurs mais plus simplement il faut juste lui redonner un peu de joie de vivre, ça veut dire le sortir, jouer avec lui. En revanche il ne sert à rien de l’emmener voir une comédie française avec Christian Clavier sinon il risque de passer à l’acte.

2. La boulimie

La boulimie peut avoir plusieurs causes. Elle peut soit être le symptôme d’une autre maladie (comme le diabète notamment), soit être tout simplement un signe d’anxiété. En tout cas, il ne faut pas interpréter ça comme un bon coup de fourchette sympathique, si ton chat ou ton chien mange trop c’est qu’il y a une couille dans le pâté (ou peut-être parce qu’il n’y en a pas justement, qui sait ?).

3. Le pica

A la base c’est un trouble du comportement alimentaire qui consiste à manger tout ce qui n’est pas comestible. Là encore c’est plus un syndrome qu’une maladie en soi. Les chats anxieux peuvent connaître ce trouble, ou le copier sur d’autres congénères atteints. Généralement, ça arrive quand les chats n’ont pas été sevrés. Pour les chiens c’est un peu différent, ils passent par une phase où ils bouffent tout et n’importe quoi et ça n’a rien de grave. Chez les chiens adultes en revanche il faut s’inquiéter parce qu’ils ne vont pas survivre longtemps avec des morceaux de pantoufles dans le bide.

4. La trichotillomanie

Les personnes (et du coup les animaux aussi) atteints de ce trouble s’arrachent les poils et les cheveux. Le plus souvent chez les humains, ce trouble existe chez les animaux. Même si le plus souvent les causes sont floues, on l’attribue généralement à un trouble de stress post-traumatique.

5. L'autisme

S’il est conseillé pour les personnes autistes d’avoir un animal de compagnie pour mieux se sociabiliser, les animaux eux-mêmes peuvent être autistes. Pour le moment, c’est un sujet assez controversé car on n’a pas encore pu apporter des preuves scientifiques. On parle davantage de comportement dysfonctionnel de naissance dont l’origine est inconnue… Bref c’est à prendre avec des pincettes.

6. Les insomnies

Techniquement on considère les éléphants comme les animaux sauvages les plus insomniaques puisqu’ils ne dorment pas plus que deux heures par jour. Si l’on se penche plutôt du côté des animaux domestiques, les insomnies peuvent elles aussi avoir lieu mais sont là encore le syndrome d’un mal-être chez l’animal.

7. Trouble Obsessionnel Compulsif

Ce qu’on appelle la stéréotypie (la répétition du même mouvement) chez un animal, le plus souvent au zoo comme on peut le remarquer avec les panthères qui tournent en rond, peut s’apparenter à un TOC. Et c’est pas bon signe. Tous les animaux y sont sujets dès lors qu’ils sont en captivité. Faire les mêmes mouvements leur permet de réduire leur anxiété (c’est pour cette raison d’ailleurs qu’il ne faut pas les interrompre dans leur petit manège).

8. Alzheimer

A la base on pensait que la maladie d’Alzheimer était propre aux humains puisque c’est une affection neurodégénérative causée par l’accumulation de protéines bêta-amyloïdes (qui bloquent la communication entre les neurones) et par des anomalies sur les protéines tau au sein même des neurones. Or ces protéines sont surtout présentes chez les humains et non les animaux. Toutefois il semblerait qu’on ait découvert des cas d’Alzheimer chez des animaux comme les dauphins ou les chimpanzés. YOUPI !

9. La cystite

Eh oui la cystite n’est pas que le lot des femmes qui n’ont pas fait pipi après avoir eu un rapport sexuel (si, si…). Les chats peuvent aussi en avoir et c’est très relou. Je vous parle en connaissance de cause, Balek, mon fils, ma bataille a été sujet à quelques épisodes cystiteux qui lui ont valu le nouveau patronyme « Cystou ». Sauf que ça n’a rien à voir avec un pipi post rapport sexuel, le chat peut développer des cystites (c’est même très courant) après avoir été confronté à une situation de stress. Tu le captes assez vite parce qu’il pisse partout sauf dans sa caisse et passe à un volume supérieur quand il miaule parce qu’il a mal. Pour le chien c’est la même chose.

10. Le SIDA

Les singes eux-mêmes sont sujets à une maladie proche du VIH qu’on apparente au SIDA du singe, et de la même façon les chats ont aussi leur petite maladie immunodéficiente bien connue sous le nom du FIV. Rassurez-vous dans tous les cas ils peuvent pas nous le refiler.

Si la plupart de ces maladies existantes ne sont pas limitées aux humains, on remarquera tout de même qu’elles sont avant tout présentes chez les animaux domestiques qui eux, sont au contact des humains. Parce que les animaux sauvages sont rarement en situation de stress ou d’anxiété, il faut se rendre à l’évidence : on pourrit la vie de nos animaux.

Source : Planete Animal, Listverse, Ça m’intéresse, Daily Geek Show, Courrier International